RINGO STARR « What’s My Name »

Macca & RingoPour son nouvel album l’ami Ringo Starr applique à la lettre le vieux précepte du « on ne change pas une équipe qui gagne ». Même home studio perso à LA, même équipe ou presque avec Dave Stewart, Joe Walsh et Steve Lukather, même superstar bassiste, gaucher, et ex-Beatles en guest (Starr) d’exception, et même éternel humour potache, « What’s My Name », en plus de tous ces atouts, nous offre un inédit de John Lennon exhumé par Jack Douglas, l’émouvant « Grow Old With Me ».

Ringo What's My Name"Qui l’aurait cru, c’est le vingtième album de Ringo Starr, depuis le split des Beatles, et son « Sentimental Journey » de 1970 ! Bon, dans le même temps, Neil Young nous en fait exactement deux fois plus, tout comme Paul McCartney. Mais Ringo est beaucoup plus dilettante, on va dire ! Ce qui ne l’empêche pas de briller, bien au contraire. Et, justement, ce « What’s My Name » semble se placer dans le peloton de tête de ses albums les plus aboutis. Dès le premier titre, « Gotta Get Up To Get Down”, écrit et interprété en duo avec son vieux pote Joe Walsh, au style guitaristique inimitable, on plonge droit dans un rock blues aussi désopilant que puissant. Autre titre, autre complice, cette fois avec une vieille connaissance, (Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/stewart-et-lindsey-les-deux-font-la-paire.html ) l’ex-Eurythmics Dave Stewart pour « It’s Not Love That You Want » aux reminiscences de son “I Think Therefore I Rock N Roll”. Mais c’est avec l’inédite et jamais achevée par Lennon, “Grow Old With Me », que les choses sentimentales commencent vraiment. Délicate et tendre balade, comme John savait si bien les inventer, retrouvée grâce à la complicité du producer Jack Douglas, qui avait accompagné John & Yoko sur leur ultime « Double Fantasy », elle est aussi simple que délicate et, avec Paulo en guest, carrément irrésistible.

Ringo-Starr-Autre titre autre invité, avec le guitariste de Toto, un habitué du Ringo All Stars, qui co-signe et joue sur la festive « Magic ». Certes, le solo de Steve Lukather ressemble à s’y méprendre à celui de « Reelin’ In the Years » de Steely Dan, mais le rock n’est-il pas un éternel recommencement ? La preuve, puisque non seulement Ringo retrouve son pote Macca pour la seconde fois de l’album, mais en plus sur une reprise bien déjantée de « Money » ( écrite bar Berry Gordy himself, tout de même) paradoxalement bien plus Flying Lizards (1979) que Beatles sur « With the Beatles » (1963). Autre perle du CD, composée par Sam Hollander, « Better Days » est un rock-blues aussi festif qu’entrainant. Composée par Gary Burr, un cador de la scène country, l’insouciante « Life Is Good » est aussi une classique du genre. Plus banale « Thank God for Music » se la joue rétro 60’s…tout en nous évoquant le « That’s Why God Made the Radio », le dernier hit des Beach Boys en 2012. Back to country music, avec la tendre « Send Love Spread Peace ». Composée avec un autre champion de Nashville, Gary Nicholson, qui a bossé avec Willie Nelson, Waylon Jennings et George Strait, c’est aussi une des plus cools de ce Ringo-là. Enfin, on passe la 5éme vitesse avec le boogie blues enfiévré de la chanson-titre « What’s My Name », composée avec le Men At Work Colin Hay, qui semble avoir puisé aux mêmes sources que le « Cadillac Walk » de Mink DeVille. Encore plus star que Starr, le nom « Ringo » y est scandé plus de huit fois, en moins de quatre minutes dans la chanson…au moins, on ne risque pas de l’oublier 😛

 

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1 réponse

  1. DENIS GARNIER dit :

    rien a ajouter

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