CISCODATS “Smoking Area”

Ciscodats Avec sa pochette aussi rétro que son image d’illustration, avec ses quinze titres, le duo hexagonal Ciscodats poursuit son histoire sans paroles…ou presque puisque “Smoking Area”, ce nouvel album, compte néanmoins quelques chœurs et autres palabres de-ci de-là. Forcément climatiques, ces nouvelles plages fumantes prouvent que décidément il n’y a pas de fumée sans feu.

SMOKING areaFrancis Martin et Patrick Dattas n’en sont pas à leur coup d’essai ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/ciscodats-hands-of-love.html et aussi https://gonzomusic.fr/ciscodats-histoires-sans-paroles.html  ), avec Ciscodats, leur duo hexagonal, ils ont choisi de privilégier des histoires sans paroles pour mieux se consacrer à l’essentiel : la musique. Et, du coup, cette identité est devenue leur signature musicale. Dés leur premier titre, « Tempo du cœur » nos Ciscodats font pleuvoir le flot de leurs influences, ici en l’occurrence les Talking Heads avec un titre qui flirte également avec le Tom Tom Club, mais comme vous le savez si bien il n‘y a souvent pas loin entre l’arbre et l’écorce. « Wake Up » le suivant offre de jolies similitudes mélodiques au piano avec le hit « The Captain of Her Heart » de Double, en 1985, tandis que « Fantasy » chantonnée légère groove joyeusement sur un mode funky électro pop. « Not At All », avec ses guitares en clair-obscur, a des faux airs d’un inédit de Cure période « Just Like Heaven » et compte parmi mes favoris du projet.  De même, la pop synthétique « Easy Dance » et ses séquences pulsent du côté résolument british des Pet Shop Boys. Plus évanescente, « La Notte » se désaltère allègrement aux sources claires des albums solos du Pink Floyd David Gilmour et l’on se dit que décidément il y a pire dans la vie. Si la chanson titre «  Smoking Area » est un cool funk passé à la chaux vive, la funkitude se fait bien plus ébène avec la composition suivante si justement baptisée « Funky Goal ». Retour au style british avec « Do » dont les envolées lyriques constitueraient une parfaite séquence pour une bande originale de films. Ce qui est d’ailleurs le cas de la plupart de ces mélodies qui mériteraient largement d’être revendiquées par des cinéastes en mal d’émotions musicales. Avec « Earth » notre duo se Gilmourise à nouveau, mais c’est avec l’inter-galactique « Mars » que cela décolle vraiment comme une BO de Vangelis. Plus surprenant « The Gate » nous ramène aux années dorées 60’s des Doors de « Light My Fire ». Ambiances électrochoquées, séquences débordant d’imagination, Ciscodats a choisi avec tous ces instrumentaux de nous en faire voir de toutes les couleurs et le plus reposant dans tout cela c’est qu’il n’y a jamais un mot plus haut que l’autre…et pour cause 😉

  

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