SO LONG TOOTS, SANS TOI KINGSTON NE SERA PLUS JAMAIS AUSSI FUNKY

TootsLe légendaire leader des Maytals, Toots Hibbert est décédé à 77 ans. Le groupe a révélé que le chanteur s’était éteint « paisiblement » chez lui en Jamaïque. Au début du mois, il avait été hospitalisé après avoir été testé positif au coronavirus. Malgré des signes positifs, son état s’était récemment aggravé. Il avait publié « Got To Be Tough » son ultime album voici 15 jours. Un géant nous a quittés !

Toots« C’est avec la plus grande tristesse que nous annonçons le décès paisible de Frederick Nathaniel « Toots » Hibbert ce soir, entouré de sa famille, à l’hôpital universitaire des Antilles à Kingston, en Jamaïque », a annoncé le compte Twitter officiel du fameux groupe reggae, ajoutant, « La famille et le management tiennent à remercier les équipes médicales et les professionnels pour leurs soins et leur diligence, et vous demandent de respecter la vie privée de la famille pendant leur période de deuil. » Le chanteur laisse endeuillés sa femme âgée de 39 ans et ses sept enfants . Hospitalisé dans un « état stable » à l’hôpital au début du mois de septembre, suite à son diagnostic COVID-19, il avait été annoncé qu’il « montrait des signes d’amélioration d’heure en heure ». Hélas son état s’est soudainement aggravé. Il s’est éteint hier à l’University Hospital of the West Indies à Mona, en Jamaïque à l’age de 77 ans. » ; le fucking COVID aura encore fait une nouvelle victime de marque.

TootsToots Hibbert a fait ses premières classes en chantant à l’église, et a formé les Maytals au début des années 1960.  Révélé par ses premiers enregistrements au Studio One de Clement « Coxsone » Dodd, Toots, après avoir formé ses Maytals, sera ensuite cornaqué en studio par le fameux Leslie Kong enchainant les hits comme un collier de perles avec « 54 46 That’s My Number » et surtout  le musclé « Pressure Drop » repris ensuite par the Clash puis the Specials. Au tournant des 70’s, Toots rejoint l’écurie du label au palmier de Chris Blackwell et devient avec Bob Marley et ses Wailers un des deux plus grands héros d’Island records et de la culture reggae aux côtés de Peter Tosh. En 1973 leur LP « Funky Kingston » est un raz de marée discographique. Mais c’est en 1980, que Toots and the Maytals s’inscrivent au Guiness Book of records en publiant un 33 tours live moins de 24 h après qu’il ait été enregistré. Le groupe se produisait sur la scène de l’Odeon Palais, à Londres.

Toots liveCe concert fera alors l’objet d’un prodigieux challenge à l’époque : capturé sur un studio mobile par Island, il est directement mixé et surtout pressé dans la foulée et les premiers exemplaires présents dans les bacs des disquaires anglais dès le lendemain.  Pari gagné. Le soir même Mathias Guillot qui était le lebel manager Island chez Phonogram m’apportait le vinyle que je diffusais immédiatement à l’antenne de Radio Ivre , la radio pirate parisienne où j’officiais alors ! Avec sa version incroyable de « Funky Kingston » Toots entre de plain-pied dans la légende. Une légende que le groupe jamaïcain de démentira jamais, écrivant parmi les plus glorieuses pages de la culture reggae et epubliant une armada d’albums, dont le dernier « Got To Be Tough » était publié voici quelques jours à la fin du mois d’aout dernier unanimement salué par la critique. 

TootsAinsi, Patrick Clarke du NME a écrit : « Même si l’instrumentation du disque est simple, Toots lui-même reste toujours aussi unique. Son charisme, qui a toujours élevé The Maytals au-dessus de tous les autres, est toujours aussi évident, et le disque est à son meilleur quand il est mis au premier plan. Sur « Stand Accuse », la musique hurlante s’enfonce pendant une minute dans un dub muet alors que Toots, sa voix brillamment soul et légèrement éraillée, exprime son souhait que plus de lumière éclaire le monde. » Les hommages n’ont pas tardé à affluer sur internet après l’annonce de sa mort Ziggy Marley ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/ziggy-marley-a-jamaican-in-jamaica.html et aussi https://gonzomusic.fr/ziggy-stardust-marley.html ), le fils de son « frère de label » a écrit : « Je lui ai parlé il y a quelques semaines pour lui dire combien je l’aimais, nous avons ri et partagé notre respect mutuel. C’était une figure paternelle pour moi, son esprit est avec nous, sa musique nous remplit de son énergie et je ne l’oublierai jamais. »

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1 réponse

  1. JOANNOT dit :

    Oui, il est bien le Otis Redding du Reggae / ska
    Magnifique sur scène, une voix qui ne ment jamais. Et ils se donnait corps et âme à chaque représentation. Je l’ai vu plusieurs fois sur scène. Une fois, c’était ds un petit chapiteau, vers St jean de luz, les organisations étaient assez amateurs, la sono côté retour faisait des siennes…. il n’a pas lâché prise. Un homme de scène résolument !

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