PAUL McCARTNEY Egypt Station

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Paul-McCartney 

C’est son 18éme solo, mais le 37éme depuis le split des Beatles, de son petit nom « Egypt Station » le nouvel album de Paul McCartney est incontestablement sa plus belle œuvre d’art depuis l’excellent « Memory Almost Full » de 2007…même si certains, coté comparaison, remontent carrément au brillant « Pipes of Peace « de 83. Au-delà des dates, et en substance, le Macca nouveau est un sacré grand cru. Destination « Egypt Station » …

 

Egypt StationOn avait déjà découvert deux, puis un troisième titre, au début de l’été de ce qui semblait être un album particulièrement prometteur de Paul McCartney. Mais c’est surtout, lorsque James Corden pour son « Carpool Karaoké » nous a offert son « Magical Mystery Tour » de Liverpool aux côtés de l’ex-Beatles qui les a interprété en live, qu’on s’est dit que, cette fois, la mayonnaise était effectivement en train de prendre ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/welcome-to-the-magical-mystery-macca-tour.html ). Résolument rock, dans une forme éblouissante, tout en assurant impeccablement son service « avant-vente » Paulo nous a aussi fait beaucoup rire avec Jimmy Fallon, leur ascenseur gag et leurs sketchs hilarants. Et même si sa voix s’est très légèrement voilée, au fil du temps, il prouve néanmoins avec cet « Egypt Station » que lui n’a pas changé d’un iota. Les 16 titres (dont une intro et une conclusion) de ce nouvel album sont autant de perles fines et précieuses, constituant sans doute la collection de chansons la plus aboutie depuis son divorce à 50 millions de dollars avec Heather Mills et son si brillant « Memory Almost Full » qui avait suivi en 2007. Inspiré par une toile que Paulo avait lui-même réalisée voici des années et qui illustre ce nouvel album, voici donc, titre par titre, l’analyse de cet « Egypt Station » qui nous donne à tous l’envie de marcher et même de danser, comme un égyptien 😉

Juste après l’intro de « Opening Station », Paul McCartney nous entraine sur le piano mélancolique modèle « Warm and Beautiful » de « I Don’t Know », un des titres prémices découvert cet été. « My brother told me life’s not a pain » chante-t-il et je songe immédiatement  au cool…Mike McGear rencontré au début des 90’s à Liverpool. Le titre est bien nonchalant, dans une ambiance qui évoque un peu son « Driving Rain ». On l’avait également découvert cet été en joyeuse estafette du nouvel album, voici « Come On To Me », un véritable hit tout en puissance rock, aux guitares en avant et au texte musclé, comme un écho de « Moonberry Moon Delight » sur « Ram ». Cette super compo à la Macca rappelle aussi le « Nod Your Head », justement sur le fameux « Memory Almost Full »…mais en carrément mieux et en plus joyeux. On peut donc imaginer que notre Paulo avait le moral à zéro avant de rencontrer sa voisine de palier et millionnaire Nancy Shevell, mais que lorsqu’il est véritablement  « in love », sa créativité s’en trouve largement boostée. Remember Linda et les années dorées de Wings ? L’autre parallèle est également en forme d’interrogation : à force de se marier à des femmes juives, il va finir par le devenir lui-même. Ne dit-on pas qu’il célèbre déjà Kipour, Roch Hashana et les principales fêtes juives ? Dans la composition suivante, « Happy With You » il entonne gaillardement :

« I used to get stoned, I used to get wasted but these days are gone coz I’m happy with you ( j’ avais l’habitude de fumer de la beu, de me défoncer, mais ces jours sont révolus, car je suis heureux avec toi). Bien entendu, on imagine immédiatement Nancy dans le rôle de « you »…. en découvrant ce bel acoustique cool comme un inédit de « RAM », qui évoque aussi  « Julia » du White album… moment magique. Un peu plus tard, il chante qu’il picolait et qu’il mentait même à son docteur, mais que ces jours-là sont révolus. On songe un peu au « No No Song » de Ringo Starr en 74…sauf que là, pour le coup, on y croit vraiment à cette belle sincérité, presque comme un promesse d’adolescent. Moins original, mais toujours d’un excellent niveau,Fuh You

« Who Cares » est un sérieux boogie aux cool guitares, qui rappelle « Dizzy Miss Lizzy », mais en plus soft et forcément 50 ans plus tard 😉 Sans doute LE titre le plus précieux de cet « Egypt Station » je vous présente « Fuh You » ou ZE HIT imparable que l’on retient à la première écoute, et que l’on se surprend à chanter à tue-tête avec Paulo dès la seconde  Superbe compo- composée avec Ryan Tedder le leader de One Republic-, au beat entrainant et au clip aussi craquant que cette composition lumineuse qui déborde d’innocence. Vertigineux arrangements de violons dignes de la période Beatles, ce truc c’est du caviar pour les oreilles, une émotion à vous faire dresser le poil sur le dos. Plus discrète et forcément intimiste, « Confidante » balade acoustique et légère cultive une mélancolie à la « Ever Present Past ».

