JACK ART « The Outsider »

Jack Art Malgré le côté pseudo de son blaze, il ne faut pas prendre Jack Art à la légère. Car si son « The Outsider » lorgne résolument du côté des USA, c’est pour la bonne cause, celle de la source des Jackson Browne, Dylan, James Taylor, Elliott Murphy, Springsteen mais aussi Jonathan Richman où notre Français qui ne chante qu’en anglais s’est très largement abreuvé. C’est sans doute pourquoi cet album cool est une incontestable réussite.

Jack Art All in english, malgré un léger accent français, mais curieusement pas insupportable contrairement à tant ( Voir sur Gonzomusic  ) et tant d’autres ( Voir sur Gonzomusic  ), let me introduce to you, mister Jack Art dont le « The Outsider » a su retenir toute notre attention. L’album justifie aisément son titre, tant ce singer songwriter se détache du modèle français habituel. Et au fur et à mesure où l’on explore l’album, Jack sait nous faire partager sa passion d’autant plus aisément qu’elle est aussi la nôtre, l’oreille tournée vers l’Amérique. Belles mélodies, musique relax, on s’identifie d’autant à cet  « étranger » qu’il nous ressemble. Dès le premier titre « Chin Up Sally »…  on note que déjà, Sally est un nom qui a déjà une consonance familière dans la mythologie rock avec le « Sally Can’t dance » de Lou Reed ou le « Lay Down Sally »  de Clapton. Tête haute Sally est une ballade acoustique country folk Eaglesque et James Tayloresque à souhait pour une ivresse à la « Tequila Sunrise ». Cheers ! Puis avec « Only Time Will Tell » et son piano, on navigue entre Carole King et Jackson Browne et un je ne sais quoi de gospel, et l’on continue à lorgner joyeusement du côté du Golden State. L’attachante « In The Morning », c’est une peu comme si Elliott Murphy avait un cousin français, Jack pourrait bien être celui-là, tant sa mélodie a le feeling de « Last of the Rock Stars », tandis qu’« House By The Sea » incarne un idéal d’évasion et de soleil sur son piano entre Elton John ( « Daniel »)  et les Counting Crows, porté par une super mélodie, sans doute une des plus belles composition de l’album.

 

Jack Art Nul doute qu’avec son titre particulièrement explicite « Sunday Morning New Jersey » plane forcément l’ombre d’un parrain, et pas le moindre, le Boss, Bruce Almighty Springsteen, et elle est omniprésente sur cette chanson. « The Craftman » c’est retour à Jackson Browne, mais avec un petit zeste des Kinks, puis sur “Providence Laugh”, Jack décoche l’harmonica et soudain revient une figure tutélaire, celle de Bob Dylan.  « The Man On the Train”, porté par son gospel dans le background, pour une chanson que Willie Nelson aurait très bien pu chanter. Super originale sur ses guitares finales Dobroïds. Quoi de plus naturel que « We’ll Always Have Paris » soit forcément lumineux pour incarner notre ville-lumière. Sa mélodie mélancolique rappelle un peu le Style Council « The Paris Match » mais on y retrouve aussi le romantisme  naïf de Jonathan Richman, version « There’s Something About Mary ». Enfin, « The Outsider » son « The Pretender” à lui, se révèle une chanson-titre particulièrement émotionnelle, joliment interprétée au piano, pour clore ce bel album, comme la petite larme à la fin d’un bon blockbuster made in USA. Car chez Jack  Art, on a…  l’art de pratiquer la nuit américaine, une nuit où les étoiles et les bandes, stars and stripes, brillent si intensément au fond des yeux.

 

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