Hier Arnold a décollé avec les Avions

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Les Avions live 

C’était samedi soir, au Petit Bain, pour la clôture du Festival « Frenchy But Chic » consacré au rock Hexagonal des 80’s, Arnold Turboust donnait l’un de ses (trop) rares émotionnels concerts, tandis que les Avions reprenaient enfin leur envol dans leur formation originale, faisant rimer nostalgie avec énergie.

 

Arnold Turboust liveLa toute dernière fois que j’ai dû apercevoir Arnold Turboust, c’était sans doute sur la scène de l’Olympia, aux côtés d’Étienne Daho, lors du « Pop Satori Tour »…voici exactement 30 ans ! Juste avant cela, c’était au tournant des années 80 sur la scène de la Salle de la Cité durant les Transmusicales, lorsqu’il s’y produisait avec sa formation d’origine les Private Jokes. (voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/arnold-turboust-dans-le-rock-dici-de-best.html ). Depuis, malgré 4 albums solos, Arnold n’avait guère renoué avec la scène, cependant avec la publication de son radieux CD éponyme « Arnold Turboust », (voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/arnold-is-gold.html) il a accepté la proposition de Jean Eric Perrin, le « géniteur » de la rubrique « Frenchy But Chic » de figurer parmi les invités de son Festival. Bonne pioche ! Accompagné de l’expert Yann Le Ker, penché derrière ses claviers, Turboust a interprété ses dernières compositions. Et si sur le premier titre, sa voix semblait trembler, l’appréhension sans doute, très vite le chanteur d’ « Adelaïde » a plongé dans le bain du Petit Bain, pour se laisser porter par l’émotion et vaincre ce trac qui le plombait. Elégant « Le prix de mon silence », clin d’œil yéyé avec « Ma danseuse » ou pop aérienne de « Bubble Gum », le set passe bien trop vite comme l’éclair jusqu’au rappel où Arnold…nous rappelle, avant de l’interpréter : « c’est une chanson que je n’ai pas chantée moi-même, même si je l’ai coécrite. Je pensais que celui qui l’interprète serait là ce soir, mais je ne l’aperçois pas dans la salle… » avant de nous offrir une version aussi délicate que dépouillée de sa merveilleuse « Épaule Tatoo ». Merci Arnold !

« Nuit sauvage »

Ils s’étaient séparés en 92…avant de se retrouver très épisodiquement, mais ce soir c’était la toute première fois que le groupe parisien renouait avec sa formation d’origine, avec Patrice Brochery, le bassiste qui les accompagnait sur leur tout premier LP Underdog, distribué par Carrère. D’ailleurs, juste en arrivant au petit Bain j’avais croisé Jean Pierre Morgan, le chanteur, qui m’avait à moitié vendu la mèche, m’expliquant qu’ils allaient refaire des chansons du premier mini album publié en 82 dont la légendaire « La planète des singes ». J’avais été parmi les tout premiers à le chroniquer alors dans les colonnes de BEST, offrant par la suite au groupe son tout premier sujet télé, sur TF1, dans l’édition de 18h du journal télévisé baptisé alors « Le Mini Journal de Patrice Drevet »…Puis j’avais publié nombre d’articles sur les Avions dans les colonnes du mythique mag rock. C’est dire si cette re-formation à l’instigation de JEP ne pouvait que me toucher. Et je l’avoue, hier soir, je n’ai pas été déçu du voyage en trottinette électrique de ma « montagne » parisienne jusqu’à la péniche du Petit Bain, face à la bibliothèque François Mitterrand. Manifestement ravis de se retrouver, JP, Jean Nakache, Jérôme Lambert et Patrice Brochery retrouvent toute leur cohésion pour interpréter, en plus des titres vintage de 82, quelques hits notables des Avions tels « Fanfare », « Tombe la neige » ou l’insubmersible « Nuit sauvage ». Super moment. « Parmi les groupes qui nous ont le plus inspirés », lance alors JP, « il y avait bien sûr XTC et les Stranglers. Mais celui qui nous a le plus marqués était celui-là…pardon pour mon anglais ». Et les Avions achèvent leur set par un « Psycho Killer » des Talking Heads, anabolisé par l’ivresse du live. » Psycho killer…qu’est ce que c’est » : malgré l’accent à la Maurice Chevalier de JP, le public du Petit Bain décolle une dernière fois avec les Avions. À bientôt Frenchy but Chic, l’antithèse classieuse des « Stars 80 » et autres nostalgiques de la variété adipeuse 😉

 

 

 

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