De prime abord, « People Want Peace » semble peut-être un peu plus faible… mais le clin d’œil appuyé au « Give Peace a Chance » à la fin ne peut laisser quiconque a aimé John indifférent. Incontestablement, un des plus beaux slows du projet, « Hand In Hand » avec son  piano voix, super simple et dépouillé, aux faux accents de « Treat Her Gently » se révèle superbe et émotionnel à la fois par le son et par le thème, speed comme un vieux hit des Beatles. « Dominoes » est attachante, comme pouvait l’être en son temps la magique « Uncle Albert/ Admiral Halsey », riche en émotions et en harmonies…et en surprises, puisque à 4:35 on glisse carrément dans une référence sonore à « Strawberry Fields ». Avec « Back In Brazil », on rencontre un autre Paulo, le Senhor McCartney qui nous offre une samba synthétique revue et corrigée par ses soins. Cool métissage aux sonorités particulièrement rigolotes, Macca s’amuse et nous aussi, tandis que l’on entend scander « Ichiban » qui signifie « numéro un…en japonais »…si quelqu’un peut m’expliquer…welcome. « Do It Now », porté par son clavecin en intro aussi rétro que mélancolique, un peu à la « The end of The End »…sur justement à nouveau le fameux « Memory Almost Full »…non, décidément la mémoire est bien loin d’être saturée. Et c’est là qu’on se dit : trop bien ce nouveau Macca. « Caesar Rock » est-il encore meilleur que la salade ou la guerre des Gaule ? La réponse est oui, indubitablement ! Électro percuté en intro et franchement volontaire par la suite, puis encore plus rock et déterminé, voire carrément couillu avec ses chœurs virils qui répondent dans une fin surprenante avant d’entamer un virage funky incroyable à la fin entre Bruno Mars et Prince sic …« Caesar Rock » est un vrai trip black . Et on se prend à rêver d’un équivalent de « Young Americans » de Bowie, un album soul pour Paul McCartney. Next time maybe ?Paul & Nancy

Avec « Despite Repeated Warnings », c’est back to piano intemporel, pour le titre le plus long du CD qui ne cesse d’évoluer, accélérant peu à peu gravement jusqu’à sa conclusion. À 4 :34 on est électrisé par une énergie rare aux relents de « Let Me In » ou de « Rock Show ». Quant au thème de la chanson…comment ne pas songer à Donald Trump en filigranes, lorsqu’il évoque ce « captain qui refuse d’écouter » et qu’il dépeint ainsi au milieu de la chanson : « the captain’s crazy but he doesn’t let them know/He’ll take us with him if we don’t do something to stop him », soit en français : « le mec est dingue, mais il ne s’en cache pas et si on ne l’arrête pas, il va nous entrainer par le fond avec lui ». Cela ressemble à s’y méprendre à une sévère critique du Président US actuel, surtout lorsqu’on entend un peu plus loin : « comment l’arrêter, lui piquer les clefs et l’enfermer…si on y parvient, on peut sauver la situation… ». Enfin, pour découvrir la chanson la plus vénère de ce Macca de si bonne facture, il faudra attendre « Hunt You Down/Naked/ C-Link », le dernier titre en forme de medley aux guitares rugissantes qui peut évoquer « Rock Show »…mais là aussi, on est séduit par un titre protéiforme, aux séquences successives, un peu à la manière du medley à la fin de « Red Rose Speedway »… en 73…souvenirs souvenirs….. En conclusion, et sans joke à deux balles, vous me connaissez, cet « Egypt Station » mérite très largement qu’on s’y arrête. La preuve, il est déjà numero un un peu partout autour du monde comme dans « Back to Brasil »…Ichiban…Ichiban….

 

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2 réponses

  1. DENIS GARNIER dit :

    JE VALIDE , dans le papyrus for ever ……………;

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