JUDITH OWEN : « Ebb & Flow »

Si vous aimez Carole King, James Taylor, Joni Mitchell et les années dorées de Laurel Canyon, alors vous serez immédiatement séduits par Judith Owen et son « Ebb & Flow » aux couleurs de la Californie. Un coup de soleil pour passer l’hiver !

JUDITH OWEN au piano

La voix. Le Piano. Le style cool. En écoutant Judith Owen on se sent pousser des cols pelle à tarte, des fleurs dans les cheveux et des « pattes def ». Retour vers le futur du son Californien ? Si Miss Owen, n’est pas l’épouse du comédien Clive Owen, elle est par contre la femme d’Harry Shearer, bassiste du fameux Spinal Tap. Et elle a beau être originaire du pays de Galles, son cœur depuis ses débuts en 96 balance du coté de Los Angeles. Aussi pour son dixième album studio, s’est-elle entourée d’une fameuse rythmique qui a percuté la légende du rock. Auto- baptisés « The Section » durant les 70’s le bassiste Leland Sklar, le batteur Russ Kunkel et le guitariste Waddy Wachtel épaulaient Crosby & Nash, Linda Ronstadt, Carole King, James Taylor, Jackson Browne…et tant d’autres géants. Aujourd’hui les trois larrons ont des cheveux blancs, mais il n’ont rien perdu e leur incroyable savoir-faire. Judith Owen qui a du perdre trop tôt son papa, ne cache pas son faible pour les messieurs qui ont des kilomètres au compteur. Et ceux là ont justement fait dix fois le tour du monde. « Ebb & Flow » brille par les compositions aussi classiques qu’émotionnelles de miss Owen. Et lorsque ses doigts glissent sur les touches noires et blanches de son piano, on ne peut s’empêcher de songer à Carole King. Elle reprend d’ailleurs avec art, la détournant avec mucho feeling, l’imparable « Hey Mister, That’s Me on the Jukebox » que chantait James Taylor sur l’immense « Mud Slide Slim and the Blue Horizon » de 1971. De même, Judith Owen métamorphose la chanson de garçon « In the Summertime » de Mungo Jerry pour en faire un costume sur mesures qu’elle peut parfaitement endosser en balade girly légère. Mais ses compositions tiennent également largement la distance comme l’imparable « You’re Not Here Anymore » qui peut faire pleurer quelques rivières ou bien « Under Your Door » aux irrésistibles réminiscences du « Tapestry » de Carole King. Décidément « Ebb & Flow » à l’instar de l’océan qui lui inspire son titre n’a pas fini de nous bercer de son sac et de son ressac.61GfD9DikBL._SX300_

 

judithowen.net

 

 

 

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