LE DERNIER COUP DE VOLCOUVE

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Jacques Volcouve 

Le fameux historien des Beatles se sépare de sa cave aux trésors. Quarante ans durant, Jacques Volcouve a accumulé ce qui constitue sans doute l’une des plus belles collections consacrée aux Beatles EVER. Cette avalanche d’objets-cultes sera dispersée le week-end prochain, à Drouot, au cours d’une vente historique qui s’étalera sur trois jours de paix, d’amour et de musique. (voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/la-caverne-dali-baba-des-beatles-en-vente-a-drouot-en-mars.html )

 

A Hard Day's Night - Tell Me Why recto juke box single SOE 10 121 Odeon France En matière de Beatles, il y a Jacques Volcouve et puis les autres. Depuis l’aube des 70’s, ce passionné des Fab Four se démène comme un beau diable pour que se perpétue la légende des Beatles, en groupe comme en solo avec son association le Club des Quatre de Liverpool. Mais, au-delà de l’éxégèse des chansons, Volcouve est également un expert es-Beatles pour tout ce qui touche aux objets Beatles. A la veille de se séparer de la caverne d’Ali Baba d’objets magiques liés aux Beatles qu’il a collectionné depuis l’aube des 70’s, Gonzomusic a souhaité rencontrer ce bon docteur És-Beatles.

« Quel âge as-tu ?

 Quand les gens me posent la question de mon âge, je leur réponds : j’ai l’âge du rock and roll. Je suis né à Paris, dans le 12éme à l’hôpital Saint-Antoine. J’ai un frère de 18 mois plus agé que moi. Mes parents étaient des juifs russes et polonais. Ma grand-mère maternelle était russe blanche. Elle était dans un petit village, un shtetl, qui a subi un pogrom. Elle était encore très jeune, une dizaine d’années. Les cosaques sont arrivés, ils étaient sans doute bien torchés, car un train arrivant, ils ont balancé ma grand-mère sous les roues du train. Ses deux jambes ont été sectionnées juste en dessous des genoux. Et, comme ils ont vu qu’elle était encore vivante, ils l’ont ramassée et ils l’ont balancée dans un lac juste à côté.  Par bonheur, des villageois ont assisté à la scène et ils l’ont repêchée. Pendant des années, ma grand-mère était cul-de-jatte, elle était sur une planche. Mais malgré ça, quand elle a pu bouger, elle a décidé d’émigrer en Palestine. Arrivée là-bas, elle a été refoulée par les Anglais. Alors, elle s’est dit : je vais aller aux États-Unis. Elle arrive à Ellis Island où elle a également été refoulée. Elle se retrouve à Marseille où elle a enfin pu débarquer. Là, dans le quartier Saint Paul malgré son handicap, elle a réussi à trouver un mari. Elle a eu des enfants et me voilà. Pendant des années, je l’ai vue avec des prothèses, qui pesaient chacune une tonne. Et pourtant, ma grand-mère traversait Paris de long en large ; elle a  même été capable de danser. C’était une femme extraordinaire. Quant à mon père, il est arrivé en France à l’âge de six mois. Il était né en Pologne dans un petit village du nom de Tomashov. Ils se sont retrouvés tous deux dans le 11éme arrondissement, dans le quartier de Charonne. Mon père avait eu la chance d’avoir été prévenu par des voisins de la rafle du Vel d’Hiv qui se préparait. Il est parti à Lyon en zone libre chez son meilleur ami dont la sœur était déjà dans la Résistance. Ma mère avait déjà un petit ami et, avec lui, ils sont descendus rejoindre mon père à Lyon. Après avoir franchi la ligne de démarcation et bien des péripéties, ils arrivent à Lyon. Mais quelques jours plus tard, le petit ami de ma mère est tué dans un bombardement. La suite c’est que ma mère et mon père se sont rapprochés…et me voilà. Quant à ma mère, elle a aussi vécu un véritable miracle, car toute sa famille a été embarquée lors de la rafle.  Au Vel d’Hiv un médecin qui avait soigné ma grand-mère la reconnait, avec ma mère. Il lui suggère alors de dire lorsqu’ils seront convoqués pour passer devant le poste de la Croix Rouge qu’elle est  bien plus jeune qu’elle ne l’est, et qu’elle doit s’occuper de sa mère invalide. Et, grâce à ça, ma mère, ma tante, et ma grand-mère ont été libérées.  Mais du côté de mon père, 24 cousins, oncles et tantes ont été gazés à Auschwitz.

