MORT DE PHIL MAY DES PRETTY THINGS A 75 ANS

Pretty ThingsDamned… cela ne s’arrêtera donc jamais, la faucheuse a encore frappé… Phil May, le leader du groupe insurgé the Pretty Things vient de décéder en Angleterre à l’âge de 75 ans. Adulé par David Bowie et Jimi Hendrix, le chanteur est mort à l’hôpital de complications liées à une opération de la hanche après un accident de vélo. Le Covid-19 ne serait pas impliqué !

Phil-MayTriste news, encore une légende du rock oblitérée : Phil May est décédé à l’hôpital de King’s Lynn, dans le Norfolk, des suites de complications liées à une opération de la hanche, qui ne seraient pas liées au coronavirus. Concitoyen de Mick Jagger et de Keith Richards, il est né comme eux à Dartford, dans le Kent et, bien qu’il soit leur cadet de deux ans, il appartient à la même légende du rock. Il a d’ailleurs constitué son groupe, the Pretty Things en 1963 avec le guitariste Dick Taylor, qui avait venait de quitter les Rolling Stones naissants. Sa formation s’est ensuite élargie à John Stax, Brian Pendleton et Viv Andrews. Le groupe s’est imposé sur la scène blues-rock londonienne mêlant déjà en précurseurs la pop et le psychédélisme. Succès immédiat avec « Don’t Bring Me Down » et d’autres hits Honey I Need et Cry to Me, et excès immédiats cotés consommation de drogues les plus diverses et leur comportement agressif sur scène. Dans une interview au Guardian en 2018, May racontait : « Au moment où les Pretty Things ont commencé à passer à la télévision, j’étais habitué à être maltraité, à cracher et à me faire frapper, parce que ça arrivait tout le temps quand nous étions étudiants en art. Nous avions fait notre apprentissage en étant des outsiders ».

 

Phil-MayLe groupe s’est distingué en 1968 avec son album « SF Sorrow », considéré comme le premier album d’opéra rock, un récit de la vie d’un personnage fictif, Sebastian F Sorrow, dont nous partageons les expériences à l’instar de l’album « Tommy » des Who. Le disque publié sur le fameux label black Motown, ce qui a fait d’eux les seuls blancs avec Rare Earth signés par Berry Gordy et la toute première signature de Motown au Royaume-Uni, bien qu’il ait été considéré comme un échec à sa sortie il est devenu un album culte. The Pretty Things étaient vénérés par des tas artistes aussi divers que Jimi Hendrix, Aerosmith ou les Ramones. Lorsque David Bowie publie en 1973 son album « Pin Ups », contenant exclusivement des reprises des groupes qui l’ont le plus inspirés,  Pretty Things est le seul que notre Ziggy Stardust reprend DEUX fois avec ses covers de « Rosalyn » et de « Don’t Bring Me Down ». May et son côté androgyne ont également été une source d’inspiration pour David Jones. Malgré des périodes d’inactivité, le groupe ne s’est jamais séparé, jouissant d’une carrière de 55 ans. Ils ont donné leur dernier concert en 2018, avec des guests aussi prestigieux que David Gilmour et Van Morrison. En 2014, on a diagnostiqué à Phil May une maladie pulmonaire chronique et de l’emphysème, sans doute due à la tabagie intensive du chanteur, qui l’a forcé à abandonner ses tournées. Lorsqu’il s’est rétabli l’année suivante, le groupe a publié son ultime album,  intitulé « The Sweet Pretty Things (Are in Bed Now, of Course…) ». Il est survécu par son fils Paris, sa fille Sorrel et son compagnon Colin Graham à qui nous transmettons nos plus sincères condoléances. RIP Phil May

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