BOSS LEVEL

boss levelEncore une surprenante réussite cinématographique, sur le thème de la « boucle temporelle », tellement d’actualité dans ces temps covidiens, dont l’archétype demeure toujours bien entendu l’immense « Groundhog Day ( Un jour sans fin) » d’Harold Ramis avec Bill Murray de 1993, BOSS LEVEL de Joe Carnahan diffusé sur Hulu, file à la vitesse des jeux vidéos, dont il s’inspire généreusement. Et on en devient vite accro…

boss levelLa boucle temporelle de la journée sans fin c’est comme le disque rayé rayé rayé rayé rayé…  Un procédé qui n’en est pas, bien entendu, à sa première exploitation au cinéma. On songe bien sûr à l’immense « Groundhog Day »… mais pas que. Le déjanté  mais cool « Palm Springs » sorti l’an passé était aussi basé sur cette hypothèse flippante de l’éternel recommencement par l’enchainement sans fin de la réincarnation puis de la mort  (violente) ad vitam aeternam… voire ad nauseam. On peut aussi citer le « Edge of Tomorrow » avec Tom Cruise de 2014. Ou encore les deux teenage « Happy Death Day » (2017) suivi de « Happy Death Day 2U » (2019). Avec BOSS LEVEL on superpose à la fois ce climat oppressant de la boucle temporelle, dont on ne parvient jamais à s’échapper et l’univers des jeux vidéo, comme si « Groundhog Day » percutait Tekken. Avec Frank Grillo, qui tient en général le rôle du super vilain chez Marvel, cette fois dans la peau du héros Roy Pulver, un ex-commando de la Delta Force qui se réveille un matin une blonde à ses côtés et un tueur à la machette qui lui en veut manifestement. Il le désarme… avant qu’un hélicoptère ne mitraille le gars. Roy dégomme le pilote et du coup l’hélico se crashe au milieu du séjour. S’ensuit une incroyable course poursuite parsemée de tueurs de tous poils, qui finissent par dégommer Roy qui s’écroule raide mort.

boss levelMais dans une boucle temporelle, forcément on se réveille et, à l’instar de « Un jour sans fin », tout repart à zéro. Roy conserve le souvenir du jour passé et donc de la manière dont son adversaire a pu avoir raison de lui. Alors, Roy apprend et parvient à déjouer l’attaque… jusqu’à la mort suivante. Au fil de l’histoire, il apprend que son ex-femme est menacée, qu’elle est responsable de sa situation par ses expériences scientifiques au sein d’un mystérieux projet Osiris. Si Roy veut recouvrer le cours normal de son existence, et accessoirement empêcher la fin du monde de se produire, il doit défaire tous les tueurs, arriver jusqu’à leur chef (BOSS LEVEL) et sauver à temps son ex-femme Jenna ( Naomi Watts). Tout un programme, mais il lui faudra mourir plus de 200 fois avant de dégommer le super-méchant et boss de son ex, incarné par Mel Gibson, et reprendre sa vie. Réalisé pour 45 petits millions de dollars, BOSS LEVEL a déjà permis à son réalisateur-producteur de rafler SEPT fois sa mise. Un jackpot tout à fait mérité pour un film d’action où l’humour tient aussi sa place, sans pour autant nous laisser une seconde pour souffler. C’est bien tout ce qu’on lui demande !

Diffusé depuis le 5 mars sur Hulu

 

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