THE STONE ROSES

The Stone RosesVoici 30 ans dans BEST, GBD annonçait l’explosion du phénomène « Madchester » avec l’éclosion des Stone Roses dans la foulée de leur fulgurant premier LP éponyme porté par leur lumineux « I Wanna Be Adored ». Trois décennies après sa publication, le groupe n’a rien perdu de son aura mythique et l’album compte toujours parmi les plus aboutis de l’histoire de la pop music anglaise.

The Stone RosesIl y a deux ans, les murs de Manchester se couvraient d’affiches arborant de fameuses tranches de citron référence directe au retour de l’un de ses groupes fétiches : les Stone Roses ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/the-stone-rosesun-pour-tous.html ). Il faut dire qu’en deux albums seulement publiés en plus de quarante années, la formation de Ian Brown et de John Squire occupe une place à part dans la mythologie du rock British. Car sans les Stone Roses pas de « Madchester », mix de rock alternatif, de psychédélisme, de sons électroniques hérités de leurs ainés les New Order  et de défonces au MDMA,  ni bien entendu de Happy Mondays, Inspiral Carpets, Charlatans ou James, qui ont émergés, inspirés par nos « roses de pierre ». Sans oublier bien sur les Oasis, influencés par ricochet eux aussi par les Stone Roses. Lorsqu’en 89, je chronique cet LP inaugural, même si j’en dis le plus grand bien, je suis loin de me douter de son rôle charnière dans l’évolution du rock British… flashback !

The Stone RosesPublié dans le numéro 253 de BEST sous le titre :

L’éclosion

Manchester de contrastes où fleurissent ces roses des sables, petits boutons odorants et si piquants qui évoquent pêle-mêle les pépinières disparues des Beatles, Monkees, Byrds, Housemartins ou Dream Syndicate, les Stone Roses pointent enfin le bout de leur rock hors du garage. Tout a commencé dans une banlieue mancunienne lorsque John Squire, futur guitariste, rencontre Ian Brown, futur chanteur, à la maternelle. Les kids grandissent dans la passion Beatles et Pistols télescopée et finalement, les Roses fleurissent au printemps 85. Manchesterien célèbre, Peter Hook, le bassiste de New Order, assiste à un concert des Roses et flashe immédiatement sur le quatuor. II les programme dans son club I’Hacienda et va même jusqu’a produire « Elephant Stone » leur tout premier single. Jeunes after-Mods dans le vent, les Stone Roses emportent la ville en chantant le nombrilique « I Wanna Be Adored » que l’on retrouve sur cette première Large Pizza. Dans les guitares acides aux réminiscences psyché, la voix de Ian Brown monte comme un brouillard définitif. Et la bravado des Roses crève la grisaille de Manchester. Le producteur des premiers Simple Minds, John Leckie signe là ce « coup d’essai coup de maitre » de premier LP. Et comme les Roses ne respectent rien, ils retaillent un portrait au légendaire Simon Garfunkelien « Scarborough Fair » en « Elizabeth My Dear » dont les harmonies défient l’apesanteur. Dans le phasing des guitares, la ravageuse simplicité chant / basse/ guitare / batterie rappelle furieusement la pop somptueusement agitée des Squeeze. « Made Of Stone » chantent Ian et ses copains avec la conviction de ceux qui jettent toutes leurs forces dans la mêlée pour tailler un rock inaltérable comme leurs roses des sables.

Publié dans le numéro 253 de BEST daté d’aout 1989

BEST 253

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