LE TSUNAMI DU ROCK NIPON PSYCHÉ DE KIKAGAKU MOYO

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Kikagaku Moyo  

Et si les Pink Floyd étaient en fait japonais ? Tel est en tout cas l’axiome de l’improbable formation Kikagaku Moyo, un OVNI sonique made in Tokyo comme seuls les Japonais savent les concocter. Féru de culture jap et voyageur au pays du soleil levant, le jeune Barnabé Hausser signe ici son premier papier sur Gonzomusic et on peut aisément parier que cela ne sera pas le dernier. 😉

 

Kikagaku Moyo Bon sang ne saurait mentir et cela se justifie à nouveau aujourd’hui, puisque Barnabé Hausser est le fils de mon frère d’armes, le réalisateur-intervieweur-rock Freddy Hausser, le pote des Stones, du Blue Oyster Cult, de Lou Reed et de tant d’autres héros du rock. Encore étudiant, Barnabé a voyagé seul au Japon durant plusieurs semaines en quête de culture jap et c’est ainsi qu’il a découvert les incroyables Kikagaku Moyo, dont il nous fait partager les good vibes, aussi résolument 60’s que planantes, d’un rock aux confins de l’imaginaire qui défie manifestement l’espace et le temps. Welcome to the machine….

 Kikagaku Moyo

 

Leur nom ne vous dit peut être pas grand-chose, pourtant leurs concerts affichent tous complets, Kikagaku Moyo, ou les formes géométriques, traduit dans la langue de Molière, est un groupe natif de Tokyo au Japon, composé de 5 membres  Go Kurosawa à la batterie, et sur les vocaux, Tomo Katsurada à la guitare et aux vocaux, ainsi que l’ancien camarade de classe de Tomo; Daoud Popal qui exerce son art de la guitare électrique, Kotsu Guy à la basse et Ryu Kurosawa, frère de Go, jouant du Sitar apprit  par un maitre lors d’un voyage en Inde. Leur premier LP sortit en 2013 a immédiatement séduit la scène internationale, alliant différents genres tels que le Kraut Rock, la musique traditionnelle Indienne, du Space Rock et des rifts rappelant les classiques de la scène psychédélique des années 60, 70, ainsi que des vocaux dans un ton assez européen. Mélangeant la langue japonaise à l’anglais ou encore l’espagnol, depuis 2013, le groupe n’a pas chômé et à déjà sorti une multitude de LP. Ils ont également monté leur propre label, Guruguru Brain, qui leur a permis de projeter largement leur art sur la scène internationale.  Leur mot d’ordre, vous faire planer spirituellement, tout en vous racontant une histoire, et ça marche, chacun de leur LP est une expérience différente progressive vous amenant dans les confins de l’Inde à l’ambiance hippie ou encore dans leur vaisseau imaginaire lancé en direction d’une planète inconnue.

Une ambiance hippie digne des années 70

Kikagaku Moyo

Avec 3 Albums et 2 LP, le jeune groupe maitrise déjà le genre, mais n’hésite pas à se montrer toujours plus créatif chaque année en tentant de nouvelles techniques ; ainsi leur dernier LP « Stone Garden » sorti en avril dernier laisse un goût d’Acid Mothers Temple, autre groupe japonais Psychédélique dont on sent l’inspiration dans les rifts de la guitare de Daoud.  Et en live ça donne quoi? Et bien, Kikagaku Moyo est justement une expérience que je vous engage à vivre en concert. Live à Paris, le 29 août dernier, au Point Ephémère, sur les bords du canal Saint Martin, Kikagaku Moyo à enflammé la salle durant un show époustouflant de près de 2h, au prix imbattable de 6€, ça rappelle presque l’âge d’or de la scène ou on pouvait vivre une expérience musicale digne de ce nom sans se ruiner, et ça marche du tonnerre puisque la salle était complète plus d’une semaine à l’avance.  Pendant son show, Kikagaku Moyo s’amuse à improviser sur ses titres les plus populaires, sous les yeux ahuris de Parisiens, touristes et d’une poignée de journalistes musicaux avertis. Sur place, l’ambiance est intense et le groupe fait tripper la salle dans une ambiance hippie digne des années 70. Cette scène parisienne est loin d’être une exception, puisque le groupe joue à travers le globe presque chaque jour et le public en redemande toujours plus. Pour conclure, Kikagaku Moyo est LE groupe de la scène psychédélique à surveiller, comme le lait sur le feu, au vu de cette performance et de leur popularité croissante. Leur vaisseau spatial s’arrache désormais à notre attraction terrestre et n’a donc pas fini de faire un maximum de bruit…géométrique. 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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