R KELLY : « The Buffet »

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R Kelly and Ariirayé

R Kelly and Ariirayé

 

Pour ce 13éme album-studio, « The Buffet », on ne peut pas dire qu’on ait fait preuve de beaucoup d’imagination pour sélectionner ce titre. Mais chez R Kelly il y a parfois plus loin qu’on ne le croit entre la poire et le fromage Et ce « Buffet » coté blackitude promet de nous réserver quelques surprises. Même si onnaissant le Rythmeur & Blueuseur fou de Gotham City, on sait qu’à un moment et à un autre, il sera forcément question d’amour.

The BuffetD’ailleurs après une bref intro, R attaque direct avec « Poetic Sex » au parlé-chanté aussi sensuel qu’allumé. « Anything Goes » un peu spatial et elctrochoqué aux confins de The Weeknd. Same story avec la suivante ‘Let’s Make Some Noise ». Mais, cette fois, en duo sensuel et sans suite avec la chanteuse de LA Jhené Aiko. Premier single, le festif « Marching Band » boosté par ses cuivres chaleureux où Robert Sylvester Kelly fait ce qu’il sait le mieux faire, jouer la carte de la séduction et finalement rafler la mise. « Switch Up » avec Lil Wayne et Jeremih offre ainsi son beat chaloupé sur des séquences synthétiques futuristes. Touchante « Wanna Be There » avec Ariirayé, alias Joann Kelly…soit la propre fille de 17 ans auprès de laquelle il en profite pour s’excuser de n’être pas plus souvent présent à la maison car, assure-t-il : I just wanna be there ( je veux juste être présent) « je sais que tu as tant à faire… » lui réplique l’adolescente. On songe au duo de Will Smith avec son fils « Just The Two of Us ». Pour « All My Fault » retour au style neo-old school avec grandes envolées lyriques sur gammes de piano électrique, bref du R Kelly classique comme on l’aime. Suit « Wake Up Everybody », soul délicate où plane l’esprit de « Shaft » d’Isaac Hayes. Cool song du matin, bref du pain béni pour les DJ des lèves tôt. Car ce titre a un bon swing, loin d’être juste un gimmick. Et c’est sans doute aussi la plus belle composition de cet album inégal avec son groove pulsé comme un cœur bat.

l’R de rien

Superbes vocalises aériennes avec « Get Out of Here With Me », où R Kelly fait si bien son Marvin Gaye et c’est dans ces moments-là qu’il est au sommet. Si les slows-braguette existaient encore, celui-là aurait un certain succès dans les soirées. Avec « Backyard Party » il renoue un peu avec le style « Step In The Name of Love » pour une compo insouciante comme un matin radieux. Mais ce R sait aussi se montrer un parfait fêtard. Le titre « Sex time » parait assez explicite, non ? On ne va pas tout de même pas vous faire un dessin. Enfin l’album s’achève « Let’s Be Real Now » que l’on pourrait traduire par « et si on passait aux choses sérieuses », ce R Kelly quel fieffé coquin. En tout cas avec son midtempo et la présence féline de la sensuelle Tinashe, cette chanson en forme d’épilogue est incontestablement l’autre moment fort de cet album plutôt tourné vers la modernité, le regard droit en avant sans jamais jeter un œil dans le rétroviseur…même si à l’instar de la Tour Eiffel qui ne change guère, l’R de rien, ce Kelly-là sera toujours le même. Et comme avec lui lorsque c’est fini cela n’est jamais fini, quatre titres dans la version bonus –dont le tropical fun « I Just Want To Thank You »- viennent épicer ce buffet où, vous me croirez ou pas, il y a forcément à boire et à manger.

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