HIDALGO…GO HOME !

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 Hidalgo

 

Notre bonne maire…comme on dirait à Marseille…ou ce croisement mante religieuse et khmer rose/vert prête à nous expédier en rééducation politique dans des camps de travail, à l’instar de son illustre ancêtre Pol Pot, lequel contrairement à son patronyme, n’est pas notre pote ? « Bienvenue à Paris, ville olympique pleine de bouchons », lance quotidiennement Yann Barthès en ouverture de son « Quotidien » sur TMC, sans doute lassé des heures perdues dans les emboutes. On pourrait rajouter « pleine de bouchons et pleine de rats, de souris et de punaises de lit ». Bref entre la guerre déclarée aux automobilistes et les invasions de rongeurs, entre la saleté des rues de Paris et les embouteillages incessants, sans compter l’augmentation vertigineuse des impôts locaux directement proportionnelle à la diminution des places de stationnement, la gestion d’Anne Hidalgo ne fait pas seulement débat, elle est également largement contestée. Et le pire dans tout cela, c’est que la Maire s’en tape le coquillard comme de l’an 40, fonçant dans décor comme Thelma et Louise, sans se rendre compte une seconde qu’elle va droit au crash…

 

Anne HMea culpa. Mea maxima culpa…  car si aujourd’hui Anne « Pol Pot » Hidalgo est à la tête de notre capitale, je dois le confesser, c’est entièrement de ma faute. À moi, tout seul. Eh oui, en 2014, comme à chaque élection, j’ai commis l’irréparable : glisser dans l’urne un bulletin de vote estampillé « Anne Hidalgo ». À ma décharge, je croyais naïvement que cette femme, que je  connaissais peu, poursuivrait la politique mesurée menée depuis des lustres par Delanoé. Erreur ! Lamentable erreur. Un an seulement après son élection, Anne Hidalgo était déjà l’otage de sa majorité, où les élus écolos lavent plus vert que vert et font la pluie et le sale temps. Notre bonne vieille place de la Republique est ainsi livrée aux bétonneurs, pour devenir le vaste « rien du tout » que nous connaissons aujourd’hui. Du béton, de la pierre, pas la pauvre petite végétation alibi- pourtant je croyais naïvement les écolos proches de la nature ?-, pas la moindre fontaine pour se rafraichir le regard  : Hidalgo et ses architectes nous ont téléporté la dalle de béton de la Défense, au cœur de l’est parisien…quelle belle avancée. Le pire, c’est qu’elle est en train de récidiver place de la Nation. En attendant sans doute, qu’au nom de son « anti-voiturisme » primaire, elle re-design la Bastille et pire…la place de la Concorde en paradis du vélocipède. Après la République, nous avons dû subir les premières bordées de son tir de barrage contre nos autos.

Anne n’en a cure

Voie cycliste et voie unique pour les autres

Grâce au nouveau diktat hidalguesque, qui a bouté hors de nos murs les voitures d’avant 97, telle Jeanne d’Arc chassant les Anglaises, ma pauvre Triumph Stag V8 1974 a failli rester à quai toute la semaine. Pour sauver son avenir automobile à moyen terme, vu que ma belle décapotable avait largement plus de 30 ans d’âge, au prix d’une visite à la Prefecture, d’un versement de 60 € et d’une nouvelle immatriculation, j’ai pu la faire passer en Carte Grise voiture de collection et retrouver la liberté de rouler. Rouler ? Enfin, c’était sans compter avec les embouteillages incessants « organisés » par la Mairie qui annonce sans pudeur qu’elle compte ainsi décourager le maximum d’automobilistes de rouler en paix. On a connu mieux comme mesure « pédagogique », non ?  Insensible aux manifs des automobilistes et motards en colère, sourde aux critiques de la PP ( Préfecture de Police) Hidalgo multiplie les voies cyclables telle une nouvelle Christ des petits pains cyclistes et s’en enorgueillit. Normal, la Maire n’a qu’une idée en tête : être plus écolo que les écolos, plus verte que les verts et surtout défendre sa position de big boss du C 40, cette assoce qui regroupe les villes les plus écolos zélées dont elle a pris – oh coïncidence- la direction l’été 2016, s’engageant depuis à laver plus vert que vert notre pauvre pavé parisien. Depuis cette date, l’offensive de la Maire de Paris s’est poursuivie sans relâche contre ces « baby boomers arrogants et poluants dont l’égoisme met en péril la vie et la santé des autres. ». Mais de qui se moque Anne Hidalgo, reine du « deux poids deux mesures ». Ses diktats anti-voitures ne concernent que les particuliers : les vieux bus pourris des Transports d’Ile de France ont eux le droit de continuer de polluer outrageusement. Quid des véhicules antiques de la voirie, de la Ville de Paris et autres utilitaires qui conservent impunément le droit de cracher leur CO2 ? Anne n’en a cure. Et si entre-temps Airparif  a  analysé le niveau de pollution depuis qu’elle a interdit nos quais à la circulation, celui n’a pas baissé d’un iota, déplaçant simplement le problème des quais bas aux quais hauts de notre capitale. Tout ça pour ça ! Telle est la méthode Hidalgo, largement dénoncée dans le livre à charge « Notre Drame de Paris », qu’il faut prendre avec des pincettes car il peut être carrément homophobe, mais c’est un autre débat.

