MY STEELY DAN STORY…SO LONG WALTER BECKER

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Steely Dan

 

Fuck…trois fois fuck…. Triste dimanche ! On apprend ce jour la mort de Walter Becker, la moitié du légendaire duo Steely Dan, l’un de mes cinq groupes favoris de tous les temps. C’est le site officiel de Steely Dan qui annonce, sans nous livrer aucun autre détail, le décès soudain à seulement 67 ans du mythique musicien new yorkais qui a su illuminer mon horizon rock depuis mes 18 ans. Son complice Donald Fagen a témoigné sur son site : « Walter Becker était mon ami, mon partenaire en écriture et mon camarade de groupe depuis que nous nous sommes rencontrés lorsque nous étions étudiants au Bard College en 1967 », a-t-il-déclaré « Il était cinglant comme un fouet, excellent guitariste et un immense auteur-compositeur. Il était cynique sur la nature humaine, y compris la sienne, et hystériquement drôle ».  Becker et Fagen avec mon pote Joe Ramone comptaient au nombre de mes héros feujs new yorkais. En hommage à Walter Becker, voici un portrait que j’avais rédigé voici quelques années et qui avait été publié dans le mensuel BUZZ dont j’étais le rédacteur en chef…historique

 

Walter BeckerComme le soleil couchant sur le Pacific Coast Highway, comme les palmiers dressés de Sunset Blvd, comme l’échiquier lumineux infini  de la Cité des Anges, Steely Dan duo mythique composé de Donald Fagen et de Walter Becker incarnait toute LA quintessence du « son Californien », une rivière aux pépites harmoniques plus précieuses que celles du Klondike. Des années studieuses de studio pour peaufiner UN seul album, JAMAIS de show live en DIX NEUF ans, de trop rares photos planquées au cœur des LPs et la passion du secret en contre-culture, Steely Dan se distinguait par cette « bravado anti-médiatique » de tous ses contemporains Chicago Transit Authority, Eagles, Doobie Brothers ou autres Blood, Sweat & Tears…Et près de TRENTE ans après la publication de leur premier album, les « jurassic » Fagen et Becker coupent l’herbe trop verte sous les pieds du géant « hip-pop » contemporain Eminem en raflant TROIS Grammy Awards dont le meilleur album 2000 avec leur HUITIÈME opus studio « Two Against Nature », pas mal pour des vétérans entêtés qui ne montrent jamais leur tronche à la télé !

Mais qui sont vraiment ces aliens musicaux ?

