SIMPLE MINDS « Sparkle in the Rain »

Patrick Zelnik

Patrick Zelnik

Voici 42 ans dans BEST GBD se laissait très largement éblouir par ces vibrantes « étincelles sous la pluie ». En effet le successeur de « New Gold Dream ( 81- 82- 83- 84) » allait s’imposer comme le second volet de la trilogie à succès de Simple Minds avant « Once Upon a Time » marquant l’apogée du rock héroïque de la formation de Glasgow. Propulsé par ses hits « Up On the Catwalk » et surtout « Waterfront » après toutes ces années écoulées, « Sparkle in the Rain » reste un des disques majeurs des Écossais de Jim Kerr. Flashback… et souvenir de Patrick Zelnik, le fondateur français de leur label Virgin qui vient hélas de nous quitter.

Simple MindsForcément un de mes trois LP favoris de la formation de Jim Kerr, plus de quatre décennies après sa publication. Mais surtout une pensée émue pour la disparition de Patrick Zelnik PDG et fondateur de Virgin France, dont les locaux historiques rue de Belleville ont accompagné les sorties de ces albums et tant d’autres de Human League à the Blue Nile en passant par Cabaret Voltaire, China Crisis, Etienne Daho, Heaven 17, Steve Hillage, Les Rita Mitsouko, Mano Negra, the Pale Fountains, Richard Ashcroft, Wendy and Lisa, XTC, Genesis… la liste est infinie. Les années Zelnik c’était un peu tout cela, sans oublier le magique Virgin Megastore sur les Champs, le souvenir d’un homme et d’un label voué au culte de la musique, un esprit aussi rare qu’ aujourd’hui hélas disparu. RIP Patrick Zelnik. Seule consolation heureusement Jim et Charlie se portent comme des charmes et ont déjà programmés une vaste tournée Simple Minds ( Voir sur Gonzomusic  LE NOUVEAU RÊVE DORÉ DE SIMPLE MINDS Épisode 1 ,  LE NOUVEAU RÊVE DORÉ DE SIMPLE MINDS Épisode 2  et aussi  https://gonzomusic.fr/?s=Simple+Minds   ) pour 2027… as the show must go on !

 

Publié dans le N° : 188 de BEST

 

Le rêve doré était nouveau. Vivace dans les esprits, il avait su s’imposer dés 82 pour s’étirer jusqu’a I’aube de 84.  « New Gold Dream (81-82-83-84) », le dernier Simple Minds étincelait comme un joyau dans sa gangue de vinyle. « Sparkle in the Rain », le Simple Minds nouveau semblepromis a une carrière similaire, un de ces albumsqu’on n’ose jamais trop éloigner du périmètre de sa chaine hifi en cas de besoin. Si l’on élimine le superflu, que reste-t-il, sinon I’absolu, or Simple Minds appartient à cette race de groupe dont l’ influx positif a le pouvoir de faire évoluer les consciences. Jim Kerr nous conduit à la force du poignet vers un paysage idyllique ou le bleu du ciel a digéré tous les nuages… enfin, presque tous les nuages.Simple Minds

Les Minds auraient pu sans complexe nous balancer un nouvel LP en forme de version revisitée du « New Gold Dream », un groupe ne se distingue- t-il pas par le son qu’il a choisi ? Pour Simple Minds, ce sens de la propriété n’existe pas, et ce n’est pas un hasard si les titres sont tous signés «  Simple Minds ». Du funk en fusion du Réve Doré, il ne reste qu’une énergie qui pétille. Steve Lillywhite produit « Sparkle… » et Jim Kerr et ses amis bénéficient de ce son héroïque à la Big Country, rejoignant ainsi la tendance U2. Émulation ? Les Minds et U2 partagent cette conscience rousseauiste, rien de surprenant à ce qu’ils l’expriment de manière similaire. J’ai découvert ce « Sparkle in the Rain »… à Megève, dans un paysage de neige où les flocons virevoltaient, tel le « brouillard définitif » de Marquis de Sade. Et toute la puissance de Simple Minds incendiait mes oreilles: «  You go to my head/You go to my head/With the flames that go higher and higher and higher and higher/Over to me/Speed your loveto me. »(« Speed your love »).

Les flammes et la passion, comme la Force » de Star Wars, la violence de Simple Minds brille de manière pacifique. Voici « Upon a Catwalk », troublant et énergique, « Book of Brilliant Things », un gospell universaliste, et moderne, « Speed Your Love » volcanique et irrésistible, et surtout « Waterfront » puissant et majestueux comme les chutes du Niagara. On peut passer tous les titres de ce « Sparkle in the Rain » en revue sans jamais dénicher la moindre faille. Impressionnant comme une Grande Muraille de Son, que je me sens capable de suivre au moins jusqu’en 88. Même sous la pluie.

 

Publié dans le N° : 188 de BEST daté de mars 1984

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