NEIL YOUNG + PROMISE OF THE REAL : « The Monsanto Years »

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Neil Young & the Nelson brothers

Pour son 36ème album, Neil Young a choisi de porter le fer contre la multinationale Monsanto et pour l’épauler contre ce Big Brother de l’agro alimentaire, notre « Loner » s’est entouré des deux fils de Willie Nelson Micah et Lukas avec la formation de ce dernier, Promise of the Real…pour un album qui justement tient toutes ses promesses.

 

"the Monsanto Years"

On connaissait Neil Young tout seul, Neil Young and Crazy Horses et même Neil Young and Pearl Jam, mais cette fois le rocker Canadien s’est entouré de Promise of the Real, le groupe du fiston de Willie Nelson, Lukas. Depuis trois décennies, Neil Young s’est investi dans l’association Farm Aid qui vient en aide aux cultivateurs et fermiers américains. Or Neil Young considére les OGM et les firmes agro-alimentaires telles que Monsanto représentent un danger non seulement pour l’homme mais également pour l’agriculture traditionnelle. A la dernière édition du Farm Aid, Lukas et Micah Nelson, que Neil a vu grandir, ont répondu à son invitation de l’accompagner sur scène pour une version de son fameux « Living in the Free World ». Dans la foulée, il leur propose alors de contribuer à son futur nouvel album…qui sera produit au Teatro à Oxnard, en Californie, un ancien théâtre reconverti en studio d’enregistrement, là où précisément Willie Nelson avait capturé son dernier CD, justement intitulé « Teatro ». Et à l’instar de ses combats précédents « Living With War » en 2006 et « Fork in the Road » en 2009, « The Monsanto Years » est un concept- protest-album, un cocktail Molotov sonique lancé contre la multinationale qu’il accuse d’empoisonner notre Terre. Et dés le premier titre « A New Day for Love », Neil Young n’y va pas avec le dos de la cuillère, il décoche ses riffs de guitare si identifiables, comme un archer ses flèches, contre un Empire du Mal dans un style qui évoque son « Hey Hey My My ». Plus cool, avec son harmonica aux réminiscences de « Harvest », « Wolf Moon » ressemble à ces balades que chantent les cow-boys à la lueur de leur feu de bois dans la prairie. Sans doute la composition la plus musclée de l’album, voici «  People Want to Hear About Love » et son petit air émotionnellement révolutionnaire. Toute aussi énervée pour la défense du fermier US étranglé par les corporations, « Big Box » offre sa longue (8’ 18’’) litanie incisive. Le titre annoncé comme « Rock Starbucks » est devenu « A Rock Star Bucks a Coffee », mais sous ses sifflets guillerets à la Monty Pythons, elle balance un texte brûlot incendiaire «  I want a cup of coffee/ But I don’t want GMO/ I’d like to start my day off/ Without helping Monsanto… »…

Pas d’OGM

Neil Young ne pourrait pas être plus clair : pas d’OGM ni de Monsanto, donc pas de Starbucks coffee dont les petits grains sont dopés et génétiquement modifiés. Bis repetita…Young remet le couvert avec la chanson-titre « The Monsanto Years » aux accents de « Down by the River », un puissant torrent émotionnel qui charrie ses convictions comme autant de pépites d’or. L’album s’achève sur « If I Don’t Know », une cool rengaine classique NY à la manière de « Walk On ». Morale de l’histoire, notre « Loner » a réussi son pari, après avoir écouté son « The Monsanto Years », je ne suis plus prêt de pousser la porte d’un Starbucks pour m’enfiler un petit noir OGMisé. Thanx for the good advice, uncle Neil !

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