ADIEU DOUX AMADOU

Amadou & Mariam & Manu
Voici 21 ans pour le défunt magazine « World » je tendais mon micro à Amadou & Mariam qui publiaient alors leur 5ème album le radieux et festif « Dimanche à Bamako » en collaboration avec Manu Chao et qui sera L’ALBUM de la consécration. Dès lors, le duo malien ne cessera jamais de briller au firmament de ce que JF Bizot qualifiait alors de sono mondiale. Encore sous le choc de la disparition du doux Amadou Bagayolo, terrassé hier par une « maladie » à seulement 70 ans, je voulais partager avec vous cette belle interview millésimée de 2004 en guise d’adieu à Amadou… repose en paix.
Lorsque j’avais rencontré Amadou et Mariam cette année-là c’était après être tombé éperdument amoureux de ce « Dimanche à Bamako » avec ses mariages et ses fêtes si belles et si joyeuses. Car c’est bien de cela dont il s’agissait : ma musique d’Amadou et Mariam portait en elle ce pouvoir de distribuer de la joie, et cet incroyable album, le premier chez Because me semble t’il était aussi propulsé par la créativité et la coolitude d’un autre « artiste maison » de chez de Buretel ( Voir sur Gonzomusic ROCK À LYON ANNÉES 80 ) en la personne de l’ex Mano Negra Manu Chao ( Voir sur Gonzomusic MANU CHAO « Viva Tu » ). T l’on peut dire que l’alchimie aura parfaitement fonctionné. Près de trois décennies plus tard, Amadou vient de nous quitter et Manu nous fait partager son chagrin, un chagrin qui est aussi le nôtre.
« Amadou ! On sera toujours ensemble… Avec toi, partout où tu iras. Mariam, Sam, toute la famille, votre peine est ma peine. Je vous aime », a justement écrit Manu Chao sur Instagram, avec une photo de lui-même aux côtés du duo.
Publié en décembre 2004 dans le mensuel WORLD
« On les avait découverts voici six ans grâce à leur festive « Mon amour, ma chérie ». Et aujourd’hui Amadou aime toujours autant Mariam. Mariam aime toujours autant Amadou. Mais leur amour est aveugle, au sens littéral du terme, hélas. Non- voyants aux voix dorées par la passion, le couple malien revient enfin nous percuter de l’imparable émotion de leur soul africaine avec « Dimanche à Bamako » leur cinquième album. Imaginé avec Manu Chao en passager clandestin, il prend la forme d’une journée de mariage consacrant avec un rare bonheur le métissage inédit de deux styles aussi naïfs que dépaysants.
Dans toute l’Afrique de l’Ouest, on les appelle les “ chanteurs aveugles du Mali ”. Car Mariam (Doumbia) et Amadou (Bagayolo) se rencontrent à l’institut des jeunes aveugles de Bamako, c’est le coup de foudre. N’ont-ils pas le même amour de la musique ? Depuis lors leurs voix à l’unisson tournent avec harmonie comme le vent sur les dunes. Après leur Mali, ils séduisent la Côte d’Ivoire puis le Burkina Faso voisin, avant d’emporter notre vieux continent.
Mariam est née à Bamako, mais ses parents sont originaires de Bougouni, au Sud de ce pays Sahélien traversé par l’immense fleuve Niger, son père était directeur d’école, avant de devenir conseiller du ministre de l’Éducation Nationale. Mais à 5 ans hélas, à cause d’une rougeole, Mariam perd la vue.
Amadou est lui aussi né à Bamako où mais son père était maçon. Due à une cataracte congénitale, sa cécité est venue lentement, pour devenir totale à l’adolescence. Si bien qu’il conserve de très nombreux souvenirs visuels comme les couleurs. Ni l’un ni l’autre ne sont issus d’une famille de “ griots ”, ces messagers traditionnels qui ont donné au Mali tant de musiciens. Et pourtant depuis les années 70 leur amour mutuel se fond dans celui des rythmes.
