N.E.R.D « No One Ever Really Dies »

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Coucou le revoilà… on venait tout juste de quitter l’ami Pharrell Wiliams avec le « Feel » de Calvin Harris (plus Katy Perry et Big Sean)…qu’il ressurgit déjà en Zébulon tournicota tournicotons rapologique. Homme aux mille visages… Neptunes, Star Trak, Daft Punk ou tout simplement Pharrell, le petit génie de Virginia Beach a toujours, en parallèle, cultivé son jardin secret avec son copain d’école primaire Chad Hugo rejoint par le troisième larron, rencontré au lycée, Shae Haley. Et, devinez-quoi ? Les NERDs sont de retour et n’ont manifestement pas renoncé à imposer leur fusion « rock-hip-électro-pop » avec cet album au titre acronyme de « No One Ever Really Dies » aussi surprenant que futuriste.

 

N.E.R.DPour son 5éme album en 19 années, le pétillant trio s’est offert en guise de casting un carnet de bal pour le moins vertigineux. Jugez-en par vous-même, ceux-là ne se sont déplacés que pour faire les chœurs sur un titre : ASAP Rocky, Mary J. Blige ou encore Cara Delevingne. Coté featurings, « No One Ever Really Dies » n’a pas fini de vous en mettre plein la vue…enfin…plein les oreilles, avec Kendrick Lamar, Rihanna, Gucci Mane, Future, André 3000, MIA et l’irremplaçable roux de secours…Ed Sheeran. « The truth will set you free, but first it twill piss you off ( la vérité te rendra libre, mais d’abord elle te fera chier)…lance Pharrell façon bravade en introduction de « Lemon », qui ouvre l’album façon électrochoquée à la Timbaland sur sa petite boite à rythmes – normal,  ce qui se ressemble s’assemble puisque Timba’ aussi était un pote de lycée- et en présence de Riribadgal qui ne tarde guère à intervenir de son phrasé punché offensif. « Deep Down Body Thurst », qui suit, est typiquement nerdienne, évanescente et cool, proche de leur fameux « Am I High » de 2001, prouvant à la fois physiquement et musicalement, que Pharrell, éternel ado de…44 ans, ne vieillit jamais, en Dorian Gray de la blackitude agitée. On savait Pharrell francophile et pas seulement côté schmates, il le prouve à nouveau avec le bien nommé et néanmoins festif « Voilà », épaulé par le rapper d’Atlanta Gucci Mane et par son collègue de DC, Wale. Pour l’offensif « 1000 », c’est encore un représentant de la prolifique scène d’Atlanta qui sert de faire-valoir à Pharrell, sur une séquence aussi vindicative que synthétique pour un effet hypnotique, mais néanmoins énergique . Sans doute LA perle de ce CD, « Don’t Do It » nous ramène droit aux 70’s de Minnie Riperton avec son coté soul-samba cool touchée par la grâce et la présence solaire de l’immense Kendrick Lamar. Également porté par ses guitares électriques, le titre incarne tout ce que la fusion nerdienne est capable d’atteindre, un niveau de « cross-over » rock rap funk que l’on croyait à jamais perdu depuis la mort l’an passé d’un certain nain pourpre minneapolitain.

Porté par sa fusion « rock-hip-électro-pop », ce N.E.R.D tient largement ses promesses…malgré son abominable très hideuse pochette !N.E.R.D

Second atout majeur du projet, l’agité et pourtant incroyablement inventif « ESP » captivant comme une série télé de science-fiction sur ses séquences électros percutées sous une délicate touche jazzy. Avec l’art de la superposition des séquences où les sons se croisent comme dans des dimensions parallèles, les NERDs inventent le sfumato sonique, sorte de Joconde pour les oreilles. Comme une comptine enfantine aussi futuriste que robotique, l’étrange « Rollinem 7’s »  marque toute l’implication de l’Outkast André 3000 au projet. Titre théâtral et déconcertant, filant à train d’enfer « Rollinem 7’s » en devient presque kraftwerkien à la « Magic -Calculator » avant de transmuter à nouveau en puissantes amphétamines soniques. Portée par la Tamoule passionaria M.I.A, « Kites » se devait forcément de nous « désorientaliser » de son inspiration Shrilankaise next generation. Mais avec le retour de Kendrick Lamar, qui vient apporter son point de vue dans le débat, ce cocktail piquant orient-occident fonctionne à la perfection. « Kites » les cerfs-volants n’ont pas fini de voler haut dans nos charts intimes. Très synthé années 80, « Secret Life of Tigers » fait dans la joyeuse nostalgie du Mimi Moog Sythetiser. Enfin, l’album s’achève sur un OVNI : la collaboration avec Ed Sheeran qui rappe pour la première fois de sa vie et cela fait tout drole de découvrir un Eminem rouquin ! LOL franchement ce contre-emploi lui va à la perfection, Sheeran gagne à sa métamorphose STRANGER THINGS au point qu’on se prend à rêver de tout un disque dans cette veine joyeusement givrée…yeah ! Bref, après sept longues années d’attente, ce N.E.R.D publié fin décembre tient largement ses promesses…malgré son abominable très hideuse pochette, si prosaïquement bling bling…que l’on peut mettre au passif de certains gouts vestimentaires excentriques auxquels mister Williams nous a hélas habitués par le passé !

 

 

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