HOLLYWOOD

HollywoodComme son nom l’indique, l’action d’HOLLYWOOD se déroule à… Hollywood, néanmoins cette mini-série Netflix en 7 épisodes particulièrement bien menée mélange avec habileté réalité et fiction pour nous projeter dans le LA de l’après-guerre aux côtés d’un groupe d’aspirants comédiens et cinéastes qui ont tous en commun d’avoir des étoiles … d’Hollywood Boulevard au fond des yeux pour se forger un destin plus large que la vie… comme on dit dans la cité des anges !

HollywoodComme on dit souvent, tout est dans le générique, où l’on découvre des jeunes gens qui escaladent littéralement le fameux Hollywood sign, comme une allégorie de leur propre ascension professionnelle dans l’univers pailleté du cinéma. C’est bien là tout le pitch d’HOLLYWOOD. Héros de la Seconde Guerre mondiale, Jack Castello démobilisé n’a qu’un seul rêve : devenir une star du grand écran. Mais chaque jour il se pointe devant les grilles du studio Ace pour décrocher au moins un rôle de figurant et ne se heurte qu’à des refus. Or, sa femme est enceinte de jumeaux et rêve d’une maison bien à eux. Incapable de traverser ce plafond de verre, malgré sa petite gueule d’ange, Jack va noyer son blues dans un verre et rencontrer un certain Ernie West qui lui offre immédiatement un job dans sa station-service baptisée Golden Tip ( littéralement pourboire en or massif) et pas pour rien puisque cette station- service offre bien plus de … services à ses clientes qu’un plein et un simple niveau d’huile puisque tous les pompistes sélectionnés sont de beaux gosses qu’Ernie a pris sous aile pour qu’ils tapinent. Inspiré d’un personnage réel ,  Ernie est en partie basé sur Scotty Bowers, l’auteur du livre « Full Service » et sujet du documentaire « Scotty and the Secret History of Hollywood » de 2018. Bowers, qui est mort en 2019 à l’âge de 96 ans, a affirmé dans son livre avoir secrètement dirigé un réseau d’escorts pour les stars, procurant des partenaires sexuels à tout le monde, de Rock Hudson  à Katharine Hepburn et Cary Grant. A son tour, Jack va recruter Archie Coleman, un aspirant scénariste, mais qui est noir, un tabou absolu dans l’Amérique raciste. Mais Archie va tomber amoureux de son premier client, un beau gosse timide qui veut également être acteur du nom de Roy Fitzgerald. Jack va décrocher son premier essai à l’écran après avoir couché avec Avis Amberg, qui est en fait l’épouse du boss du studio Ace ( en fait Paramount Pictures).

HOLLYWOODDans cette galaxie de stars en devenir, on rencontre Raymond Aisnley, aspirant réalisateur et métis philippin, qui rêve de briser les murs de la ségrégation qui régissent même l’univers du cinéma, tout comme sa petite amie la ravissante actrice Camille Washington qui est noire et à qui on ne propose que des rôles de servante. Couleur de peau et aussi orientations sexuelles, la discrimination règne en maitre à Hollywood. Ainsi le bras droit du patron Ace Amberg, Dick Samuels est gay, mais ne peut faire son coming-out. Tout comme le fameux agent d’artistes Henry Willson qui accepte de défendre les intérêts de Roy Fitzgerald à condition qu’il lui verse 10% de ses cachets, normal… mais aussi qu’il change son nom en Rock Hudson… et qu’il l’autorise à lui tailler une pipe. Les personnages réels du cinéma et de l’Amérique de l’après-guerre, tel le réalisateur George Cukor, qui organise chaque dimanche des parties aussi fines que gays, auxquelles assiste le dramaturge Noel Coward,  une Vivien Leigh vieillissante ou encore Eleanor Roosevelt amie d’Avis Amberg, se mêlent aux héros de la série et c’est l’une des forces derrière HOLLYWOOD où fiction totale et réalité sont intimement entremêlées. Créée par Ryan Murphy, le show-runner de NIP/TUCK, GLEE et d’AMERICAN HORROR STORY, HOLLYWOOD se révèle à l’usage particulièrement addictive. La preuve, la saison 2 est déjà dans les tuyaux…

Diffusée sur Netflix depuis le 1er mai

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2 réponses

  1. Yazid Manou dit :

    Super série, très originale. On y croit ! Beau casting et agréable surprise de retrouver l’acteur de « The Big Band Theory » (Jim Parsons) en producteur usant du droit de cuissage sur ses poulains.

    Et comme entendu dans une chronique sur France Inter, on a carrément envie de voir le film « Meg » !! On attend la suite ! Mais cela pourrait tout aussi se conclure sur le 7ème épisode. Quel happy end enchanteur et utopique !!

  2. Yazid Manou dit :

    « The Big BANG Theory » of course !!!

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