Après plus d’une demi-douzaine de cassettes africaines, la candeur fulgurante de leur premier album “Sou Né Tilé” (Nuit et Jour) se répand sur l’Europe. Puis, en 99, Amadou et Mariam publient l’exubérant “Tje Ni Mousso” (l’homme et la femme en bambara), perle étincelante sous le soleil fusion d’une world music aventureuse. « Wati » leur troisième album sort en 2002. Mais cette année notre duo en fin de contrat va se déterminer pour un nouveau label. Alors naît l’idée d’une rencontre avec l’ex Mano Negra. Et tout naturellement s’opère le mélange entre la nonchalance africaine et le folk latin, entre la multi ethnicité des uns et des autres pour camper l’atmosphère intimiste et joyeuse de ce radieux « Dimanche à Bamako » où l’on retrouve en plus de Manu Chao le claviers fidèle Cheik-Tidiane Seck, l’ivoirien rasta Tiken Jah Fakoly et Sam Begayolo…le propre fils rapper du couple.
« Amadou , tu as déjà convolé avec Mariam voici 24 ans et cet album c’est comme si tu l’épousais une seconde fois.
A : Et oui, on parle beaucoup de mariages dans cet album-là . C’est l’occasion aussi d’évoquer tout un cérémonial. Quand on évoque les Founés et les N’djilis ce sont les détenteurs de la tradition orale. Les Founés parlent, les N’djilis chantent , c’est dans ce genre d’occasion qu’ils peuvent exercer leur fonction d’animateurs, de maîtres de cérémonie pour rehausser l’éclat du mariage, chanter les louanges des mariés, car il ne peut y avoir de mariage sans griots, c’est impossible.
Mariam : Oui c’est comme si on se remariait Amadou et moi. Nous avons célébré notre mariage en 1980. Cela s’est bien passé puisque nous avons eu trois enfants, deux garçons et une fille. L’aîné à aujourd’hui 25 ans, le second a 23 ans et la 3ème a 21 ans.
Qu’est ce qui vous a donné envie de vous remarier dans la musique ?
A : C’est un souvenir qui nous a permis de chanter tout cela, de parler des dimanche à Bamako, de raconter nos cérémonies de mariage. On s’est souvenu du nôtre aussi et de ce qui s’y passe tous les dimanches.
Tout l’album se déroule effectivement comme une journée de mariage ?
A : Cela commence très tôt car, depuis 5 heures du matin, on va chercher la nouvelle mariée pour l’amener chez la coiffeuse qui fait les coiffures et les maquillages Donc à 9 heures comme cela on se réuni à la Mairie et vers 9h 30, 10 H c’est la cérémonie. Puis on va en ville pour saluer tous les parents de droite à gauche. Après cela, on se retrouve dans un café ou une boîte de nuit, un dancing pour danser au son d’une musique. Mais on peut aussi aller dans une cour pour faire la fête. Il y a toujours un groupe musical qui joue, tout le monde se retrouve là-bas. On a tué les moutons et l’on mange du tieb à la viande avec du gingembre, mais chez nous on l’appelle zamé. C’est la fête ! Vers quatre heures, c’est le soir et généralement c’est vers cette heure là que l’on consacre le mariage religieux puis le mariage traditionnel qu’on appelle conion dans la soirée. Les gens vont accompagner la dame chez son mari et il n’y a que quelques copains ou copines des mariés. Les proches restent jusqu’à 20 h à peu près et enfin le marié et la mariée se retrouvent.
Et comme toujours thème de l’amour est omniprésent chez A & M.
A : Oui car nous nous aimons et nous voudrions que les uns et les autres soient dans cet état là ; c’est pour cela que nous aimons toujours chanter l’amour, pour que les gens aussi puissent se retrouver. Nous on a l’occasion de chanter et en chantant l’amour, les amoureux se retrouvent. C’est pour cela que dans tous nos albums il y a des chansons d’amour.
