Gene Wilder : Goodbye my sweet and funny jewish hero !

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Silver Streak 

C’est au tournant des 70’s qu’il a commencé à me faire rire, jouant les pistoléros alcolo dans le fabuleux « Blazing Saddles » (Le shérif est en prison) de Mel Brooks. Gene Wilder, de son vrai nom Jerome Silverman comptait pour moi parmi les plus grands héros de l’humour juif, aux côtés de Jerry Lewis, Mel Brooks- qui lui a donné sa première chance au cinéma- et de Woody Allen. Il s’est hélas éteint hier chez lui à Stamford, Connecticut terrassé à 83 ans par cette fucking « maladie d’Alzheimer »…Alzheimer ? Pour paraphraser la blague de Gainsbourg sur le Titanic : « Iceberg, c’est encore un nom juif non ? ». LOL

 

Producers-Gene-Wilder_lComment oublier le Jim de « Blazzing Saddles » ou encore le Leopold « Leo » Bloom des « Producers » ? Dès la toute première réplique, face à Zero Mostel (Max Bialystock), Wilder est incroyable. Ces deux « schmocks » n’ont pas froid aux yeux. N’ont-ils pas ils le projet dingue de monter une comédie musicale sur Broadway qui doit impérativement être un flop pour pouvoir leur rapporter de l’argent en escroquant quelques vieilles donatrices trop crédules. C’est ainsi que ces deux feujs ont l’idée saugrenue de briser le tabou en combinant comédie musicale et…Adolph Hitler baptisée- enfin plutôt circoncisée ? – « Springtime for Hitler » ( Un printemps pour Hitler) dont le seul but doit être absolument de faire fuir tous les spectateurs avant la fin du premier acte. Brooks pour créer le personnage de Max Bialystock s’est inspiré de Benjamin Kutcher, un producteur qui finançait ses shows, en jouant les gigolos auprès de veuves forcément inconsolables…mais fortunées. Brooks avait rencontré Wilder en 63 et lui avait alors lancé « C’est dingue comme tu ressembles à Harpo Marx ! ». Si l’humour corrosif du premier Mel Brooks choque quelques bonnes consciences- Serge Gainsbourg aura le même problème quelques années plus tard avec son « Rock Around the Bunker »- « The Producers » se révèle explosif. Cette première collaboration Brooks/Wilder sera suivie par d’autres. Le shérif est en prison, bien entendu  ( avec sa scéne demente de pétomane maniaque) mais aussi « Young Frankenstein (Frankenstein Junior) en 74.Blazing Saddles

Willy Wonka & the Chocolate Factory

 Willy Wonka & the Chocolate Factory

 

 

Un second et immense tenant de « l’humour juif » au cinéma pariera également sur Gene Wilder pour ses castings, c’est Woody Allen. Dés 1972 et le corrosif « Everything You’ve Always Wanted To Know About Sex…But Were Affraid to Ask ( Tout ce que vous aviez toujours voulu savoir sur le sexe…sans jamais oser le demander), Allen mise sur Wilder pour incarner son sexologue, le bon Dr Doug Ross. L’année précédente, il tenait déjà le premier rôle de « Willy Wonka & the Chocolate Factory » (Charlie et la chocolaterie) qui fait un tabac chez les gamins, sans doute un des films le plus marquant de Wilder.

Richard Pryor

silver-streakMais pour moi, le comédien originaire de Milwaukee, Wisconsin, n’aura jamais été aussi drolissime qu’en faisant équipe avec un autre imparable comique : Richard Pryor dans « Silver Streak ». Le moment où Pryor décide de déguiser notre blanc feuj en black- heureusement Gene Wilder avait les cheveux frisés, ça aide ! – et la scène où il s’entraine au groove devant le miroir, un transistor collé à l’oreille, est un pur moment d’anthologie, sans doute un des plus fun de toute l’histoire du cinéma. Quatre ans plus tard, le duo remet le couvert dans le film de Sidney Poitier « Stir Crazy (faut s’faire la malle) » où deux taulards décident de prendre la fille de l’air après avoir été condamnés à 125 années de prison après un casse foiré. Un troisième film, « See No Evil Hear No Evil » (Pas nous, pas nous » réunira à nouveau le duo, mais là franchement c’était beauoup moins drôle. Enfin en 91, la paire se retrouve une dernière fois dans « Another You » en 91, mais le cœur n’y est plus. D’ailleurs, quelques mois plus tard, Richard Pryor se brule horriblement en consommant de la cocaïne en « free base ». Sad car cela met fin à sa carrière.

L’irrésistible rabbin polonais Avram Belinski

rabbi-a-vadnyugaton-50074Entre temps, fort heureusement Gene Wilder a pu exercer son immense talent en jouant l’irrésistible rabbin polonais Avram Belinski dans « The Frisco Kid » (Le rabbin au Far-West), l’histoire d’un rabbin qui doit traverser l’ouest pionnier pour monter la première synagogue de San Francisco.  Il transporte son précieux rouleau de la Torah. A ses côtés, on retrouve Harrison Ford qui prend le temps de jouer Tommy Lillard, détrousseur de trains mais également protecteur du rav, entre les deux tournages de « Star Wars » et de « L’Empire contre-attaque ». Et juste avant « Les Aventuriers de l’Arche Perdue ». Près de quarante ans plus tard, « The Frisco Kid » n’a rien perdu de son irrésistible humour juif, un humour que Gene Wilder exercera à nouveau avec « The Woman in Red » (La femme en rouge) – avec sa BO funky-tubesque signée Stevie Wonder-, film dont il est à la fois le réalisateur et l’acteur principal dans le rôle de Teddy Pierce, un type de San Francisco qui flashe sur une jolie fille en rouge dont la robe s’envole soulevée par une bouche d’aération telle Marilyn Monroe dans le fameux film de (Billy) Wilder « The Seven Year Itch » (Sept ans de réflexion). Au milieu des 90’s, Gene Wilder cesse de tourner pour le grand écran. Après quelques role sà la télé, il se consacre à la littérature « I like the show, but I don’t like the business (J’aime le spectacle mais pas son business) » déclarera-t-il à Alec Baldwin venu l’interviewer pour les besoins du documentaire  « Role Model : Gene Wilder » consacré à sa carrière.  Gene Wilder s’est éteint paisiblement chez lui hier dans le Connecticut à l’âge de 83 ans. Pour tous les gamins il sera à jamais « Willy Wonka », moi je retourne dare dare dans le « Transamerica Express » retrouver « George Caldwell » et son irrésistible groove de black allumé…à jamais. Goodbye my sweet and funny jewish hero !The Woman In Red

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