THE PSYCHEDELIC FURS : « Mldnight To Midnight »

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the Psychedelic Furs 

Voici 30 ans dans BEST, au printemps 1987, je chroniquai le virulent 5éme LP des Psychedelic Furs. Publié dans la foulée du succès planétaire de leur méga-hit « Pretty In Pink », « Mldnight To Mldnight » deviendra très vite l’album le plus populaire de la formation des frères Butler porté par l’irrésistible « Heartbreak Beat ». Retour vers le futur des troublantes « fourrures psychédéliques ».

 

 

On connaissait déjà le « Venus In Furs » du Velvet Underground, mais lorsque le trio the the Psychedelic Furs Midnight to MidnightPsychedelic Furs apparait à Londres au paroxysme de la vague punk de 77, ils endossent d’abord d’autres patronymes tels que Radio puis RKO et enfin The Europeans, avant d’opter définitivement pour les PF dés 1979 avec leur premier LP éponyme, déjà passablement influencé par David Bowie, une source à laquelle ils ne cesseront jamais de s’approvisionner. Petit succès d’estime, mais il faudra patienter jusqu’au quatrième 33 tours, « Mirror Moves » enregistré et produit chez lui à Woodstock par le magicien du son Todd Rundgren. Porté par l’entêtante « The Ghost In You » et par le puissant « Heaven », l’album servira de révélateur photographique aux Psychedelic Furs. Hélas après le carton planétaire de son successeur « Mldnight To Mldnight », les PF publient encore deux albums avant de disparaitre au tournant des 90s. Dix ans plus tard, après quelques aventures en solo, les Furs décident de se reformer. Un solide « Best of » intitulé « Should God Forget : A Retrospective » et une solide tournée replacent les PF sur l’échiquier musical. Aux dernières nouvelles, même s’ils n’ont rien enregistré de neuf depuis 91, les Psychedelic Furs continuent inexorablement de donner réulièrement des concerts. Long live rock…

 

 Publié dans le numéro 224 de BEST

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L’air du moment, plus froid, plus dur, sied aux fourrures psychédéliques. Celles de Richard Butler sont très en vogue aux USA. Normal, le rock des Psychedelic Furs s’identifie à la génération du « Breakfast Club ». Lorsqu’il a offert au réalisateur John Hughes le title-track de « Pretly ln Pink », le groupe anglais n’imaginait sans doute pas qu’il ferait hurler les minettes de Salt Lake City. Après tout, les yankees ont bien récupéré Billy ldol pour en faire une version punk de Sinatra, alors pourquoi pas les PF ? Chez nous, dans la CEE, on n’a pas attendu « Pretty in Pink » pour fondre sur les Furs. En quatre albums, le nucleus constitué du vocaliste Richard Butler, du guitariste John Ashton et du bassiste Tim Butler a su imposer un son identifiable entre tous. Une voix déchirée empreinte d’une émotion qui ne manque ni de Kerr ni de Smith,sans oublier une indispensable petite touche de Bowie, quelques guitares nerveuses sur un sax pulsé, mais quand ça passe à la radio, on s’éjecte du siège de l’auto en hurlant : « Putain, le nouveau Furs c’est vachement bien ! » Et, putain, cette fois encore, le nouveau Furs est foutrement bon. Certains signes ne savent pas tromper, lorsque j’écoute « Midight To Midnight » le speed des Psychedelic Furs décuple la puissance de mon bolide coupé BRG (British Racing Green). Si « Mirror Moves » était un bon album, celui-ci dégage une plus grande force et le groupe prouve qu’il a su gagner en cohérence. On y trouve quelques hits garantis comme « Heartbreak Beat »  ou le somptueux « Angels Don’t Cry » sans oublier « Pretty In Pink », bien sûr. Au-dessus des formats des hits, des charts, des tops ou des flashes, de « minuit à minuit », laisse-toi envelopper de ces fourrures psychés, pour réchauffer enfin la nuit.

 Publié dans le numéro 224 de BEST daté de mars 1987

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