THE MAN IN THE HIGH CASTEL

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The Man in the High Castle (TV series)

Inspirée de Philip K. Dick, THE MAN IN THE HIGH CASTEL (en français : l’homme du haut château) est une étonnante série d’anticipation qui nous téléporte…au tournant des années 60, dans une Amérique alternative où les « vainqueurs » de la Seconde Guerre mondiale, les puissances de l’ « Axe » se sont partagés les ex-USA entre Allemagne nazie et Japon impérial.

The Man in the High Castle (TV series)Dés le début THE MAN IN THE HIGH CASTEL a un incontestable coté dérangeant. Dans un climat pesant, oscillant entre le « 1984 » d’Orwell et le film de Terry Gilliam « Brazil », on découvre que dans cette Amérique là, les chemises brunes font la loi et parfois même le coup de poing dans la rue. Times Square existe toujours, mais la croix gammée a définitivement remplacé la bannière étoilée. Et New York est devenue une métropole du « greater nazi reich », le « grand empire nazi ». La population US semble s’être résignée à son sort de contrée occupée. Pourtant certains se souviennent encore de la révolution et de la Constitution de 1776. et forcément cette nostalgie va les pousser à agir. Comme Joe Black, 27 ans qui se rend dans un entrepôt pour retrouver des partisans. « Je veux qu’on me rende mon pays », dit-il. Et l’homme lui réplique avec ironie : « Tu veux qu’on te le rende ? Mais tu ne l’as jamais eu ! ». C’est à ce moment que les nazis choisissent pour intervenir. Échanges de coups de feu, Joe parvient pourtant à s’échapper à bord d’un camion tandis que les résistants sont massacrés par les nazis. Il doit livrer un mystérieux chargement dans la ville de Canon City, en zone neutre. Car si les Allemands ont annexé toute la cote Est des États-Unis, ils se sont partagé le gâteau avec les Japonais, qui occupent la cote Ouest.

Histoire alternative

Et justement, pendant ce temps à San Francisco où le drapeau Impérial du soleil levant flotte sur tous les édifices, tout est désormais écrit en japonais. Nous sommes dans les Japanese Pacific States et la jolie Juliana Crain est un crack dans l’art du combat du jiu-jitsu. Son fiancé Frank, un artiste, dissimule ses origines juives pour échapper à la déportation chez les nazis. Mais Trudy la demi-sœur de Juliana se fait assassiner sous ses yeux par les japs, juste après lui avoir remis une bobine contenant des films. De retour chez elle, elle les charge sur un projecteur…et découvre ébahie des images d’actualité où les Japonais signent leur reddition au général Douglas McArthur, où dans Berlin en ruine les troupes alliées détruisent les derniers symboles du Reich aigles et croix gammées, où à Yalta les alliés décident de se partager le Monde après la défaite de l’Axe. Il existerait donc une « histoire alternative » à ce qu’on leur fait croire ? Les alliés auraient-ils écrasé les troupes de l’Axe ? Pour en avoir le cœur net Juliana, qui comprend alors que Trudy travaillait pour la résistance, décide d’accomplir sa mission en se faisant passer pour elle. Et elle prend le premier bus pour Canon City. THE MAN IN THE HIGH CASTEL est passionnant par ce côté si gênant d’un déroulement historique et parallèle, mais c’est justement ce qui donne toute leur force à ces images. D’ailleurs, avec Ridley Scott comme producteur exécutif , On peut être pleinement rassuré de la qualité de cette adaptation. Bladerunner qu’il avait réalisé en 82 était aussi inspiré d’une nouvelle de Philip K.Dick. Déclinée en dix épisodes, elle a une autre particularité : c’est la première série produite par Amazon Studios. Elle a été diffusée au début 2015.

 

 

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