DRAKE « Honestly, Nevermind »

DrakeHonnêtement… je crois bien que Drake pourrait chanter « Petit papa Noël » en plein mois de juillet, je crois que je serai toujours autant client. Alors forcément vous vous doutez que je ne vais pas dézinguer cet « Honestly, Nevermind » porté par son groove aussi dansant que lascif qui, me rappelle tellement l’Afrique du Sud avec tant de titres réalisés par le DJ/Producer de Joburg Black Coffee. Incontestablement un des disques qui saura nous électriser tout l’été… et bien au-delà !

 

DrakeJ’y aurais peut-être mis du temps, presque un mois depuis sa sortie, mais chose promise, chose due, voici mon analyse longuement murie. Certains ont déjà taxés ce septième CD-studio de Drake de « machine à danser ». Et pourquoi pas, entre groove et electro, hip hop et neo-mbaqanga sud-af, les compositions de ce « Honestly, Nevermind » défilent comme la playlist sur les platines du DJ d’un club imaginaire. Dés « Falling Back », le premier super-hit Drake allie nonchalance et énergie pour mieux nous attirer dans son univers. Le beat se révèle toujours aussi électro-choqué sur le second titre « Texts To Green » qui prend la relève pour mieux nous séduire sous ses faux airs de « Hotline Bling » et, again ce n’est que du bon qui défile. Slow éthéré « Calling » ou funk sous Valium, Drake ne craint jamais de ralentir le rythme … pour mieux le booster un peu plus loin. Et c’est justement ce qui produit avec la délicate love song « A Keeper » émotionnelle car si simple et si dépouillée, portée uniquement par la voix de notre ami Canadien. Sans doute le titre le plus rap de ce projet, « Sticky » cool et nonchalant aligne néanmoins quelques rimes coups de poing : Chaque chanson que j’ai faite/Sonne comme si j’étais fiancé, ouais/…/Tout ce que tu pompes dans ta poitrine, quoi/ Tous ces discours sur le meilleur, quoi/ Tu sais comment ça devient collant… ». Sans oublier sa petite touche française aussi charmante que sans queue ni tête : Chérie, où est mon bec ?  

Retour au beat night-club percutant avec le colossal et forcément massif … « Massive », autre hit incontournable de cet « Honestly, Nevermind ». Bien plus électro qu’à l’accoutumée, il marque forcément un tournant dans le style de Drake. Je suis persuadé que ce titre, le plus long du CD, est un signe avant-coureur de l’évolution de notre héros de Toronto, intégrant de plus en plus les rythmes dance à son cool hip-hop. Variante mid-tempo, on se laisse porter par la climatique « Flight’s Booked », portée quasi uniquement par la voix de Drake sur un petit beat insouciant dans le background. Mais c’est définitivement sa performance vocale qui fait toute la différence et ici elle se révèle tout spécialement aérienne. Puissant feeling sud-africain again avec « Down Hill » et ses chœurs qui pulsent puis retour à la house climatique avec la surprenante « Tie That Binds » qui se révèle une diable de machine à danser quasi hypnotique. La force de « Honestly, Nevermind » c’est qu’elle entraine Drake, et nous avec, vers une nouvelle dimension sonique et c’est furieusement rafraichissant.

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