GREEN DAY “Father Of All Motherfuckers”

Green DayYes, le 13éme album-studio des mauvais garçons de Green Day est  effectivement sorti depuis le 7 février dernier, mais il n’est jamais trop tard pour une bonne séance de rattrapage. Intitulé “Father Of All Motherfuckers”, soit littéralement “Le père de tous les enfoirés », il offre à nouveau à la formation de Billie Joe Armstrong l’occasion de démontrer son art si tonitruant de la punk attitude.

Green DayPar Jean-Christophe MARY

Le trio californien is back, avec son punk pop nerveux qui brasse toujours autant de nobles influences de Bad Religion aux Ramones en passant par The Clash. Avec Offspring , Green Day fût  le principal artisan du retour du punk rock, sur la scène américaine dans les 90’s. Ce groupe californien se sentait alors en filiation direct avec les punks britanniques les plus mélodiques des années 1977-78, Generation X, Jam, Clash filiation mais aussi avec la power pop des années 80. Green Day n’inventait rien, mais jouait clairement la carte du divertissement sur fond de grosses guitares. Aujourd’hui le groupe est de retour avec 10 titres nouveaux titres sur-vitaminés joués pied au plancher.

Frappés de batterie, guitares tranchantes comme échappées d’une forge de l’enfer et basses lourdes et martelées, ici chaque titre sonne de manière carrée et concise. D’ailleurs l’album est lui-même de révèle… court, concis, efficace.  Soit une bande son de 10 titres livrés en 26 minutes top chrono. Derrière ce son brut au spectre large, Billie Joe Armstrong (guitare et chant), Mike Dirnt (basse et chœurs) et Tré Cool (batterie et chœurs) font un retour au retour aux sources de ce furent leurs excellents « Dookie » et « American Idiot ». Entre punk pop rock et rock’n’roll, ce treizième album comporte divers paliers d’écoute. On passe de titres bruts de décoffrage, « Father Of All… » à des morceaux nerveux et électriques comme  « Fire, Ready, Aim » avec sa rythmique syncopée et ses claquements de mains,  empruntés au « Fire » de Jimi Hendrix. Sur « Meet Me On the Roof » on assiste à un enchevêtrement de basses qui pilonnent, de roulement batteries en syncopes, de cymbales ouvertes où la folie électrique règne partout. Quand la voix de Billie Joe Armstrong s’élève en spirale infernale, la combo basse batterie se charge de dynamiser l’ensemble par une rythmique carrées et soutenue. Derrières les envolées soniques de « Sugar Youth » et « Take The Money And Crawl » les guitares électriques se font plus tranchantes que jamais. « Was A Teenage Teenager et « Junkies On A High » sont des titres plus lents, sortes de respirations qui aèrent l’ensemble et servent intelligemment l’album. Le titre qui résume le coté fun du groupe est sans aucun doute « Stab You In The Heart » sorte de rock’n’roll 50’s à la belle énergie communicative en hommage au « Hippy hippy shake » de Chan Romero.  En 2020, Green Day incarne plus que jamais le groupe de punk-rock power pop que l’on aurait adoré voir en live, le 13 juin dernier à Paris La Défense Arena. Un concert malheureusement annulé pour les raisons que l’on connait. Ce sera pour autre fois.

 

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