La pire ennemie d’Anne Hidalgo est Hidalgo Anne !

Le rat devant chez moi

Le rat devant chez moi

En attendant, notre chère Lutèce vit une version moderne des 7 plaies d’Égypte. Prenez le bas des arbres plantés dans la capitale, depuis l’avènement du règne de la Hidalgo, les autorités parisiennes ont volontairement «  au nom de l’écologie » cessé de les entretenir, laissant les mauvaises herbes croitre et se multiplier…offrant ainsi un terrain propice aux nombreux rongeurs…lesquels dérangés dans leur habitacle par les travaux incessants de la Mairie de Paris, prolifèrent dans les rues de Paris, obligeant les autorités à fermer les espaces verts, parcs et jardins, infestés de rats qui s’y installent en plein jour et en toute liberté. On dit merci qui ? Devant mon immeuble j’ai pu photographier ce joli rat insouciant…thanx Anne ! Les punaises de lit, les rats, les souris et autres nuisibles lui sont également redevables, dommage qu’ils ne votent pas. Tandis que l’Obs titre « Mais qui veut la peau d’Hidalgo ? », la réponse est : elle-même, car la pire ennemie d’Anne Hidalgo est Hidalgo Anne !  La Maire de Paris, largement aveuglée par ses œillères croit naïvement que sa politique si clivante va la porter en triomphe, tel le général romain défilant sur son char après la victoire, jusqu’aux prochaines élections municipales qu’elle compte remporter haut la main, comme un plébiscite. Anne Hidalgo sème le vent et récoltera la tempête. Pour paraphraser Mélanchon sur une autre échéance électorale, si une table, une chaise ou un banc public se présentent contre elle, ils auront alors toutes les chances d’être élus à la Mairie de Paris…et moi le premier qui a toujours voté à gauche, je refuse de me faire à nouveau voler mon vote par cette femme , autoritaire, entêtée, butée, bloquée qui n’a de cesse de dresser les Parisiens les uns contre les autres pour faire passer l’amère pilule de sa politique aveugle…et polémique, comme cette news du Canard enchainé qui révèle que « pour chasser des migrants syriens l’été 2015 de la Halle Pajol dans le 18 éme où ils s’étaient installés, elle aurait sollicité le sulfureux forain Marcel Campion pour qu’il installe hic et nunc un manège empêchant ainsi les migrants de se réinstaller »…pas joli joli pour une élue supposée avoir le cœur à gauche. Alors oui, Hidalgo…go home, comme les manifestants de la guerre du Vietnam qui souhaitaient rapatrier les GIs US du sud est asiatique où ils menaient leur guerre stérile et inutile contre les « rouges », la Maire de Paris peut compter ses jours dans son bureau vaste comme un terrain de foot qu’elle quittera, j’en fais ici le pari, après les prochaines échéances municipales de mars 2020, même si les rats, les souris, les punaises de lit et les bouchons lui disent encore « merci ». Moi pas.

 

PS: Certains d’entre vous se demandent, et à raison, pourquoi un webzine axé sur la zique et les séries télé s’intéresse soudainement à la politique? D’abord, tout est politique…y compris le rock et TWIN PEAKS, le hip hop et WEST WING etc… Mais c’est surtout l’épisode de la « journée sans voiture » qui aura servi de détonateur. Ce jour là, discipliné, exemplaire même pour un baby boomer egomaniaque, je laisse ma voiture au garage et enfourche ma trottinette Micro. Il pleut. Des cordes. J’arrive trempé à République, au point que je doive me changer. Dans la rue, je précise que que je n’ai croisé aucun velocipèdiste tellement ivre de joie d’être enfin débarrassé des autos, qu’il investit toute la chaussée en proie à son allégresse. Vous me direz en quoi Anne Hidalgo est elle responsable? Attendez la suite. Pour remonter chez moi, je décide de prendre le bus 96. Je lance au chauffeur: et au moins c’est gratuit aujourd’hui !…le type me fusille du regard et me lâche, sans doute pas mécontent, un laconique: non c’est payant. En clair, Anne nous interdit la bagnole mais elle n’est même pas capable d’imposer à la RATP une pauvre journée de gratuité. WTF me suis je dit …et voilà, end of the (love) story avec Anne !

 

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