Neil Young entre en Résistance
Carrément flippant… Neil Young vient déclarer ( sic !) « qu’il ne savait pas s’il pourrait retourner aux États-Unis après avoir tant critiqué Trump ? », ajoutant « Je pourrais être l’un de ceux qui reviennent en Amérique et qui sont interdits d’entrée sur le territoire ou même jetés en prison »… on ne peut pas dire que notre Loner soit résolument optimiste dans son entrée en Résistance lorsqu’il projette une Amérique qui ressemble de plus en plus à un roman de George Orwell.
Ce n’est pour le moment que de la politique-fiction, mais au train où vont les choses avec cette présidence Trump, on sent bien que Neil Young broie du noir lorsqu’il a exprimé qu’il n’était pas sûr de pouvoir retourner aux États-Unis après avoir critiqué le président Donald Trump. Mais dans quelques mois, Neil Young va s’envoler pour le Royaume-Uni et la France, dans le cadre de sa tournée mondiale « Love Earth » avec les Chrome Hearts. Il sera notamment à l’affiche du Glastonbury Festival fin juin et en tête d’affiche du BST Hyde Park le mois suivant. Et dès le mois d’août, il retournera aux États-Unis pour lancer sa tournée nord-américaine. Mais désormais notre héros du rock se demande si on le laissera bien rentrer aux États-Unis à la fin de sa tournée européenne, en raison de ses nombreuses critiques à l’égard du président. Cela intervient après que l’administration Trump a déporté et détenu plusieurs immigrants en raison de leurs opinions politiques, notamment des militants pro-palestiniens, ainsi que ceux qui soutiennent l’Ukraine contre la Russie.
Hier Neil Young a écrit sur son blog Neil Young Archives : « Quand j’irai jouer de la musique en Europe, si je m’exprime au sujet de Donald J. Trump, je serai peut-être l’un de ceux qui reviendront en Amérique et qui seront interdits d’entrée ou mis en prison pour dormir sur un sol en ciment avec une couverture en aluminium. C’est ce qui se passe en permanence aujourd’hui. Si je reviens d’Europe et que je suis interdit, que je ne peux pas faire ma tournée aux États-Unis, tous les gens qui ont acheté des billets ne pourront pas assister à un de mes concerts. » Puis il poursuit : « C’est vrai, les amis, si vous dites du mal de Trump ou de son administration, vous risquez d’être interdits d’entrée aux États-Unis. Si vous êtes canadien, si vous avez la double nationalité comme moi, qui sait ? Nous le découvrirons tous ensemble. Si le fait que je pense que Donald Trump est le pire président de l’histoire de notre grand pays peut m’empêcher de revenir, qu’est-ce que cela dit au sujet de la liberté ?… Souvenez-vous de la liberté d’expression ? Par ces dernières actions de notre gouvernement américain, il semble que ceux qui s’expriment librement avec leurs propres opinions sont maintenant vulnérables à une loi Trump inexistante. Alors il me semble que si vous avez voté pour Kamala Harris plutôt que pour Trump, cela rend possible que vous alliez en prison ou que vous soyez détenu, puni d’une manière ou d’une autre pour ne pas avoir montré votre allégeance à quoi ? »