GEYSTER « Escape In the Night »

GeysterC’est comme un « Best of… » qui n’en est pas un, pour son QUATORZIEME album – il va bientôt battre le record de Neil Young- Gaël Benyamin, alias Geyster, a décidé de revisiter, ré-arranger et de revoir une dizaine de ses compositions favorites. Coolitude exacerbée, palmiers californiens dans la tête, le soleil de LA continue de briller inexorablement dans ses rêves qu’il nous fait partager dans l’échappée nuit américaine de son délicat « Escape In the Night ».

GeysterCette nuit est la nuit, comme le chantait jadis Rod Stewart. Et comme à l’accoutumée, Gaël Benyamin ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/?s=Geyster ) continue d’assurer tous les instruments de ce nouvel album, à l’exception de la batterie jouée par Ivan Massé et de de la guitare acoustique de Pierre-Marcel Aboulker sur trois titres. Seul ou presque, Geyster parvient néanmoins à se réinventer. La preuve, jamais son légendaire et néanmoins addictif Fender Rhodes ne se sera montré aussi discret. Dès la première piste, la chanson-titre « Escape In the Night », l’artiste se fond dans la peau d’un Paul McCartney mâtiné d’un Burt Bacharach, pour une lente mélodie irrésistiblement cinématographique. Puis, « Bye Bye Superman » démarre comme une comptine enfantine avant de s’envoler sur une simple voix/ guitare sèche qui fait justement ressortir tout le pouvoir mélodique de cette superbe composition sucrée qui me rappelle un trio du nom d’America. Car lorsqu’elle se poursuit « Bye Bye Superman » s’enfuit sur un certain « Ventura Highway ». Toujours acoustique à la James Taylor et, tout comme lui, une belle part de soul attitude, « Highway to the Sun » – tout un programme !- est sans doute l’une des plus belles réussite de cet album.

GeysterEt si le Fender y re-pointe son nez qui saurait l’en blâmer ? Retour à la case Macca pour la bluesy poppy “I Can’t get Through the Night” à l’entêtant beat climatique.  Slow emotion exacerbée avec cette reprise “stripped” de la jolie “Everytime I’m In Love” dans une version dépouillée portée par le piano, tandis que « Fancy Free » pulse funky comme un tube de Hall & Oates… not bad pour un petit frenchie ! Cool et Gilmourien avec « Flight # 305 », retour vers un de ses tous premiers hits avec la Jackson Brownesque « Jane » en version particulièrement émotionnelle piano/voix et grand final avec « We Own the Night », troisième titre du CD contenant le mot « night » sur un sentiment « déjà vu » de Tim Buckley, Geyster récidive dans son culte insolent du Golden State… et le pire c’est qu’on, en tout cas moi au moins, en redemandons. Hé bien  soyez rassurés, nous allons être exaucés, puisque GB nous promet… un nouvel et 15éme album pour la fin de l’année. Je vous le disais, ce garçon va finir par battre le record de sorties d’albums de Neil Young !

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