CARAVAN MY FIRST BEST ROCK REPORT

CaravanVoici 40 ans dans BEST, GBD publiait son tout premier rock report pour son arrivée dans le légendaire mag de la rue d’Antin, en suivant un des groupes fétiches de son adolescence, la fantasmagorique formation British planante Caravan, qui venait tout juste de publier « The Album » son 9ème LP. Flashback…

 

CaravanRésumé des épisodes précédents : après être finalement parvenu à s’échapper de l’enfer Rock & Folk ( Voir dans Gonzomusic https://gonzomusic.fr/best-vs-rock-folk-ou-la-rue-dantin-vs-la-rue-chaptal.html ), GBD trouvait le parfait asile rock auprès de Christian Lebrun et de sa rédaction de BEST. Première mission spéciale pour le (jeune) transfuge que j’étais : foncer à Bobino retrouver un des groupes les plus cruciaux de mes années de lycée, le flamboyant Caravan. C’est ainsi que, laissant les fameux chiens aboyer, j’avais assisté à ce passage magique de la joyeuse formation de Canterbury au son si distinctif. Longues bordées de synthés, jolies harmonies et un je ne sais quoi de folie contagieuse, dans la famille « rock progressif », Caravan se distinguait largement de ses « collègues » Yes, Genesis ou Pink Floyd. Plus de quatre décennies se sont écoulées, le groupe s’est séparé puis reformé, néanmoins Caravan n’a rien perdu de la magie qui l’animait.

Publié dans le numéro 150 de BEST sous le titre :

 

OASISCaravan

 

Les oasis se sont succédées, mais hélas trop souvent séparées par de longues traversées du désert. Novembre 1980, Caravan refait surface avec un nouvel LP au titre et au look tout en rétro-sourire : « The Album ». Pourtant la musique de Caravan est loin d’être restée figée. Si l’esprit mythique et planant du groupe est conservé cela ne l‘empêche pas de s‘ouvrir aux sons d’aujourd’hui. Un peu de funk, une pointe de reggae, mais toujours le violon magique de Richardson, la voix haut perchée de Pye Hastings, les claviers de Dave Sinclair, sans oublier Coughlan le batteur et Dek Messecar le bassiste : le son très aérien de Caravan, juste entre rêve et réalité, subsiste et s’enrichit. Après avoir affronté 20 dates dans le triangle britannique, nos vieux allumés s‘attaquent à une tournée française de 7 villes. Première étape, Bobino, un lundi d’hiver plus glacé que les crèmes du même nom. Nos Bédouins sont assez timides, avec un côté vieux profs. Le seul à chahuter ses potes,  c’est l’énergique Geoff Richardson, l’homme orchestre du groupe. Cheveux courts et smoking blanc il jongle avec tous ses instruments : guitares, flute, violon. Speedy Richardson pratique un jeu de moues et de grimaces expressives. Il donne vraiment l’impression d’être l’élément moteur du groupe. « Clear Blue Sky », qu’il a composé flirte avec le reggae, c’est encore plus net sur scéne que sur « The Album ». Richardson tirera même de sa manche un nouvel instrument, the spoons, les cuilléres comme il dit en Français avec son accent chantant. C’est un canadien qui lui a filé le plan. Caravan ne se laissera pas embourber dans son passé : les 3/4 des morceaux joués ce soir-la sont nouveaux. Les nostalgiques se consoleront avec « Hoedown » ou « Who do you… ». Si la salle n‘est pas pleine comme un œuf, au moins elle se manifeste : deux rappels et des « une autre » pendant plus de dix minutes après que l’on ait rallumé la salle. Pour un vieux groupe qui n’intéresse (parait-il) personne, c’est une jolie performance.

Publié dans le numéro 150 de BEST daté de janvier 1981john lennon et yoko

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.