Il y a un élément nouveau dans votre couple c’est l’arrivée de Manu Chao

Amadou et Mariam et Manu
A : Il y a eu une rencontre due à l’amour des uns et des autres car nous partageons la même passion. Manu Chao avait déjà entendu notre musique, il avait fait des interviews dans les journaux où il disait qu’il nous avait souvent écouté sur l’autoroute. Nous on avait entendu parler de la Mano Negra, on connaissait aussi certains musiciens qui avaient fait la Mano. Tom qui fait P18, le claviers a déjà joué avec nous. Marc Antoine Moreau notre manager qui le connaissait à donc cherché à créer une rencontre. Cela s’est passé au Studio Davout et dés cette première fois, on s’est retrouvé autour de la musique. On avait déjà quelques compositions, et on s’est mis de suite à jouer ces morceaux qui l’ont beaucoup intéressé. Alors Manu a pris sa guitare et il s’est mis à jouer avec nous. Et lui aussi avait des morceaux qu’il nous a demandé de chanter. Nous avons écrit le texte et nous les avons chantés. Donc le courant est passé comme cela.
Avec Manu Chao, cela devient presque Amanu & Mariam ?
A : L’objectif c’était que Manu et nous on se retrouve c’est pour cela que Manu a chanté sur nos morceaux. Nous aussi on a chanté sur les morceaux de Manu, alors je dirais que c’est Amadou & Mariam & Manu Chao. ça s’est fait au feeling.
Vous avez aussi travaillé au Mali.
A : A Davout, on a enregistré pas mal de morceaux. Puis on est parti à Bamako pour faire d’autres titres, d’autres voix. Et à Mopti , au confluent du Niger et du Bani , on a aussi enregistré ; puis on est venu à Paris pour finaliser.
Mais le continent de prédilection de Manu c’est plutôt l’Amérique du sud que l’Afrique, non ?
A : Il réagissait bien. Il connaissait déjà pour avoir visité le Sénégal et le Mali. Cette fois ci c’était beaucoup plus mouvementé car la première fois il y est allé en tant que simple touriste. Là, il est parti pour travailler la musique. Je pense qu’il aime bien le Mali car il s’y sentait bien. En Afrique, tout est là, on n’est pas speed comme en Europe, on n’est pas trop pressé par le temps et cela lui plaisait bien. On prenait les guitares, on allait jouer dans la cour. La maison n’était pas fermée, on allait parfois enregistrer sur la terrasse ou dans le salon.
Pour vous c’était important de revenir au pays faire en partie cet album ?
A : Nous, on n’enregistre pas trop au Mali, c’est dû à la façon dont les choses nous viennent. Nos premières cassettes en Afrique Vol 1, 2, 3 et 4 étaient produites en Cote d’Ivoire.
Par contre, Vol 5 on est venu la faire au Mali. Après, on a enregistré une autre K7 en France, puis l’album « Sou Ni Tilé » et la suite. Ce n’est donc pas courant pour nous d’enregistrer au Mali.
Vous travaillez rapidement, vous n’êtes pas du genre à passer trois mois en studio sur une seule chanson.
M : Non non non, on ne l’a jamais fait.
A : Je déteste m’attarder en studio. Si c’est pour chanter, j’aime que cela finisse vite, parce qu’en restant trop là dans le studio, cela m’embrouille. Donc je préfère bien assimiler ma chanson et la faire d’un seul coup. Je n’aime pas trop recommencer sans arrêt. Mais on s’arrange toujours pour le faire bien, alors je vais reprendre deux ou trois fois.
Certaines chansons étaient prêtes depuis longtemps n’est-ce pas ?
A : L’année dernière on avait écrit « Fête au village », « Les dimanche à Bamako », « La réalité… Et « Coulibaly » on la chante depuis toujours au Mali dans les concerts parce qu’on fait ce morceau précisément pour les Coulibaly !
C’est un mélange de langues africaines aussi ?