Fan d’Hendrix

Beatles Mag

 Bref, tu cumules le traumatisme de la Shoah hérité de tes parents et la légendaire mélancolie slave.

Je grandis dans le 10éme arrondissement où nous vivons avant de fréquenter le lycée Colbert, puis Charlemagne lorsque nous déménageons boulevard Henry IV, pour s’occuper de ma grand-mère. À la rentrée 67-68, je suis en sixième. Première année d’Anglais.  Moi j’étais déjà fan d’Hendrix. Les Beatles…à peine.

 Comment as-tu découvert un truc aussi dingue que Hendrix à l’âge de 10ans ?

Je ne me souviens pas pourquoi j’étais plus accroché par Hendrix que par les Beatles. Pourtant je connaissais déjà les Beatles, car leur premier disque à être entré chez nous c’était le 45 tours quatre titres de « Quatre Garçons dans le Vent » qui avait été offert à mon frère par ma tante. On trouvait ça sympa, mais sans plus. Et on disait « te » Beatles car on ne savait pas le prononcer. Mais cette année 67 je découvre « Sgt Pepper » et je deviens raide dingue des Beatles. Et j’ai eu également la chance d’avoir un prof d’anglais génial, sauf que j’étais nul. Ma note générale d’anglais au début était de ½ sur 20. Entre juin 68 et septembre 68, j’ai complètement basculé, pour finir avec des notes de folie au BEPC puis au Bac. Là, l’examinatrice m’a demandé si j’avais de la famille en Angleterre pour parler aussi bien, je lui ai répondu « I have four English teachers…John, Paul, George and Ringo ! ». C’est d’ailleurs l’anglais qui a sauvé mon Bac et mon BEPC. A contrario de Dylan qui avait un anglais trop sophistiqué avec des mots abscons, les textes des chansons des Beatles utilisent un vocabulaire simple, universel et très large.

Elle t’aime yeah yeah yeah…

Il n’y a pas que cela, tu le sais bien. J’ai vraiment craqué sur ces mecs. Je les trouvais beaux, alors que je ne suis pas du tout attiré par les garçons, je trouvais qu’ils avaient une belle prestance. Et puis, je me suis rendu compte que, lorsqu’ils donnaient des interviews, tous les gens autour d’eux se marraient. C’est ce qui m’a donné le plus envie de comprendre ce qu’ils pouvaient raconter dans leurs chansons. Il y avait 5 magazines anglais de rock hebdos à la fois…que je pouvais aller acheter. Et toutes les semaines, il y avait des trucs sur les Beatles.

Les Beatles étaient à l’Olympia en 64. Donc tu étais trop jeune pour y être allé et par conséquent tu ne les as jamais vus sur scène. Cela doit être une grosse frustration, non ?

À chaque fois qu’on me dit cela, je réplique : moi, monsieur, je n’ai pas le coté ancien combattant. Mais, en tout cas, cela ne m’a pas ôté l’appétit des Beatles. J’étais boulimique : je voulais tout ce qui les concernait. Badges, disques, articles, livres…

 S’il y avait eu du PQ marqué Beatles, tu aurais été client !

Ah oui, j’aurais pris, c’est sûr. De 70 à 72 je suis insupportable, je suis le fan total.

Beatles Story

Frenchy Beatles

 Pas le fan relou à aller les faire chier, quand ils sont en promo à l’hôtel tout de même ?

