HIPSWAY : « Hipsway »

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Hipsway

C’était au printemps 1986 et Hipsway débarquait de son Écosse natale pour occuper notre paysage sonique de sa soul illimitée aux yeux bleus. Après Altered Images mais bien avant Texas, la formation de Johnny McElhone ne tarde guère à percuter les pages chroniques de BEST avant de réchauffer les charts hexagonales de ses hits dorés comme « Long White Car », «The Honeythief» ou « The Broken Years ».

 

Certes Hipsway était incontestablement la « créature » de John McElhone, ado précoce et surdoué qui était à la fois le guitariste et l’âme des bouillants Altered Images au début des 80’s. Johnny après avoir quitté la formation de Glasgow troque sa guitare pour une basse et forme Hipsway avec le chanteur Grahame Skinner qui officiait au sein des Jazzaters puis de Kites. Beau gosse, portant fièrement la banane rock and roll, Skin comme tous ses copains le surnomment fait incontestablement le job. Le premier LP éponyme Hipsway est publié au printemps 86 et les glaswegiens ne tardent guère à se produire à Paris. Pourtant malgré les hits et sa jolie funkitude, Hipsway ne passera jamais le cap du second album. Trois ans plus tard, Johnny McElhone balance son nouveau groupe Texas avec la ravissante Sharleen Spiteri et le guitariste emblématique Ally McErlaine… que j’accompagnerai au cours de leur toute première tournée au Texas…mais c’est encore une autre page de l’histoire du rock.Hipsway

 

Publié dans le numéro 214 de BEST daté de mai 1986 sous le titre :

Hips Hips Hips

Hipsway LP

 

 

 

 

 

 

 

 

Au secours, mes groupes préférés du moment sont écossais! Après Simple Minds, les Cocteau Twins et en attendant Wet, Wet, Wet, Hipsway assène le choc d’un premier album sans faille. Le rock and soul anglais, vous connaissez ? Paul Young, Fine Young Cannibals et Simply Red, okay. Alors, répétez avec moi la grande scène du disquaire, acte final: hé mec, je veux le disque d’Hipsway. Des faits, des chariots d’arguments, cette fois encore je suis prêt à mettre le paquet pour dealer Hipsway. Si Glasgow est un film en noir et blanc, Skin est un parfait AI Jolson au feeling Marvin Gaye sur un mode Bowie couleur « Let’s Dance •. En clair, ça fait bouger les fesses et battre le cœur. Lorsque j’entends sa voix glisser sur « Long White Car « , le chanteur d’Hipsway me fait plonger dans la chaleur de la nuit, celle de Poitier ou de Truffaut. Slow sensuel parfait pour plans cul ou plans tendres, « Long White Car» a le profil en tube comme la majorité des titres du LP. « The Broken Years » et sa soul sucrée / salée et le néo rock and baroque spirituals « Ask the Lord » étaient déjà issus dans nos régions sous forme de single double A side. Désormais, il faudra aussi compter avec « The Honeythief» version LP, simple ou Maxi, ça évoque bigrement les Spinners et j’ose dire que c’est assez killer. Hipsway se saoule d’âme et de technologie, comme si Bobby Womack improvisait avec Depeche Mode: et ça marche!BEST 214 small

 

 

 

 

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