Steely Dan

Plus qu’une simple formation, Steely Dan était le cinglant concept de deux serial killers soniques du plus implacable perfectionnisme. Leur pseudo, provoc aussi allumé qu’eux, était inspiré d’un godemiché échappé d’un roman du lysergiquedithymamidé William Burroughs, c’est dire si ces « portes de la perception » si chère à Morrison étaient largement ouvertes ! En 1974, le Dan publie déjà son troisième LP et cartonne sur toutes les radios de LA avec leur harmonique « Rikki Don’t Loose That Number ». Comme 99,99 % des  Français, je n’avais jamais entendu jusqu’alors aucune de leur chanson. Mais cette année, en jackpot du Bac, j’ai gagné mon premier voyage à LA. Bingo ! En ce temps-là, le Républicain Nixon s’accrochait au pouvoir, comme un morpion dans un caleçon, résistant face au tollé du Watergate, le Coke était à 25 cents, tout comme le gallon (4,5 L !) d’essence. Chez les soldeurs et autres dealers de « promo copies » on trouvait des Stones Decca originaux ou des Curtis Mayfield pour ce même quarter lorsqu’un LP neuf valait 5$ max. Et je vous parle de ces pressages US cartonnés, plus solides que le rock, qui savent encore et pour longtemps défier le temps ! La famille qui m’hébergeait habitait juste de l’autre coté des collines d’Hollywood, dans la San Fernando Valley.  La Californie était encore ce pays de lait et de miel, ce rêve « peace and love » chanté par the Papas & The Mamas ! La preuve… le jour de mes 18 ans, sans me prévenir mes hôtes ont organisé une authentique party californienne avec BBQ autour de la piscine, comme dans les films Technicolor de l’époque. Normal, nous étions à Tarzana, baptisée ainsi en hommage à Edgar Rice Burroughs, le père de l’homme-singe et à seulement un jet de pierre des légendaires studios de cinéma de Burbank. Vous vous demandez sans doute, et à raison, qu’est ce que tout ce fatras nostalgique peut avoir de commun avec Donald Fagen et Walter Becker ; et justement j’y arrive. Hollywood n’est qu’un tout petit village. Dan Persoff, sympathique ado boutonneux était le fils du comédien de série B et émigré  juif russe, Nehemiah Persoff (« Certains l’aiment chaud ! » , « Les Incorruptibles » etc…). Nehemiah vivait à Encino, juste de l’autre coté du fameux Ventura Boulevard, jadis vocalisé par America…et sa voisine de palier,  Karen Stanley était très liée au groupe. Sur les trois premiers LPs du Dan …que le pote Dan m’offrira ce jour de Juillet 74 en happy birthday, elle était créditée sous la mystérieuse fonction de « security »; mais en tant que « garde du corps » Karen comptait sans doute déjà beaucoup plus pour Walter Becker. Sur le meuble Hi Fi de bois verni les trois 33 tours de Steely Dan se sont vite empilés sur le chargeur automatique …et sous le diamant, là tout au fond du sillon, en encaissant ce choc harmonique, gorgé au blues, au jazz et à la soul, mon sang n’a fait qu’un tour. J’étais désormais et à jamais accro à ces riches vibes carrossées comme une Cadillac classique et griffées par ces anti-stars de Fagen et Becker. “Can’t By A Thrill” avec son collage surréaliste sur une photo colorisée des putes du Rouen de l’après guerre, “Countdown To Ecstasy” et sa perfection pop, et enfin “Pretzel Logic” avec son cocktail grisant de funk ultra précis, de swing et de rock. Contrairement à la coutume, le visage des musiciens n’apparaissait pas au recto des pochettes. Quant aux textes, surréalistes et bourrés de traits d’humour, ils étaient une éternelle parabole sur l’absurdité de la vie, un esprit nourri de leurs racines ashkénazes et New Yorkaises, comme un Woody Allen qui cultive l’art de la dérision lorsque tant d’autres se contentent de géraniums.

 

Hallucinants godemichets électriques

Can't Buy A Thrill

Car Donald Fagen et Walter Becker viennent au monde  feujs, new yorkais et  à un jet de pierre l’un de l’autre, au même tournant de la Guerre Froide. Donald Fagen pousse ses premiers cris à Passaic, NJ le 10 Janvier 48. Walter Becker naîtra deux ans plus tard à Manhattan, juste de l’autre coté de l’Hudson river. Sans se connaître, ils vont explorer les mêmes sentiers jazzés par Parker, Coltrane ou Ellington, même si Donald étudie déjà le piano et Walter la guitare. Mais c’est à 200 km de là, au nord de l’Etat de NY, à Annandale On Hudson que vont se rencontrer Don et Walt. Fondé en 1860, le prestigieux Bard College ne s’attendait sans doute pas à un tel choc ! Un jour qu’il dépassait le foyer des étudiants, Donald Fagen va se laisser alpaguer par quelques accords de musique. Et, en pénétrant dans la pièce, il va se retrouver face à un barbu dont les doigts parcourent des sentiers inédits sur un éblouissante guitare Epiphone rouge vif. Comme Stanley rencontre enfin Livingstone, Fagen se présente à Becker et cette simple poignée de mains en 67 va bouleverser tant et tant de paires d’oreilles à la surface du globe ! Très vite Don & Walt découvrent qu’ils partagent les mêmes références musicales…comme le même humour noir. Dès leur première formation the Leather Canary- où le comédien Chevy Chase assurait les chœurs- les deux musiciens savent qu’ils sont parfaitement complémentaires. Durant ces deux années passées à Bard, ils vont affiner ces super-pouvoirs rythmiques. En juin 69, Donald l’aîné ressort diplômé en littérature et décide de regagner Manhattan. Walter va l’accompagner pour tenter l’aventure. Et tandis que la paire commence à faire le siége des éditeurs, ils rencontrent Kerry Vance, l’un des musiciens du combo pop Jay & The Americans. Kerry va les aider à enregistrer leurs premières maquettes; et, convaincu de leur talent, assurer aussi leurs premiers jobs : auteurs/compositeurs pour la BO du film blaxploitation de Richard Pryor « You Gotta Walk It Like You Talk It » et musiciens d’appoint sur la tournée 70/71 de Jay & The The Americans