A : Dans nos concerts, on veut qu’effectivement les gens arrivent à danser ensemble, à chanter à sauter, à faire pas mal de choses ensemble ; que les uns et les autres se sentent concernés. Parce que si nous chantions seulement en bambara, ce serait seulement une affaire de bambaras. Donc on a voulu partager avec tout le monde, c’est pour cela qu’on chante en peule ou en saurai¨. Sur l’album, on a fait ce morceau intitulé « Coulibaly ». Les Coulibaly forment un royaume de guerriers légendaires. Ils vivent au Mali essentiellement dans la région de Sedou Ce sont des massasi, des descendants du roi. Massa était un grand chef, donc les Coulibaly ont cette origine. On les compare à la montagne car Coulou c’est la montagne chez nous. C’est comme quand tu tombes sur une pierre, c’est toi qui te fais mal. Quand la pierre tombe sur toi, c’est aussi toi qui a mal. Les Coulibaly on les stigmatise comme la pierre, ce sont des durs. En même temps, on les présente comme des gentils car généralement ils sont amis de tous les Coulibaly.
Vous utilisez différentes langues africaines mais aussi différents rythmes et musiques selon les ethnies ?
A : Effectivement, car on a choisi de lancer des messages. Un concert doit être une fête populaire pour tout le monde, sans exclu, alors le message que nous lançons nous essayons de le traduire en différentes langues. On faisait un morceau pour les Dogons, on faisait un morceau aussi pour les Peules. Chacun y trouve son compte, la fête devient populaire, tout le monde se réjouit.
« Artistya » vibre d’un rythme plus nord-africain, on songe au nubien Ali Hassan Kuban ?
A : Oui, car comme tous ces rythmes-là ont des ressemblances, ils ont des alliances parce que Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, on se confond. Même les gnawahs du Maroc, leur façon de jouer c’est comme les chasseurs du Mali. Il y a des passerelles, donc « Artistya » peut s’inscrire dans ces schémas. Quant au thème, elle raconte combien la vie d’artiste n’est pas facile.
M : Il faut avoir le courage d’être artiste c’est pour cela que l’on veut remercier tous les gens dans la salle, tous ceux qui font le déplacement ; c’est ce que je chante. Nous avons besoin d’eux, comme eux ont besoin de nous. On se complète.
C’est pour cela que vous souhaitez le retour des valeurs simples comme la famille ou la fête. Quand on fait la fête, on ne pense pas à se taper dessus?
A : Oui car il faut être direct, aller droit au but. Il ne faut pas faire de détour. Il faut expliquer les choses à l’Africaine. Nous voyons les choses comme cela simplement : il faut vivre ensemble, il faut s’aimer, faisons la fête ensemble. En langage simple, tous les gens arrivent à nous comprendre.
Les gens se compliquent trop la vie ?
A : Effectivement, une phrase si on la retourne trop va perdre tout son sens ; nous on pense qu’il faut rester simple.
Vous chantez le paysan qui récolte les haricots, il y a encore beaucoup de cultivateurs au Mali ?
A : Oui c’est un pays essentiellement agricole, il y a encore beaucoup de cultivateurs dans une économie toujours très centrée sur l’agriculture à 60, 70%.
Mais on mange à sa faim aujourd’hui au Mali, il n’y a plus de grande sécheresse donc plus de famine comme voici 20 ans ?
A : Effectivement, maintenant au Mali, on mange bien. C’est fini les années où il y avait le mil rouge. C’est dû à la pluviométrie. Quant il pleut assez, les gens ont envie d’aller dans les champs, de cultiver des fruits et des légumes variés. Maintenant on craint les crickets qui risquent de freiner les élans des cultivateurs. Dans une grande ville comme Bamako, même ceux qui travaillent pour l’administration ont toujours une petite parcelle de terre qu’ils cultivent après le boulot. Les gens aiment vraiment cela au Mali.
Une chanson importante aussi c’est « Camion sauvage ». Les camions sont toujours aussi essentiels en Afrique puisqu’il n’y a pas vraiment de chemin de fer. Ils sont aussi hélas manifestement très dangereux ?
A : Les camions roulent à toute vitesse et renversent des tas de gens, causant de tas d’accidents. Manu a fait ce morceau. Mariam est aussi intervenue pour lui donner cette couleur bambara.
