JESSE MALIN STAR UNDERGROUND DU ROCK US

Jesse MalinTrois décennies qu’il occupe la scène avec ses formations successives, qu’il collabore avec des artistes parmi les plus doués du rock US, Bruce Springsteen, Green Day, Ryan Adams et pourtant même après neuf albums sous son propre nom, après ses combos Heart Attack et D.Generation, en concert à la Boule Noire, Jesse Malin a téléporté le public parisien dans une autre dimension rock, un concert qui laisse encore manifestement des étoiles dans les yeux à l’ami Dan Abecassis.

 Jesse Malin par Thomas Boujut

Jesse Malin par Thomas Boujut

A (rock) star is born s’il faut en croire ce rock report : le bien nommé Jesse Malin a su rafler tous les suffrages après son show parisien… et en particulier celui d’ABK6

 

De notre envoyé spécial à la Boule Noire Dan ABECASSIS

 

 

Mardi soir dernier j’avais prévu d’aller voir un concert, pas celui de Jesse Malin, il n’y avait déjà plus de places pour voir l’artiste américain. Cependant j’ai voulu aller dire un petit bonsoir à plusieurs de mes amis qui étaient sur place. Pas de concerts pendant plus d’un an et demi ça vous plombe un gars, c’est même carrément triste. Je me suis retrouvé plongé dans une ambiance enivrante, pleine de chaleur, un pur moment de bonheur à retrouver la joie simple de boire un verre entre amis. Ils n’allaient pas me lâcher et me laisser dans la rue.  En un clin d’œil, je me suis retrouvé dans la sympathique salle de la Boule Noire. Attiré tel un moustique devant tant de lumières. Je n’avais jamais vu Jesse Malin en concert, écouté deux trois chansons à peine. Ce mardi soir j’ai eu l’immense chance d’assister à un show fantastique. Jesse est une bête de scène, d’une grande richesse mélodique, un trésor caché au fond d’une jungle urbaine. Tous mes amis présents l’ont constaté avec délice. J’ai même eu droit à ma dédicace après le spectacle, un gentil clin d’œil à mon prénom. « Daniel, my Brother », qu’il m’a dit Jesse ( Référence directe à la sublime composition d’Elton John : NDREC). La musique est une suite de révélations dans ma vie. Ce soir-là elle m’a fait une très grosse bise.

 Jesse Malin par Thomas Boujut

Jesse Malin par Thomas Boujut

Né en 1968 Jesse Malin a entamé très jeune sa carrière, à 12 ans il a formé son premier groupe « Heart Attack » et publié son premier disque en 2002 « The Fine Art of Destruction ». Le show qu’il nous a balancé à la Boule Noire résumait un professionnalisme et un sens artistique très aigu. Sans m’être penché sur les moindres évènements de sa carrière j’ai suffisamment compris que j’avais affaire à un être exceptionnel.  Un baratin d’enfer, des blagues non-stop n’ont laissé aucunes places dans l’air.  En retournant chez moi je me suis posé une question dans le métro. Était-il réel ? Sa petite taille, ce regard de gavroche new yorkais sorti d’un roman fin 19ème siècle. Un Harpo (Marx Brothers) des temps modernes qui n’a pas voulu devenir célèbre. Pourtant, son duo avec Bruce Springsteen en 2007 « Broken Radio » aurait pu le propulser vers les étoiles. Le plus important c’est ce qui reste d’une rencontre. Il aurait pu nous prendre dans ses bras à descendre plusieurs fois dans la foule avec son micro. J’ai  souvent pensé à Prince en le regardant s’agiter dans tous les sens. Lui aussi est habité par les plus grands. 

 Jesse Malin Son nouvel opus sorti le 24 septembre, double CD et LP « Sad and Beautiful World » est selon son auteur « Celui-ci est pour les survivants, les rêveurs, les sortants et les croyants ». Il nous le dit « Ma musique a toujours été sur la renaissance et la Rédemption. Ce nouvel album est pour ceux qui ramassent les morceaux et trouvent la beauté dans la folie. Tout le disque est à la fois dur et tendre, entremêlé de personnages aux dessins vivants luttant contre les circonstances et d’un ténor émotionnel brut.

 

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