 Non, ça je ne l’ai jamais été. Mais je ne parlais que d’eux. Je faisais chier mes copains. Je faisais fuir tout le monde. Le jour où je m’en suis rendu compte, grâce à mon père je m’en suis sorti. Il était cultivé, ouvert. Le soir, en rentrant du boulot, il revenait avec des 33 tours de musique classique, de gospel, de jazz …tout jeune cela forme l’oreille. Il n’a jamais rapporté un Yvette Horner à la maison, on va dire. Cet héritage culturel m’a fait réagir et je suis redevenu ouvert. L’été 72, j’écoutais « Carré Bleu » sur Europe 1 et ils passent des morceaux des Beatles dont j’ignorais l’existence. Et là je deviens fou. Je croyais avoir TOUT des Beatles. Je me précipite sur le téléphone. J’appelle la station et je demande à parler au journaliste qui les a présentés. En fait ces enregistrements, c’était les fameux disques de Noël des Beatles et  aussi des captations du groupe à la BBC. À l’époque on croyait qu’il s’agissait des versions alternatives des chansons en studio.  Quelques mois plus tard, Europe 1 entame la diff de l’adaptation de la Beatles Story de la BBC. À l’époque c’était révolutionnaire. Car, jusqu’à présent les Story à la radio, c’était du bla bla d’animateur et du pousse disque. Et là tout à coup c’était un vrai documentaire sonore, avec interviews, archives ; c’était extraordinaire. J’écoute le premier épisode et je détecte des erreurs. Deuxième épisode même combat. Là, je téléphone à Europe 1 et demande à parler à l’animateur. Il me fait venir à la radio et vérifie ce que je lui avais dit. Et ce que je lui avais dit était vrai. Du coup, il me propose de venir deux ou trois fois par semaine, de regarder avec lui et, comme j’avais déjà des archives, j’ai enrichi la Beatles Story. Et puis parfois, je faisais une petite voix à l’antenne. À l’époque, il y avait moins de terrorisme. Quand tu allais dans une grande radio, c’était un moulin, un point de concentration du show-business :  attachés de presse, chanteurs, personnalités, tout le monde se croisait. Si tu étais dans le coin, on te présentait très vite à des gens. Avec mon frère on était « les frères Volcouve, spécialistes des Beatles. » Chaque mardi soir, on était en studio avec Jean Loup Lafont qui présentait. C’est à ce moment-là, que l’idée est venue de créer une association. J’ai voulu tout de suite éviter que cela s’appelle Fan et qu’il y ait le mot Beatles. On l’a appelé le club des Quatre de Liverpool, car, quand on aime les Beatles, on n’a pas le droit d’être fan. John Lennon a été assassiné par un fan. Et Harrison, en quelque sorte aussi, puisqu‘il a été poignardé chez lui également par un fan. Quand j’ai créé le club, je n’ai pas voulu qu’il y ait le mot Beatles dans le nom, je voulais que cela soit les Beatles ensemble ET séparément. Voilà pourquoi, c’est devenu le Club des Quatre de Liverpool. Il n’y avait pas d’internet à l’époque, je voulais que cela soit comme une AFP des Beatles.

 C’était le Wikipedia des Beatles avant Wikipedia ?

Exactement.

 Y compris le côté bénévole !

Ah oui, je n’ai jamais été payé. Au contraire de la réputation qu’on m’a faite. Si on avait dû prendre des locaux pour les louer en tant qu’assoce de la loi de 1901, en trois mois on n’existait plus. Donc mes parents ont eu la gentillesse de laisser une des pièces de l’appart familial pour le club. Et on recevait des gens tout le temps.

 Tu as fini par publier ton propre mag consacrés au Beatles

Oui, The Fab Four Publication, inspiré du Beatles Book Monthly anglais. On a très vite décidé de retirer tout ce qui pouvait être actualité, pour se consacrer à des articles de fond. Mais quand Harrison a créé Dark Horse records, on a fait tout un numéro sur le sujet. On tirait à 2000 exemplaires. Hélas, on a dû s’arrêter, car cela nous coutait une fortune à fabriquer. On avait aussi fait tout un numéro clin d’œil où on s’est amusés à passer au crible tous les défauts de Paul McCartney. On a essuyé des réactions de violence d’adhérents du club qui en ont rendu leur carte.

 Oui parce que tu touches à une icône. Et on ne démolit pas une icône.

Exactement.

Quand on aime, on ne compte pas

Jacques & Ringo 1976

Imagine tout ce que tu aurais pu t’acheter si tu n’avais pas collectionné tous ces objets Beatles ?

Un copain m’a dit sur le même thème: « tu aurais pu t’acheter une tour à la Défense ! », c’est dire.

 Un château comme Fillon ou bien une ile du Pacifique comme Liliane !

J’aurais pu m’acheter un truc, bien c’est sûr.

 Mais quand on aime, on ne compte pas ?

Oui, c’est ça.