Don & Walt & Gary & Roger

Can't Buy A Thrill

 

Mais c’est une autre rencontre qui va téléporter le Dan vers son futur le plus aveuglant, avec l’aspirant producer Gary Katz qui cristallisera le vertigineux spectre sonore de Steely Dan. Dans ces années où le marketing restait encore à l’état de spermatozoïde, le monde de la musique surfait encore sur les utopies de Woodstock. Katz, Fagen et Becker, le triangle se met en place. Très vite, Gary parvient à se faire engager par ABC/Dunhill, le label de la chaîne TV/Radio American Broadcasting Corporation, en tant que producteur-maison comme cela se pratiquait alors chez Motown ou ailleurs. ABC possédait des bureaux à NY, mais aussi à LA où Katz s’envole l’été 71. Mais il n’oubliera pas ses copains pour autant. Le nouveau « house producer » va  même carrément engager Donald Fagen et Walter Becker comme…auteurs/compositeurs pour les artistes du label et en Novembre, le trio se retrouve réuni dans la Cité des Anges. Avec l’ingénieur du son surdoué Roger « the immortal » Nichols, très vite coopté, ils réalisent que les chansons qu’ils inventaient étaient bien trop sophistiquées pour les artistes ABC comme Three Dog Night ou Dusty Springfield, la Britney Spears d’antan ! Mais ces années candides et héroïques, n’étaient pas implacables et entêtées par un taux de rentabilité à très court terme comme aujourd’hui. Et puisqu’on laissait du temps au temps, Don & Walt & Gary & Roger font faire tranquillement leur putsch musical, ce qui serait impensable aujourd’hui, occupant les studios de la compagnie jour et nuit pour un projet que nul n’avait pu approuver…puisque nul n’était justement au parfum ! Ce qui ne les empêchait pas d’enrôler (déjà) quelques pointures  à l’image des guitaristes Jeff « skunk » Baxter ou Denny Dias. Fagen et Becker vont longtemps hésiter (voir liste jointe à la fin de cet article….)  avant de choisir leur patronyme. Mais, aficionados de la Beat Generation de Jack Kerouac, ils vont emprunter à “The Naked Lunch” (Le festin nu), le roman de Burroughs, ce personnage de Steely Dan, un vibro-masseur d’acier. C’était une vraie provoc, mais sur la vague de l’amour libre de ces années permissives, c’était plutôt porteur. Les chansons de « Can’t By A Thrill » naîtront de cette période de création candide et l’album est publié sans promo ni billboards sur Sunset Boulevard. Pourtant, Chris Blackwell, le boss de Island records avait coutume de dire : «  When you dont’ promote, you know what happens….nothing » ( sans bosser la promo, tu sais ce qui arrive…rien du tout ! ». Steely Dan va faire mentir Blackwell cette fois. Sous l’anonymat de ses putes de Rouen en couve’, propulsé par ses mélodies incendiaires, avec son groove blanc puissant comme la chaux vive, le Dan parvient à accrocher les programmateurs des radios locales comme KLOS et KROQ. « Do It Again » par un effet boule de neige va traverser l’Amérique pour se classer en 6éme position du Top.

 

« Rikki Don’t Loose That Number »

