DAVID LINDLEY « El Rayo X »

David Lindley et GBD

David Lindley et GBD

Voici 40 ans dans BEST GBD chroniquait le tout premier LP de David Lindley, le Tonto de Jackson Browne the Lone Ranger, le Robin de Batman, un incroyable guitariste West Coast au feeling illimité, fidèle ente les fidèles du héros de « Running On Empty ». Intitulé « El Rayo X », l’album sous sa pochette bleu électrique était un feu d’artifices sonic qui m’avait tellement subjugué que le mois suivant je partais pour LA à sa rencontre. Flash back…

David LindleyEn décembre 2014, quelques jours après le lancement de Gonzomusic, je publiai à nouveau un article qui me tenait particulièrement à cœur, mon tout premier reportage pour BEST à Los Angeles, l’été 1981 ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/jackson-browne-david-lindley-retour-a-diablo-canyon.html ), ma rencontre avec Jackson Browne et David Lindley. Mais en fait, deux mois auparavant j’avais absolument fondu telle neige au soleil sur cet OVNI rock qu’était cet album inaugural du guitariste de Jackson. C’est donc quelque part grâce à cette chronique et aussi bien sûr grâce à l’immense Christian Lebrun que j’ai vécu toutes ces aventures californiennes. Et cet été là elle avaient une bande véritablement originale intitulée « El Rayo X » !

Publié dans le numéro 156 de BEST

David Lindley

David Lindley a peut-être l’air d’un clodo, d’un vieux baba ramolo del ciboulo, ça ne l’empêche pas de créer une musique incroyable au carrefour d’influences les plus diverses. L’Amérique est vraiment un endroit surprenant : on y élit un acteur-président facho et nationalo-nombrilique et pourtant jamais la culture n’a été aussi ouverte aux influences. Wonder y jouant par rapport au reggae une fonction similaire au Clash en G-B, les Talking Heads et le futur de Fleetwood Mac misent sur les tams tams de I’ Afrique et des gens comme Carrasco et Lindley activent une énergie mexicanisante qu’on peut qualifier de novo-chicano. « El Rayo X » c’est le courant qui passe, le soleil, c’est aussi la vie. On y entend Jackson « producer » Browne dans les chœurs. David Lindley appartient a cette bande de musiciens du Golden State qui pratique l’échangisme musical. Avec un peu de chance vous êtes même déjà les heureux possesseurs d’un de ses nombreux solos de guitare sur des LP aussi divers que : James Taylor « In the Pocket », Linda Ronstadt « Prisoner en Disguise », Graham Nash « Wild Tales » et « Song for Beginners », Rod Stewart « Atlantic Crossing » et quelques montagnes d’autres avec Jackson Browne, Ry Cooder et Warren Zevon. « El Rayo X » est son premier LP solo, un projet en plan depuis 1979 ou l’on retrouve des musiciens célèbres, yankees et surprenants. L’album est aussi étrange qu’exotique. Lindley y mêle reggae, musique cajun, tex-mex, et rock urbain californien. Si certaines de ses nombreuses reprises sont assez réussies, comme ce «Twist and Shout » dopé au tabasco, ou ce vieux standard de Smokey Robinson, « Don’t look back » arrosé de reggae, d’autres comme « Bye Bye love » sont plus superflus, c’est des trucs qu’on a déjà (x) n X entendus. Mais Lindley sait nous surprendre en utilisant des instruments locaux comme la banduria au son complètement dépaysant. Il y a aussi cette reprise du « Mercury Blues » qui rappelle assez dans l’esprit le « Cadillac Ranch » de notre cher Brucie. Le LP de Lindley est un peu la somme de toutes ses expériences passées, encore un cocktail à base de Tequila et de jus de fruit californien à boire très frais les jours de canicule.

Publié dans le numéro 156 de BEST daté de juillet 1981BEST 156

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