SlMPLY RED : « Simply Red »

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Simply Red

Tout simplement « Red », voici trente ans exactement Mick Hucknall n’était pas encore Mick Hucknall, mais juste son pseudo « rouge » comme sa chevelure bouclée sur la pochette du LP. En chroniquant ce 33 tours pour BEST en novembre 1985, j’ignorais bien entendu que trois décennies plus tard « Red » continuerait encore à nous émouvoir de sa voix aussi haute que précieuse.

 

Simply Red 1st LPDécidément, parfois les vieux GBD ne manquent pas de flair. Cet hiver 85, j’avais craqué sur la soul blanche de Simply Red, au point de les interviewer pour la télévision. Tournage sur les toits de Londres au sommet du building Warner, j’avais rencontré Mick Hucknall et ses petits camarades de Simply Red. Alors, dans la foulée comment résister à ce besoin de faire partager ma dernière trouvaille aux lecteurs de BEST ?

 

Publié sous le titre : Le rouge et le noir dans le numéro 208 du mensuel BEST

 

Béééh Béééh, saviez-vous que de temps à autre, être un mouton n’est pas toujours inutile ? Gros consommateur de clips, j’ai pourtant du mal à avaler une musique que j’exècre même si les images m’amusent. Cette fois-ci avec Simply Red c’est différent. Le clip n’a rien de glitter ou de somptuaire, il a juste assuré son job d’information. « Money’s Too Tight (To Mention) » m’a fait vibrer exactement de la même manière que le é

Soul food aux visages pales

 

« Johnny Come Home » des Fine Young Cannibals. La soul et le sax font des tubes accrocheurs, mais le potentiel des deux groupes dépasse largement l’éphémère overnight sensation. Comme le « Broken Years » d’Hipsway ou les textes du Style Council, «  Money’s Too Tight » transcende la crise en énergie pure. Je sais que Simply Red est encore un de ces soul/jazz bands. Il n’est pourtant ni Working Week ni Sade ou Alf Moyet. Plus Atlantic que Motown, plus Michael Franks que McDonald, plus Otis que James, Red, le chanteur, imprime ses influences et sa personnalité sur son groupe. L’Angleterre n’a peut être pas fini de nous pondre de la soul food aux visages pales, mais tant que la soupe est bonne …. qui s’en plaindra ? Simply Red ou simplement black, l’album glisse sur une production soignée, satinée et signée Steve «Culture Club » Levine et c’est le choc de l’âme. Mise en valeur, la voix de Red décuple sa force de conviction. Tour à tour Van Morrison ou Aretha Franklin, elle s’étire avec acrobatie d’une gamme à l’autre. La musique de Simply Red balaie nos champs de coton technologiques. Les sentiments sont intemporels, aujourd’hui ils ont une couleur. Comme on dit sur le tapis vert: rouge, passe et gagne !

 

Publié en novembre 1985 dans le numéro 208 du mensuel BEST

 

 

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