Pretzel Logic

Un an plus tard, enregistré dans la pression des tournées, paraît son successeur « Countdown To Ectasy ». mais malgré le brillant solo de slide du guitariste Rick Derringer, leur single « Showbiz Kids » ne parvient guère à décoller.  Fagen et Becker après cette expérience se méfieront très longtemps de la scène, au point qu’ils refuseront de jouer pendant presque vingt ans. Leur choix est fait, comme les Beatles en leur temps, ils décident de concentrer toute leur énergie sur le travail en studio. Steely Dan va ainsi pouvoir décrocher la queue du Mickey en 74 lorsque parait le troisième LP « Pretzel Logic », paradoxalement si Californien sous sa pochette qui représente un marchand de bretzels chauds de Central Park. C’est à cette époque que Steely Dan commence à fonctionner tel un fight-club de gentlemen où se retrouvent quelques amateurs éclairés comme le batteur Jeff Porcaro (Toto), le vocaliste aux cordes dorées Michael Mac Donald (Doobie Brothers) comme son collègue Royce Jones (Ambrosia). Le premier single, « Rikki Don’t Loose That Number » entêtante rengaine ne tardera pas à subjuguer tous les auditeurs des FM. Et si à l’époque culminent les hits pré disco « Rock Your Baby » et « Rock The Boat » », le titre parvient néanmoins à se classer entre le « I Shot The Sherif » de Clapton et le « Walk On » de Neil Young, téléportant ainsi le Dan parmi la galaxie des Titans. Dans cette Californie, terre promise de tous les showbiz kids, Donald et Walter, premières stars virtuelles, vont surfer inlassablement sur les ondes du succès, enchaînant des cessions studio de plus en plus longues pour inventer des albums de plus en plus sophistiqués boostés par des instrumentistes prodiges. Ainsi, en 75, pour enregistrer leur quatrième galette, « Katy Lied », l’ex-Crusaders Larry Carlton est enrôlé pour remplacer Baxter trop accro aux tournées, qui s’en va officier chez les Doobie Brothers…suivi à son tour par Mac Donald qui supplante alors Tom Johnston- trop tenté par les substances hallucinogènes- comme lead vocal  des « frangins du joint » dés l’album de 76 « Taking It To The Street ». A nouveau, pourtant, les hits ciselés emportent les têtes comme le pulsé « Black Friday » ou le funky  auto-biographique « Daddy Don’t Live In That New York City No More ». Au rythme de croisière d’un LP par an, en Mai 76 le Dan publie « The Royal Scam » et avec des perles telles que « Kid Charlemagne » ou « Don’t Take Me Alive », puis un an plus tard le monumental cool « Aja » qui cartonne avec les compositions jazzées soul blanche satinée comme « Peg », « Deacon Blue » et « Josie ». Fatalement attractifs les LP successifs du Dan se distinguent par leur totale obsession du son. Ce groupe qui refusait scène -à part les quelques shows US au début de leur carrière et leur come back de 93/94- pouvait passer une année entière en studio à peaufiner des chansons…qu’ils décidaient d’intégralement ré-enregistrer ailleurs justement avec d’autres musiciens. Et quels musiciens ! Jeff Baxter et Michael Mc Donald des Doobies, Jeff Porcaro/Toto, Larry Carlton, Steve Gadd, les Brecker Brothers, Rick Derringer, Tim Schmit et même Mark Knopfler rejoindront au fil des albums la galaxie Dan. Tant de talent, tant de temps et de dollars, tant de passion pour une  précision inédite à l’époque c’était du jamais vu ! Le Dan tirait sa cohésion de sa “sauce spéciale” aussi jalousement gardée que le secret du Coca, cette formule signé  Katz  et Nichols qui cimentait leur mélange éclectique aux styles surimposés jazz à salsa en passant par le country-rock champêtre. Et toute sa force d’un virulent sens de l’harmonie hérité des pouvoirs conjugués de la soul Motown et des Beach Boys.

 

End of the Dan ?

Walter-Becker-and-Donald--001

 

Mais la tragédie est au bout de la route, la dope, le vertige et le speed d’Hollywood finiront par atomiser le Dan. Cette année 78, Walter encaisse deux chocs coup sur coup. Son amie Karen Stanley décède d’une surdose et il échappe de justesse à la mort dans un accident de voiture. En studio, leur chanson favorite « The second Arrangement » est effacée par erreur par un assistant. Et si  le Dan génère encore deux compositions fulgurantes le groovy entêtant « FM » pour la BOF du même titre et « Here At The Western World » pour le « Steely Dan’s Greatest Hits » . Dans la foulée, le groupe va affronter une guerre contractuelle entre ABC, son label racheté par MCA et Warner Bros avec lesquels Fagen et Becker sont déjà contractuellement engagés. L’album « Gaucho » originellement prévu pour la maison de Burbank…sort finalement sur ABC/MCA en Novembre 80 et c’est un tabac, sans doute l’un des albums les plus fumant de ces « showbiz kids » qui refusent obstinément de grandir. « Babylon Sister » satyre du culte du dollar, « Hey Nineteen » sur l’éternelle fascination des Lolitas, « Third World Man » dopé reggae ou « Gaucho » délicatement latin vont enflammer les charts de leurs grooves précieux. Mais, malgré le succès, quelque chose s’est brisé à jamais. Walter Becker finit par péter les plombs pour se réfugier à Hawaï. Alors qu’ils s’apprêtait à entamer leur futur LP dont Warner annonçait déjà la sortie …Steely Dan, comme un ultime pied de nez annonce officiellement son auto-destruction ! Et même si Fagen traverse intact les 80’s en solo sur son unique “Nightfly” avec les fidèle Gary Katz et Roger Nichols, jamais il ne retrouvera tout à fait l’alchimie de son alter ego perdu. Becker sort  pourtant de sa retraite Hawaïenne vers 85 pour produire quelques albums dont le “Flaunt The Imperfection” pour les anglais China Crisis, Michael Franks et Rickie Lee Jones. Et comme le Dan s’était inspiré d’un roman pour trouver leur nom, à la fin de ces années 80, les écossais de Deacon Blue choisissent même de se baptiser du hit signé Becker/Fagen .

