TROUBLE FUNK : « Say What ! »

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Trouble Funk

 

Voici 30 ans dans BEST, GBD se laissait porter par la nouvelle vague d’une fusion funk rap inédite : la Go Go music, dont l’épicentre se situait à Washington DC, ville noire à 80%. Porté par la formation Trouble Funk et ses 15 musicos, ce métissage inédit inoculait une fièvre inédite à la scène black de cet été 1987. Intense flash-b(l)ack… 😉

 

Trouble FunkSi ce LP inaugural ( pour l’Europe, car TF avait déjà publié quatre 33 tours sur le marché US)  est capturé sur le mode « live », c’est loin d’être un hasard. Car c’est indubitablement par la scène que Trouble Funk a su imposer sa funkitude agitée et son hip-hop brut de décoffrage d’une intense efficacité. La formation de Washington DC était réputée pour faire couler des rivières de sueur dans les rangs du public, tant étaient intenses leurs performances. Et ce « Say What » est un l’une des plus parfaites illustrations. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le titre le plus samplé du groupe, « Pump Me Up » figure sur cet LP. En effet, non seulement Public Enemy l’ont utilisé dans leur fracassant « Fight the Power », mais aussi M.A.R.R.S sur leur hit « Pump Up the Volume ». Vous l’aurez compris, 30 ans après ce « Say What ! » n’a rien perdu de ni de son entrainante énergie ni de son importance historique en tant qu’essentielle fondation de l’art du hip-hop. Si leur dernier album est millésime 2000, aux dernières nouvelles ( voir leur page Facebook https://www.facebook.com/The-Official-Trouble-Funk-Page-164882714889/ ) cette increvable machine à groove continue inlassablement de se produire en live, comme …dimanche dernier durant le Summer Spirit festival qui se tenait à Columbia, Maryland où nos TF partageaient l’affiche avec ( entre autres) Babyface, De la Soul et Common…never stop trouble funking boys !

 

 Publié dans le numéro 226 de BEST

Trouble Funk 

Washington DC, sa Maison-Blanche, son cow-boy (NDR : Ronald Reagan) et son Capitole? NON. Washington, c’est Chocolate City mec ! La ville en chocolat,  comme dirait George Clinton, parce que noire à quatre-vingts pour cent. Le blues est né à Chicago, le jazz à New Orleans, la Soul à Detroit, le Groovy à LA et le Funk/Rock à Minneapolis. Lorsque le rap a réveillé Harlem et le Bronx, j’attendais une tornade noire de D.C. Et Dee Cee ne m’a pas déçu. En octobre dernier, Trouble Funk offrait a un Rex-Club liquéfié l’image d’un nouveau mouvement dérivé de la soul, la GO GO music. Premier Go Go gig dans la capitale, Trouble Funk avec ses quinze musicos tassés sur scène renouait avec la tradition des seventies, le côté familial de l’énergie black. Sly and THE FAMILY Stone, ou encore lsaac Hayes ou bien Curtis Mayfield. Mais T.F. c’est du flash b(l)ack. Fast forward, leur musique, reflète le speed et les tensions du temps. T.F. c’est aussi l’étincelle de la jeunesse avec des musiciens ados dont la pèche rappelle plus les groupes anglais frais que les vieilles machines yankees. Capturé live, le son de TF est sur cet album un instantané parfait du potentiel de ce Go Go groupe. Chaque titre s’étire sur dix minutes intenses et ça file dans tous les sens comme les lignes hautes-tension d’une méga-centrale pacifiste. Car Trouble Funk sait brader non pas le whisky (ha ha), mais l’énergie… à gogo !

 

  Publié dans le numéro 226 de BEST daté de mai 1987

 

BEST 226

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