M : Je dis en bambara que : « les camions sauvages ce n’est pas bon ça tue les gens, les enfants, les animaux. » Nous connaissons trop de gens qui ont perdu quelqu’un à cause d’un accident.
Avec « Beau dimanche », on retrouve un rythme plus africain, un peu dans l’esprit de « Les temps ont changé » avec là aussi un texte accessible à tous.
A : Oui car dans « Beau dimanche » il y a l’histoire du mariage et un côté un peu latino. Dans les années 60 il y avait une intense coopération avec Cuba et les pays socialistes frères. Les disques qu’on écoutait venaient soit de Cuba soit de France ou des États-Unis. Mais la musique cubaine pour nous à l’époque c’était une musique très moderne. D’ailleurs les premiers musiciens qui sont partis sont allé étudier à Cuba vers 63. C’était l’orchestre Las Maravillas. Et à leur retour, les rythmes cubains se sont mêlés aux rythmes maliens. Moi mes premiers morceaux chantés c’était des morceaux cubains « El manisero », « El caratero » ou « Guantanamera ». On chantait aussi « La bamba ». Les gens portaient tous leurs habits de fête pour aller danser au bal.
En même temps ces rythmes étaient très proches de ce qu’ils connaissaient ?
A : Oui puisque la musique mandingue a beaucoup d’affinités avec la musique latino.
« La paix », c’est la plus militante, la plus politique ?
A : Nous nous adressons directement à la société, aux gens c’est notre message politique.
Et les politiques, les professionnels vous écoutent-ils aussi ?
A : Ils nous écoutent oui. Quand on les voit au Mali, ils nous disent qu’ils ont écouté notre morceau. Et puis ils nous appellent aussi, mais tout dépend de notre disponibilité. On est populaires, on aime l’aspect populaire, aller voyager de pays en pays. Il arrive qu’ils aient besoin de nous, mais on n’est pas toujours sur place.
Vous êtes comme deux ambassadeurs extraordinaires du Mali.
A : On a été reçu par le ministre de la culture qui nous a remis d’une médaille de chevalier de l’ordre national et nous sommes les ambassadeurs de la culture malienne. A ce titre là chaque fois que nous passons sur une antenne, nous parlons de l’évolution de notre pays et de notre culture. De nombreux musiciens nous sollicitent aussi pour un arrangement ou pour leur trouver un producteur. Je suis aussi président du Syndicat des Musiciens Professionnels, je dispense donc très souvent mes conseils aux musiciens de chez nous. Comme nous sommes en contact avec pas mal de gens, on peut souvent les informer sur pas mal de choses.
« Politic amagni » est une chanson contre la corruption avec Tiken Jah Fakoly ?
M : On se connaît depuis longtemps on a fait souvent des festivals ici ensemble .
A : Tiken est quelqu’un de très engagé, il parle toujours de politique. Comme on avait ce morceau là on a pensé à l’inviter à le chanter avec nous. L’idée de la chanson est venue de nos enfants qui font le rap.
M : Oui notre fils a sorti sa première cassette. Leur groupe s’appelle Smod, ils sont trois S c’est Sam, c’est leurs prénoms. Ils chantent aussi sur ce morceau « La politique » . Et le titre sera aussi sur leur album à eux qui va sortir .
« N Dougouya » à la fin de l’album est sans doute la plus traditionnelle ?
A : C’est la tradition qui revient car on aime bien sortir les voix, les guitares calmes pour que les gens écoutent bien le message. En mettant beaucoup de rythmes cela peut distraire un peu, mais en enlevant les rythmes cela permet de capter directement le message. La chanson raconte l’hypocrisie de ceux qui font semblant d’être avec toi alors qu’ils ne le sont pas. Nous chantons que cette façon là n’est pas la bonne. Soit tu es avec quelqu’un, soit tu ne l’es pas. Il faut rester loyal. »
Propos recueillis par Gérard BAR-DAVID