 

After Dan

Citizen-Steely-Dan-1972-1980

 

Mais avec un “non-groupe” tout est possible. Tel le Phénix des odyssées antiques, le Dan s’est rematérialisé en 94 pour une fracassante tournée américaine capturé par l’incroyable  “Alive In America”, en attendant que Fagen, Becker, Katz et Nichols retrouvent ensemble le droit chemin de la perfection en studio. Et il nous faudra seulement patienter SIX petites années pour voir enfin au printemps 2000 voir publier « Two Against Nature », premier album studio du Dan de l’ère digitale. Son prédécesseur le LP vinyle » Gaucho » était sorti… en 1980 prouvant que décidément lorsque l’on aime on a toujours vingt ans.  Jazz groove cool un rien prévisible, si ses mélodies sont toujours aussi précieuses, le Steely Dan nouveau laisse un goût d’amertume sur les lèvres. Peut être pour l’avoir attendu simplement trop longtemps ce CD ne déclenche pas tout de suite l’ivresse de ses aînés. Et pourtant c’est ce même album qui cette année fait la razzia des Grammy Awards, dernier clin d’œil jackpot de nos showbiz kids. Enfin, si Steely Dan s’est fait coffret depuis longtemps (coffret 4 CD  intégrale « Citizen »), cette année 2001 voit la publication d’une très solide compilation intitulée justement « Showbiz Kids ». Là encore, on retrouve la griffe de nos quatre perfectionnistes qui ne se sont pas contentés d’un tracklisting imparable de 33 titres en flash-back vertigineux des compositions dorées du Dan. Chaque chanson est totalement re-mastérisée  en digital vraisemblablement avec la technique du « 5.1 » héritée du cinéma numérique qui redéfinit totalement l’espace sonore et les sensations qu’il procure, comme si la musique soudain, passant de deux à trois dimensions, gagnait toute la perspective d’un véritable relief. Les chants, les instruments enregistrés en multi-pistes, ne sont plus seulement dispatché sur les canaux gauche et droit, mais sur CINQ canaux à la fois (gauche et droite face + gauche et droite arrière + milieu), quel jouissance pour les oreilles ! Mais on en n’attendait pas moins du plus incroyable vibro-masseur d’acier de toute la Galaxie.

(extrait des dossiers secrets Fagen/Becker ci-joint l’intégrale des noms auxquels nous avons échappé avant la découverte du Steely Dan)

Penis Whip

Ocular Fillibrator

Oceans of Chocolate

Marsupial Soup

Thorax

Hard Donut

Slime Unit

Chucky Upchuck

Thigh Patties

Cold Stone Sea Monkey

Virginia Mastic Wiener Whistle

« The »

Conniption and Connivin’

The Blabberworks People

False Intelligence

Nabokov

The Pewterberg Faction

Shunt

The Lipstick Lizards

Sucktion

The Rambling Whippoorwills

Hi Jinx on Ice

Small Doses

Saliva, the Movie

Luvburst

Pennsylvania 911

Don and Greg

The Cuticles

Boric Acid

Shredded Brain Compote

Carolina num nums

The Don’t Fucks

Sliding Curve

Bleckfast at Tiffany’s

Road Hummer

Radical Pattycake

Thunderhurl

Iron Jaundice

The Bloody Stumps

Hard-as-steel Man

Strong Man

Steel Men

Steel-eye Pan

Steely Bob

Steely Robert

Steely Shiela

Sheedy, Allie

Sheedy Dan

Shelly Mann

Et finalement….

Steely Dan

 

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