 Et tu as eu aussi une superbe satisfaction artistique, aussi, à écouter des super chansons par de super artistes.

C’est très vrai, ce que tu dis.

 Tu n’as pas écouté l’intégrale Yoko Ono en boucle, on va dire.

Pas en boucle, mais je l’ai déjà écoutée, au moins une ou deux fois.

 Non, ce n’est pas vrai ! Ah, moi je n‘ai jamais pu. Pourtant je l’ai at home.

Je suis obligé. Sinon c’est une faute professionnelle.

 Tu y vas fort et puis il y a des limites à ce que l’être humain peut supporter, tout de même.

 Non. Et je vais même aller plus loin. Un journaliste de France Culture vient me voir un jour, car il voulait faire une série sur Yoko Ono. Je lui montre, je lui fais écouter des trucs. Il était à fond anti-Yoko, mais à la fin, le type a dû convenir que c’était intéressant. D’ailleurs, la superbe exposition qu’a organisé le MAC à Lyon, l’année dernière c’était super. J’y suis allé, c’était ludique, c’était super intéressant, sans doute l’une des plus grandes expositions que j’ai jamais vues consacrée à Yoko Ono. Il faut arrêter ces clichés par rapport à elle. Et, même dans ses chansons, elle ne fait pas qu’hurler.

 Oui elle crie aussi 😉

Yoko était une vraie musicienne avant de rencontrer Lennon. Elle avait appris le solfège, le piano. Elle avait eu une vraie éducation musicale que lui avaient imposée ses parents. Son père était un des banquiers les plus importants du Japon, donc elle n’a pas eu besoin de l’argent de Lennon. Cela fait aussi partie des clichés. Aux fans qui tapent sur Yoko je réponds : si vous aimez Lennon pour ce qu’il est, vous devez respecter sa décision. Il a aimé cette femme. Il a décidé de vivre avec. Ils ont vécu quelque chose de très fort vous devez le respecter.

Linda

SONY DSC

 Certes, mais tu n’es pas obligé d’aimer la musique. Cependant, puisque nous sommes au rayon réhabilitation, il y a une autre femme à réhabiliter dans ce cas.

Linda ?

 Bien sur, elle s’en est pris plein la tronche durant des années, tout de même. Alors qu’elle a un rôle non négligeable dans Wings et ailleurs. Sans ses chœurs, sans ses petites parties de synthé, les chansons ne seraient pas du tout les mêmes.

Moi, je pense qu’il existe un parallèle entre John et Yoko et entre Paul et Linda. Ils ont choisi une nana pour être sa partenaire artistique et pas uniquement sa partenaire de vie.  Et les deux femmes ont eu la même démarche. Je pense que si Yoko n’avait pas été là, Lennon aurait rejoint le « Club des 27 » assez vite. Il était mal barré pendant l’époque du double blanc. Cela partait mal. Le chemin de la drogue, je pense qu’il l’aurait suivi jusqu’au bout et qu’il ne s’en serait pas sorti. Quant à Linda, elle a empêché Paul de sombrer dans l’alcoolisme et la dépression.  Il en parle très bien, dans ses interviews, comme dans le bouquin de Paul Dunoyer auquel j’avais collaboré. Paul était vraiment en dépression au moment de la séparation des Beatles et c’est avec elle qu’il a eu envie de repartir pour faire ce qu’il voulait faire avec les Beatles : revenir à zéro et recommencer dans les petits clubs. Ensuite, Linda toujours été un élément positif, un élément moteur qui lui permettait à chaque fois d’avancer et de se renouveler et de « s’étonner lui-même » comme il le disait.

 Et musicalement ?

Pas très douée. Elle ne savait pas jouer d’un instrument. Il lui a enseigné le minimum, mais c’est vrai que certaines harmonies de Linda sont surprenantes   et qu’elles accompagnent très bien la voix de Paul. Je pense que dans « Ram » c’est assez évident. Dans « Band On the Run » aussi.

 Sur son album posthume, il y a ce morceau intitulé « Wild Prairie » où elle chante divinement bien. Elle a fini par apprendre.

Oui, c’est vrai . Mais quand on revoit les images de la tournée de 72, même certains trucs juste après, c’était limite.

 Pas de quoi l’accabler comme elle l’a été !

