Sandy Pearlman Don’t Fear the Reaper !

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Pearlman & BOC

Il était le manager-producer extraordinaire des Blue Öyster Cult. Mais pas seulement. Black Sabbath, le Clash, the Dictators et Dream Syndicate entre autres sont passés aussi soniquement que professionnellement entre ses mains expertes. Sandy Pearlman s’est éteint à Marin County à seulement 72 ans et le rock se trouve à nouveau orphelin.

tumblr_mijdafwmDM1rxvwd2o1_500À l’instar des héros juifs de la punk revolution américaine, de Lou Reed à Joey Ramone en passant par Seymour Stein ou Hilly Crystal, Sandy Pearlman pousse ses premiers cris dans la métropole new-yorkaise et plus précisément à Rockaway (Beach ?) dans le Queens. Pearlman, fils de pharmacien est tout d’abord poète. Et à 24 ans seulement, il se choisit un groupe monté de toutes pièces pour incarner ses textes rebelles. Il les baptise d’abord Soft White Underbelly, s’inspirant d’un discours de Churchill, puis Oaxaca à cause d’une descente en flamme par la critique d’un concert du groupe au Fillmore East. Finalement, ce sera the Blue Öyster Cult, un groupe que Pearlman va manager et produire jusqu’à la fin des 80’s. Incroyable touche à tout, il était aussi rock critic pour le magazine underground Crawdaddy. Manager de Black Sabbath (période Ronnie James Dio), il produit le second LP du Clash « Give ‘Em Enough Rope ». On le retrouve également aux manettes sur des albums des Romeo Void, des Dictators, Pavlov’s Dog, the Dream Syndicate… sans doute séduit par Fabienne Shine, Sandy Pearlman manage également notre Shaking Street national.

« The Reaper »Pearlman & the Clash

Infatigable et surtout visionnaire, à la fin des 90’s il lance ce qui deviendra la première boutique de musique online baptisée e-music.com. Auparavant, il avait pris le temps de fonder le label alternatif 415 records. Jusqu’à la fin de sa vie, il n’aura de cesse de transmettre la flamme rock, cette fois avec des étudiants, en enseignant à la fois la musique, mais aussi la philosophie dans la prestigieuse université McGill de Montréal. Hélas, en décembre dernier, Pearlman avait été victime d’une hémorragie cérébrale et son pote Robert Duncan avait alors monté un crowdfunding pour lui venir en aide et financer ses frais médicaux. Selon Duncan, il devait largement pouvoir revendiquer la paternité de l’expression « heavy metal ». Il s’est éteint chez lui à Marin County, près de San Francisco. Pour nous, Sandy Pearlman demeurera un authentique héros de la rock-culture.  « Une célébration de sa vie exceptionnelle sera bientôt annoncée », promet Robert Duncan sur sa page Facebook. Le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre, c’est de jouer à fond la caisse le titre emblématique le plus célèbre qu’il ait produit : « The Reaper » du BÖC, sur la sono la plus puissante à portée de main…car Sandy Pearlman n’a décidément rien à craindre de la faucheuse. RIP man !

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