POUR TOUT LE ROCK DE NEIL YOUNG

GBD Gardinier et CrosbyPlus qu’une énième biographie du Loner, le journaliste Alain Gardinier lui consacre un livre de fan version « Lotta Love », intégralement voué à sa passion de Neil Young depuis plus de 70 piges. Avec le bien nommé « Neil Young Sept décennies au sommet du rock » aux Éditions GM, l’éternel rebelle capable de publier trois albums par an n’aura bientôt plus aucun secret pour vous. Ou presque.

Neil YoungPar Daniel ABECASSIS

 

Qu’est ce qui t’a motivé d’écrire un livre sur Neil Young ?

Avant tout je suis fan, et pas que journaliste. Je n’avais jamais écrit un livre de fan. Ma motivation vient du fait que j’écoute Neil Young depuis que je suis adolescent et que je ne m’en lasse pas.  Il fait toujours des choses extraordinaires, il s’implique dans des causes, il est dans l’actualité et on est toujours surpris.

Est-ce que Neil Young fait partie de ces artistes qui ont changé ta vision de la vie ?

À ce point non, mais par contre il fait en grande partie de la bande son de ma vie, c’est clair. Je l’écoutais quand j’étais teenager, et encore aujourd’hui j’écoute régulièrement son « Harvest » qui fête ses cinquante ans cette année. J’aime beaucoup son dernier album « Barn » sorti l’année dernière et que je trouve vraiment excellent. La plupart des gens n’ont écouté que « « Harvest et d’autres, moins nombreux et passionnés, connaissent toute sa discographie. Neil a quand même sorti trois disques ces derniers temps. Sa dernière tournée a stupéfait un public qui n’était pas habitué à son côté très électrique, alors que son album » Live Rust » de 1979 était déjà très énergique. Il a toujours mélangé le rock et le folk mais la plupart des gens n’ont aucune idée de son évolution. Neil a une telle richesse dans sa musique et il lui est arrivé tellement de choses que ça méritait que j’écrive un livre sur sa vie.

N’avons-nous pas en chacun de nous un Loner qui sommeil ?

Je ne pense pas. Il a des gens qui ne sont pas concerné par ce que Neil Young fait et ne voient aucune finalité dans ses actes. Par contre ses fans sont en phase avec lui. Les autres ne connaissent que » Heart of Gold » et basta. C’est un meneur artistiquement mais il n’a jamais eu l’intention d’influencer les gens. Au contraire il fait ce qu’il veut quand il veut et ne fait pas de compromis. Il n’a pas envie de nous imposer quoi que ce soit. C’est le genre c’est à prendre ou à laisser, si ça ne vous intéresse pas j’en ai rien à faire. Le terme Loner lui vient du fait qu’il était déjà détaché du reste de son groupe quand il était avec Buffalo Springfield. Il a quand même passé cinquante ans avec son groupe Crazy Horse. Il aime ses moments de solitude mais il adore avoir plein d’amis autour de lui aussi.

Neil YoungEst-ce que c’est une satisfaction personnelle d’écrire un livre sur Neil Young ?

Bien sûr parce que c’était beaucoup de travail, ça m’a pris un temps fou. C’est son histoire sur sept décennies comme le dit le titre de mon livre. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur son univers, les gens qui ont gravité autour de lui. J’ai sorti des livres sur d’autres sujets mais là c’était assez passionnant. L’aventure d’un homme exceptionnel sur une période exceptionnelle. Chacun de ses disques ou concerts a une histoire. Ce n’est pas un artiste lambda, chaque fois c’est profond. C’était très intéressant d’aller piocher là-dedans. Il pouvait répéter avec Crazy Horse pour une tournée et partir le lendemain avec Booker T & The M.G’.s.

Que reste t’il de 50 ans de « Harvest » ?

Il reste tout. Le maquettiste de mon livre a repris la pochette du disque Harvest  car la plupart des gens ne connaissent que ça. Il est toujours écouté, acheté, c’est un monument comme « Dark Side of The Moon », c’est un vrai classique. Quand j’ai commencé à communiquer sur le livre on ne me parlait que de « Harvest ». Aucun ne m’a cité autre disque de Neil Young. Il est intemporel, les arrangements sont superbes, sa voix n’a pas bougé et les thèmes sont toujours d’actualité.

 Quel est à ton avis le véritable Neil Young ?

C’est ce qu’il montre, un type libre sur tout. Ce qu’il pense, de la musique qu’il fait, de la façon dont il s’habille, de la vie qu’il mène. Il ne fait jamais de compromissions, il s’engage quand il veut. Je pense que la liberté humaine et artistique c’est bien Neil Young qui la porte. Il ne met pas de costumes de scène, il est comme il est devant 300.000 personnes ou 100 personnes dans un théâtre. Il va arriver avec son jean et ses tennis, sa chemise à carreaux et son chapeau et il fera le même concert. Il est intègre.Alain Gardinier

Est-ce que tu as des points en commun avec l’artiste ?

Je serais fier si j’en avais. J’aspirerais à être comme il est. Je pense qu’on veut tous être comme lui libre et indépendant financièrement. Il l’a acquise pas pour acheter des châteaux mais pour enregistrer quand il voulait et avec les musiciens de son choix. J’aurais aimé avoir cette liberté de vie et de création. Il faut avoir un caractère incroyable pour arriver à ça.

Qu’est que tu penses des bootlegs sur Neil Young ? 

Je pense que c’est formidable que ça existe. Pour plein d’artistes ça ne change pas trop leurs revenus même si c’est un manque à gagner. Plus ça va et plus les différents supports pour écouter la musique sont nombreux et Je ne vois pas pourquoi on se priverait d’écouter un bon live de Neil Young. Pour ma part je trouve ça super. La meilleure preuve est qu’il ressort toutes ses bandes et il l’a bien compris. Cette minorité de fans qui avaient déjà ses concerts en bootlegs les achètent à nouveau car ils proviennent des masters originaux, directement de l’artiste. »

  

« Neil Young Sept décennies au sommet du rock » aux Éditions GM

Par Alain GARDINIERNeil Young

 

 

 

 

 

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