FAUDA S05

FAUDAC’est incontestablement la saison la plus tragique de FAUDA, puisqu’elle se déroule deux ans après les massacres de civils désarmés le 7 octobre. Ce jour-funeste, la famille d’Eli est décimée : ses deux enfants ados sont froidement abattus à bout portant, avec leur ami bédoin qui tente courageusement mais en vain hélas de protéger Hagit, l’épouse d’Eli, face à une cellule terroriste du Hamas. Sa mort va pousser son père Salem à faire équipe avec Eli, dans une mission clandestine pour se venger de l’assassin, désormais réfugié à Marseille et planqué au sein d’une ONG…qui sert de couverture à une cellule du Hamas qui programme un attentat en Israel. Deux des épisodes les plus bouleversants de cette S05 racontent en flash-backs ce jour sombre de pogrom où la nature humaine montre à la fois ce qu’elle peut avoir de pire mais aussi ce qu’elle peut avoir de plus altruiste.

FAUDA

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Dire que cette cinquième saison de FAUDA ( Voir sur Gonzomusic FAUDA ,FAUDA S02 , FAUDA S03  et aussi FAUDA S04   )  était attendue serait un pléonasme, lorsqu’elle se déroule deux ans après les attaques du 7 octobre par le Hamas et des massacres du Nova Festival  ( Voir sur Gonzomusic  WE WILL DANCE AGAIN 7 10 2023 ) comme des habitants désarmés des kibboutz proches de la frontière avec Gaza, suivi du rapt de nombreux otages civils israéliens. S’en suivra une guerre longue, sanglante, injuste et surtout asymétrique qui résonne hélas encore aujourd’hui. En évacuant tous les scripts déjà écrits pour la S05 de FAUDA, pour repartir à zéro et aborder tout le contexte de cette guerre, les producteurs Lior Raz – qui incarne aussi Doron Kabilio, le héros central- et Avi Isaacheroff font un véritable saut dans l’inconnu. En effet, jamais un conflit d’une telle intensité n’aura ainsi été traité en temps réel par une aventure de fiction. C’est donc un pari audacieux de la part des créateurs de FAUDA. Un pari gagné au nom de la sobriété et de la mesure, pour éviter d’être taxé au choix soit de film de propagande ou au contraire de plaidoirie à charge, sorte de « Naza » télévisuel. La force de cette S05, sans pour autant priver les accros à l’adrénaline de leur dose de cheval, c’est qu’elle se concentre sur l’essentiel : soit sur l’humain. Capable du meilleur et du pire, comme ce Maher, mari aimant d’Anne (Mélanie Laurent) et dévoué cadre d’une ONG à Marseille…dont l’épouse ignore quel monstre il était à Gaza, capable de froidement assassiner le jeune Yusuf et les deux enfants d’Eli, avant de faire subir les pires sévices sexuels à Hagit sa femme, récompensée d’une balle dans la tête, une fois sa petite affaire achevée. En un évènement tragique, la série pose déjà tant de questions. Sur les viols du 7octobre, comme ceux subis ensuite par les otages. Sur la dualité Dr Jekill/Mister Hyde à Gaz des « journalistes »/freedom fighter du Hamas, ou employés de l’UNWRA/ fedayin du Jihad Islamique.  Mais on retrouve la même dualité côté hébreu. Comme lorsque Doron est capable d’épargner ce qu’il considère être une victime innocente mais de tuer froidement un terroriste entre les deux yeux pour assouvir sa vengeance, au lieu de procéder à son arrestation et de laisser la justice passer. Dur de conserver un semblant d’objectivité dans une telle spirale destructrice.

 

FAUDAC’est quasi Biblique, comme un combat épique entre Anges exterminateurs et démons dans les têtes. Et tout commence chez nous, à Marseille où Eli (Yaakov Zada-Daniel) et son ami bédouin Salem (Bian Anteer) se rendent pour capturer Maher, le cadre du Hamas qui a massacré leurs proches lors des attaques.  Par conséquent Doron et Steven (Doron Ben-David) sont envoyés par le Shin Bet pour les intercepter. Après moult péripéties, Eli et Doron parviennent à infiltrer la cellule Française du Hamas à Marseille, qui projette de lancer une attaque majeure sur Israël, planifiée pour le Yom HaZikaron (jour du Souvenir)  Mais les événements tragiques  sont aussi abordés en flash-backs, vécus à travers les traumatismes de Doron, Steve et Eli dans deux épisodes : le 7 ( comme le 7 octobre ) et le 8, où les quatre agents qui en ont pourtant vu de toutes les couleurs au fil des quatre saisons précédentes, vont traverser l’Enfer  avec un réalisme terrifiant, et qui s’inspire hélas de faits réels, comme ce container de métal où des jeunes participants du Nova Festival avaient cru trouver refuge et qui s’était révélé être un piège mortel, lorsque les terroristes l’ont mitraillé avant de balancer des grenades, ne leur laissant aucune chance. Quant à Eli, même s’il a survécu physiquement à ce 7 octobre, après avoir perdu toute sa famille, il ne continuait à vivre que le seul but d’exercer sa vengeance, c’est comme s’il était déjà mort. Des deux côtés les horreurs se poursuivent et ce n’est évidemment pas une série télé qui réglera un conflit qui dure depuis si longtemps. Cependant FAUDA permet au moins de se poser les bonnes questions.  Et tant pis si certains taxeront la série de propagande sioniste, son audience considérable, y compris dans de nombreux pays arabes, prouve que cette S05 de FAUDA ne laisse aucune place à l’indifférence. Tournée entre Marseille, Tel Aviv et Budapest, elle figure également dans le top 10 des séries les plus regardées en Jordanie, au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, à Oman et au Koweït durant sa première semaine sur Netflix. Elle s’est d’ailleurs classée 4e en Jordanie et au Qatar, 5e à Bahreïn et aux Émirats Arabes Unis, 7e à Oman et 9e au Koweït.

 

Diffusée sur Netflix depuis le 8 septembre 2026

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