THE BASTARD EXECUTIONER

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THE BASTARD EXECUTIONER

Malgré son titre quelque peu cavalier, The Bastard Executioner ( Ce salaud de bourreau) n’est pas une série humoristique, mais un plongeon dans ce tumultueux 14 éme siècle où le roi d’Angleterre, Edouard 1er, bataillait au pays de Galles pour asseoir son royaume. Tourné au Royaume-Uni avec un casting essentiellement British, la série née sur une idée du fameux producteur Brian Grazer chasse allègrement sur les terres des Tudors, de Vikings et surtout de Game of Thrones, sans pour autant parvenir à l’égaler. Normal, tout le monde n’est certes pas George R.R. Martin !

The-Bastard-Executioner-posterC’est vrai que ce titre est fort catchy : The Bastard Executioner ( Ce salaud de bourreau) est assez bien trouvé, il faut l’avouer. Les premières images sont très choc, un combat implacable et sanglant se déroule sous nos yeux ou des chevaliers s’embrochent allègrement les uns les autres comme des poulets. Trahis par un Anglais tout comme lui, laissé pour mort, lorsqu’il se réveille ouvert de sang, il est écoeuré par les horreurs de la guerre. Aussi décide-t-il d’enfouir à jamais son épée et de se glisser dans la peau d’un simple fermier. Quelques années plus tard, hélas, les événements vont le forcer à reprendre son arme. Sa femme qui portait son enfant et tous les villageois sont passés au fil de l’épée. À son retour, tous les cadavres sont empilés sur la place du village. C’est à ce moment-là qu’il décide de se venger.

A Brian Grazer production

 

On songe à Braveheart ou Robin des Bois. Notre héros croise bientôt une sorcière et lorsqu’il meurt au combat, son pouvoir et ses incantations le ramènent à la vie, mais il doit promettre de déposer son arme. Ce qu’il accepte, mais pour la remplacer par la plus sanglante de toutes : celle du bourreau, qui doit administrer la justice des hommes. Si les scènes de bataille sont assez bien menées, il faut également mettre à l’actif de The Bastard Executioner quelques idées de réale dont un passage de la couleur au noir et blanc utilisé à chaque fois comme transition entre deux séquences. Par contre, coté passif, il faut mettre le doigt là où cela fait le plus mal : un scénario trop poussif et forcément prévisible inspiré d’un fait réel : la révolte de Madog ap LLywelyn, un noble gallois qui a défié les roi d’Angleterre au tournant du 14 éme siécle. Producteur de 24 et d’une foule de films dont Apollo 13, The Nutty Professor, Menteur Menteur, Code Mercury, Ed TV, Inside Man, l’Echange et J Edgar, on aura connu Brian Grazer plus avisé que sur cette série quelque peu poussive.

Diffusée sur la chaine FX depuis le 15 septembre 2015

 

 

 

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