Non.

 C’est anecdotique, mais en fait j’ai découvert que j’étais un cousin éloigné au 18éme degré de Linda.

Quand sa famille a émigré aux USA ils ne s’appelaient pas Eastman, mais Epstein. Et arrivés aux États-Unis, ils changent leur nom en Eastman. C’est incroyable. Et ce côté feuj de McCartney est une histoire qui le poursuit . Car, avec Linda, ses enfants Stella, James Louis et Mary sont juifs. Et il s’est remarié avec Nancy Shevell qui est également feuj. Maintenant, McCartney il va à Yom Kippour, c’est assez drôle. Quand je pense qu’on accusait Ringo d’être juif, car il avait un tel tarin. Même Lennon, certains disaient  parfois qu’il était juif.

Surfin’ con los Beatles en acción

Napoleon John

 Un petit mot sur la vente chez Drouot…quel serait ton Top 5 des objets que tu vas vendre ?

Il faut voir que la richesse iconographique des pochettes de disques des Beatles fait qu’il y a eu des trucs absolument merveilleux et d’autres absolument ignobles. Il y a cette pochette de ma collection que j’ai mise dans la vente qui m’a toujours fait mourir de rire. Je crois que c’est une pochette argentine, c’est celle de « Please Please Me » et il y a écrit : Surfin’ con los Beatles en acción ». Cela me faisait beaucoup rire, car c’est mélanger les Beach Boys avec les Beatles. Il y a également des pochettes japonaises que je trouve absolument sublimes. Dans les trucs auxquels je suis le plus attaché, il y a aussi des choses que je ne vends pas, comme une boucle de ceinture de Dark Horse. Quand George Harrison a créé son label, il a fait fabriquer des boucles de ceintures en bronze avec le cheval à sept têtes. Derrière c’est signé Harrison et c’est numéroté. Il y en a eu 200 exemplaires dans le monde. Moi j’ai eu droit à la numéro 81. Mais je l’ai tellement portée que le 8 s’est effacé alors parfois, je dis : vous voyez, j’ai la numéro 1. Ça, je garde. Parmi les choses que j’ai du mal à laisser partir, c’est une lettre écrite par John Lennon signée par les quatre Beatles, qui était destinée aux adhérents du club. Et puis il y a ces deux lettres que George Harrison et Ringo Starr m’ont envoyé en 1976.

 Tu leur avais posé une question chacun ?

 Non, pas du tout, j’ai reçu spontanément des deux, une lettre me félicitant et me remerciant du travail que je faisais pour promouvoir leur œuvre. Et en me disant que je faisais était du bon boulot. Acurate, exact comme ils disaient. George c’était au moment de la sortie de « 33 1/3 » et Ringo c’était au moment de la sortie de « Rotogravure ».

 One last question, comme on dit dans les interviews…quel est l’objet que tu es heureux de voir disparaitre ?

  Ce n’est pas qu’il soit moche, mais j’avais truc un dans mon box où je conservais une partie de ma collection. Quand on était boulevard Henry IV, c’était un grand appartement avec de grands murs et dans la pièce du Club j’avais deux panneaux, c’était deux grandes photos qui étaient un des éléments de décors d’un « Dossier de l’écran » que j’avais fait en 78. On avait diffusé « Help » avant le débat. Parmi les invités il y avait Alain Dister, Allan Williams et Bob Wooler. Quand on était Bld Henry IV cela ne posait pas de problème. Mais quand mes parents sont partis, cela a été dans des garde-meubles, mais c’était un enfer à gérer. C’est énorme, ça prend de la place, c’est lourd . Et puis avec le temps cela s’est un peu abimé. J’espère vraiment que quelqu’un va les acheter. »

 Napoleon Ringo

Le 16 mars, les 350 lots seront exposés à Drouot. Puis le soir, sera organisé un concert du groupe We Love Paul, joli cover band des Beatles. Entre les morceaux, Jacques Volcouve nous fera partager des anecdotes sur les chansons des Beatles interprétées sur scène.

Le 17 mars, les 350 lots seront exposés à Drouot  et dés 14h notre Doc Beatles donnera une conférence

Le 18 mars à 13h 30 débutera la vente aux enchères des lots qui seront présentés par ordre  chronologique

 

 

 

 

                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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