COGNAC BLUES PASSIONS 2019 EPISODE 2

GarbageSecond épisode des aventures de Denis Garnier au Cognac Blues Passions et on peut désormais vous le confirmer, le garçon est follement amoureux d’une certaine Shirley Manson, rousse explosive vocaliste de Garbage. Bon, au passage notre fringant correspondant a aussi succombé à la fusion intense du Fantastic Negrito, un combo venu tout droit d’Oakland en Californie, emporté par l’ardent Xavier Amin Dphrepaulezz fier de ses origines somaliennes. Chaudes passions soniques dans le cognac….

Par Denis Garnier

GarbageÀ la poursuite de mes nuits charentaises, je me dirige ce samedi à nouveau vers le théâtre de verdure, me pressant lentement, chaleur oblige. Dans le lointain, je reconnais Roger Hodson et son groupe qui diffusent leurs ribambelles de hits planétaires. Le jardin public est bien dense, dans tous ses espaces, et volontairement, je me dirige direct sur l’autre scène, située dans une autre partie du parc de la ville. Après la malheureuse défection de J S Ondura , je ne veux en aucun cas rater l’autre découverte du festival, le bien nommé Fantastic Negrito qui débarque d’Oakland, Cal, au nord de San Francisco, pour ses premiers concerts en Europe. Je sais que sa carrière musicale est scindée en deux, commençant au cœur des 90’s sous son pseudo de Xavier. Mais il subit un terrible accident automobile en 99 qui manque de le tuer. Après trois semaines dans le coma, il se réveille enfin, mais son label Interscope met fin prématurément à son contrat. Il décide alors de renoncer à la musique. Il faudra attendre jusqu’en 2014 pour le voir revenir à la lumière sous son nouvel alias de Fantastic Negrito. Et fantastique, il l’est littéralement. La conférence de presse du festival m’avait fait découvrir cette pépite brute, et ce fut un plaisir de voir débarquer ce combo de quatre musiciens, drums, claviers, sans basse, mais avec un guitariste, coupe à la fois punk et afro, osant le vert flashy……

Fantastic NegritoEn une heure de temps, richesse oblige, le Fantastic et fantasque Negrito va délivrer un gig dru, brut, rock et très personnel, un OVNI musical  qui semble débarquer de la même planète que Lenny Kravitz ( à ses débuts) ou de celle du grand Sly Stone. Le concert va nous offrir un mix des titres de ses deux albums, avec une mention spéciale pour un single pêchu : « Plastic Hamburgers ». Le groupe assure d’enfer et la sono est au top. « Bad Guy Necessity »  et « Transgender Biscuits »  nous transportent aussi.  Les festivaliers, massivement, découvrent le phénomène. Fantastic communique, chante et subjugue le public de sa voix rocailleuse, puissante, un peu voilée, la sauce prend, mission accomplie.

Après une recharge bien fraîche de Cognac-tonic-glace ( ici les bars à thématiques sont multiples , difficile de ne pas …. succomber) direct, je me jette dans la  fosse aux lions pour Garbage. Pas de temps mort, l’organisation assure au max, le supersonique band de Shirley Manson peut débouler. Le concert démarre bouton d’ampli bien au-delà du 10, le groupe s’assure les services du bassiste Eric Avery qui pourrait sans peine rejoindre le gang d’Iggy, les deux guitaristes forment un couple où rythmiques, solos, touches de claviers, larsens s’entrecroisent sans fin.

Le son est énorme, il est numérique, dopé aux infra-basses. Le light show booste, offrant une belle chorégraphie lumineuse avec des traits de néons qui évoquent la tournée de Bowie « Stage » en 78.Garbage

Comme à chaque apparition LA Shirley, en total look, assume pleinement sa nouvelle coiffure et prend toute la lumière pendant que derrière elle le noir semble être de rigueur. Sa voix est intégrale, dense, déferlant sur nous en déluge sonique constant. La belle se promène en totale aisance sur cette scène, tente même quelques mots de frenchy, nous rappelant qu’il y a 25 balais, la France fut le pays où le premier album reçut un accueil spontané du public comme des rock-critics.

Le concert de ce soir est un « walk in the park » à travers la carrière de Garbage, mais nous réservant néanmoins quelques surprises, comme cette reprise du hit planétaire  « Personal Jesus » de Depeche Mode », qui s’imbrique parfaitement  entre les « Stupid Girl », « Only Happy When It Rains » , » I Think I’m Paranoid », « Queer » ou encore « Push It ». Seule ombre au tableau, « The World Is Not Enough » manque hélas à l’appel. Donc pas de James Bond ce soir pour empêcher la belle Shirley Manson de disparaitre à minuit et sans rappel, mais dans l’écho de CETTE voix qui a su si bien nous transporter avec classe, chaleur et puissance tout au long de cette belle nuit d’été.

 

 

 

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