OSTED « Blind Reflection »

Osted  by Carl Neyroud

Osted by Carl Neyroud

Pour une fois, un groupe hexagonal vocalise en Anglais et pas comme un vache de là-bas. Osted est un quintet rock nostalgique des années 80 des Psychedelic Furs, de Cure et de Joy Div, mais ne rechigne pas à adopter une pop évanescente avec tout ce qu’il faut comme pouvoir mélancolique : telle est la leçon de leur premier album « Blind Reflection » orfévré par l’ami Kenny Jones.

 

Osted  On dit souvent que la pomme ne tombe jamais très loin du pommier, c’est bien l’histoire Osted. Produit par Kenny Jones qui signe, entre autres, la prod de tous les albums d’Oppposition ( Voir sur Gonzomusic   https://gonzomusic.fr/the-opposition-au-revoir-marcus-bell.html  ,  https://gonzomusic.fr/opposition-le-retour.html et aussi    https://gonzomusic.fr/la-meilleure-des-oppositions.html  ) ce groupe de la région de Metz aura assuré sasn faillir toutes les premières parties de la tournée de la formation de Mark Long. Et ce « Blind Reflection » porte en lui tous les chromosomes de cette bonne vieille New Wave British. And so what ? Auparavant, ces jeunes gens ont lancé leur propre Kiss Kiss Bank Bank  pour réaliser leur rêve : enregistrer en Angleterre, avec un vétéran surdoué des 80’s. Et dès le financement par crowdfunding assuré, les Osted filent au 140 Station Road, à côté de Finchley, dans le Grand Nord de Londres, au Alchemy Studio où Kenny Jones œuvre depuis 40 ans à la quintessence d’une certaine conception du son à l’anglaise.  Certes, les dix compositions climatiques de ce premier album sont comme un voyage dans le temps, mais c’est justement ce qui fait leur charme.

OSTED  by Carl Neyroud

Osted by Carl Neyroud

Dès le premier titre, le groupe annonce la couleur, « The Sun Darling » on surfe entre Cure et le « I Wanna Be Adored » des Stone Roses pour plonger dans le kripto-New Order « Fade Away ». Rock forcément crépusculaire et Ian Curtissien pour « Endless Night », Blue Nilien sur « You Dance », Martin Stephenson and the Dainteesesque et aussi In Between Dayesque sur la jolie « Faces », slow Psychedelic Furs sur la radieuse quasi pop « Our Past Just Disappeared » et, de manière très surprenante, saturée comme une chanson énervée de Neil Young…avant d’alterner avec la délicatesse la plus poétique, la bien nommée « Exit » clôt cet étonnant projet made in France, car malgré son patronyme danois, une ville située à l’est de Copenhague, et son talent pour vocaliser en anglais sans accent  ultra-camembert à la Anne Hidalgo, Osted est une sensation rock bien de chez nous, que je vous invite à partager.

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