ROB HALFORD MA CONFESSION

Aux côtés de Black Sabbath, Judas Priest fût l’un des pionniers du heavy metal britannique des 70’s. Dans « Ma confession »  autobiographie humble, intelligente et drôle, Robert John Arthur Halford livre un récit sans prétention de sa vie et de son incroyable aventure en tant que vocaliste-chef de Judas Priest.

Rob-Halford-ConfessionJudas Priest est né dans la ville industrielle de Birmingham, en Angleterre, en 1969. Mais, c’est à l’arrivée de Rob Halford ,en mai 1973, que Judas Priest deviendra l’archétype du groupe de heavy metal des 70’s et des 80’s. Cette voix aiguë surpuissante, l’imagerie SM  bondage faite de clous et de cuir, ce son distinctif de deux guitares aux sonorités lourdes et plombées pour inventer des morceaux emblématiques tels que « Breaking the Law », « Living after Midnight » et « You’ve Got Another Thing Comin » hisseront le groupe aux plus hauts sommet des charts internationales.

Par Jean-Christophe MARY

 

Rob HalfordDisques d’or, tournées marathon, Judas Priest est devenu au fil des 70’s et 80’s l’une des formations heavy metal les plus populaires du Royaume Uni. Décors scéniques grandioses, light show époustouflant, de toute évidence Rob Halford et son groupe avaient déployé les grands moyens pour devenir ce mastodonte métallique. Riffs en béton armé, rythmique plombée et vocaux en acier trempé, le groupe regorgeait de titres mélodiques à la puissance tellurique. Et les concerts orchestrés de main de maitre par Rob Halford sont toujours de grands moments de rock’n’roll. Car en live, ce show-man tient autant de la diva que du chanteur de rock. Dans cette autobiographie, il nous livre quelques confidences sur son incroyable parcours. Dans la première partie consacrée à son enfance en banlieue de Birmingham, dans une famille aimante, mais où les parents se déchirent, il revient sur ses premiers jobs (éclairagiste dans un théâtre, vendeur de fringues, vendeur dans un sex-shop) et relate bien sûr ses débuts de vocaliste (Athens Wood, Lord Lucifer, Abraxas, Thark et le groupe de pub rock Hiroshima). Le chanteur révèle que c’est sa sœur cadette Sue qui le pousse à auditionner pour Judas Priest.

Rob HalfordÀ partir de ce moment s’enchainent les événements marquants d’une vie bien remplie : des anecdotes autour de concerts et tournées avec AC/DC (on y apprend que Angus Young ne tient pas l’alcool !), Iron Maiden (Rob avait des vues sur le chanteur Paul Di’Anno ), de la conception des albums ( Rob a réenregistré l’intégralité des parties vocales sur le live « Unleashed In The East »…quand  à « British Steel », elle a été écrite dans le célèbre manoir où John et Yoko ont fait « Imagine »,  à Tittenhurst Park), le tout émaillé de souvenirs torrides dans les bars gays et toilettes publiques, même si le chanteur tente désespérément de trouver l’homme de sa vie, avec lequel il pourrait un jour s’installer. Dans les « Jawbreaker, Turbo Lover, Raw Deal » ou « Eat Me Alive » (écrit dans un état d’ébriété avancé à Ibiza ) tout est dit. Sa vie fût étroitement liée au groupe, jusqu’à cet accident en 1991, où il s’ouvre le crâne sur scène avec le guidon de sa Harley-Davidson, à Toronto durant la tournée Painkiller. Avec une totale sincérité, il partage son alcoolisme, son addiction aux drogues, ses gardes à vues, ses pratiques sexuelles (parfois peu catholiques) puis la rédemption, la désintoxication, son coming-out tardif sur MTV (1998) et enfin la découverte de l’amour avec son compagnon Brad. Il revient sur ses rencontres insolites avec Andy Warhol, Madonna Jack Nicholson au Live Aid 1985, la Reine d’Angleterre (en 2005, c’est un Rob visiblement ému et tiré à quatre épingles qui, comme une sélection d’autres musiciens triés sur le volet, est convié à rencontrer Elizabeth II dans le cadre d’une cérémonie célébrant les plus grands représentants de la musique britannique, qui contribuent à l’économie et au rayonnement du Royaume-Uni dans le monde). On tourne les pages d’un carnet de bord intime où moments de joie et tragiques sont racontés avec un humour corrosif so british. Et, bien sûr, on se régale de ses mille et une petites anecdotes autour du tryptique « sex & drugs and alcohol ». Bref, une vie intégralement rock’n’roll.

MA CONFESSION Par Rob Halford chez Talent Editions

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