TAJA SEVELLE « Taja Sevelle  ST.PAUL « St. Paul »

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 Taja SevelleVoici 30 ans dans BEST, GBD s’acoquinait à nouveau fièrement avec la bande du label Paisley Park de Prince, dans une double kronik analyse des 33 tours éponymes de deux artistes minneapolitains, Nancy Richardson alias Taja Sevelle et l’ex-the Family Paul Peterson, plus connu sous son sobriquet de St.Paul ( en jouant sur le nom de la seconde ville des twin-cities). Inutile de préciser que sous un pseudo ou un autre le Kid de Minneapolis collabore, produit et arrange certains des titres de ces deux galettes. Souvenirs du « cross-over » magique de notre nain pourpre. Miss you Kid !

 Taja SevelleJe les avais à peu près toutes rencontrées la plantureuse Appolonia, la surdouée Sheila, la séduisante , et surtout la plus troublante d’entre toutes, l’irrésistible et sensuelle Vanity. Les girls de Prince n’avaient plus beaucoup de secrets pour moi. Tout comme la plupart des groupes satellites the Time, mais aussi Mazarati , Jesse Johnson et bien entendu the Family.  (voir dans Gonzomusic https://gonzomusic.fr/prince-de-a-comme-apollonia-a-v-comme-vanity.html ) Mais dès qu’une petite nouvelle apparaissait, je ne pouvais résister. Comme avec Taja Sevelle qui avait fait quelques chœurs sur « Around the World In a Day » avant de décrocher  cet album solo où Prince signe directement deux des compositions. Hélas, la brune Taja ne transformera pas l’essai. Deux autres albums suivront en 91 et 97 mais sans parvenir à égaler le sucés de son premier 33 tours sous l’égide de Prince. Et c’est un peu la même histoire avec Saint Paul. D’abord enrolé pour remplace Monte Moir au sein de the Times, Prince lui crée son groupe ad hoc baptisé the Family, mais après un album et un seul show au First Avenue, le groupe s’atomise. Le chanteur-bassiste s’affranchit alors de la tutelle du Kid et se lance alors dans l’aventure solo de ce premier album. Hélas, après deux autres disques dans les années 90, St. Paul quitte la lumière pour jouer derrière Steve Miller, Kenny Loggins, Peter Frampton ou Oletta Adams. Mais, en février 1988 le ciel paraissait alors la seule limite pour Taja et St.Paul. Flashback…

 

Publié dans le numéro 235 de BEST

 

En attendant le déjà mythique « Black Album » de Rogers- qui sera finalement remisé des années sur une étagère de la Warner avant de sortir en pirate, puis enfin officiellement  sept ans plus tard en 94 : NDR- , jetons notre dévolu fiévreux du Minneapolis Sound sur les ultimes nouveautés de la sérénissime galaxie princière. Après la coquine Vanity. la badine Sheila E. la fiassepou Apollonia et l’entétante Jill Jones, voici Taja Sevelle, croqueuse de mâles et de Diamants, le dernier jouet du Kid. Après Jaimie Starr, Joey Coco, Christopher et Camille, il use et abuse d’un nouveau pseudo pour croquer Taja: Bennett. Un titre pourtant. « Wouldn’t You Want To Love Me » est directement signé Prince, mais ceux composés par ce Bennett ont incontestablement la touche princière humide, sensuelle et coup-de-foudresque. Guitares saturées couleur pluie pourpre, phrasé à la « I999 » « lnfatuation » titille exactement comme la langue de qui vous savez. Et Taja Sevelle ne se contente pas d’être un irrésistible petit animal, ses chansons vous collent à la peau comme un calebute en soie.

La plus parfaite éjaculation de groovesSt.Paul

 

Encore un disciple du Maître. St-Paul, comme la ville jumelle de Minneapolis sur l’autre rive du Mississippi – l’ex-the Time puis The Family- signe sa première fusion hors du giron princier. Blondinet aux boucles romantiques, St.Paul Peterson pratique un funk rock body-buildé qui ressemble à s’y méprendre a ses formations précédentes. Le Minnesota. c’est pour la vie, une fièvre pour le corps et la tête qui sait vous agiter comme nulle autre. Noir et blanc, tout en dégradés, le funk de St.Paul génère un peu les mêmes étincelles qu’AIex O’Neal, Mazarati, Jesse Johnson et consorts. Fonk contre l’ennui et la grisaille, fonk pour gommer le stress et la détresse, fonk pour sièges arrière d’une Cadillac ou meule de foin, fonk pour mordre ou rugir de plaisir. St.Paul applique à la lettre les leçons jouissives du Boss, dans la plus parfaite éjaculation de grooves.

Publié dans le numéro 235 de BEST daté de février 1988

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