BOB DYLAN “Rough and Rowdy Ways” LE RETOUR…

DylanQuand on aime, on ne compte pas… la preuve par cette flamboyante et enamourée nouvelle chronique signée par Zak Alister d’un disque exceptionnel entre tous : le TRENTE NEUVIÈME opus de Robert Zimmerman, plus connu sous le sobriquet de Bob Dylan. « Rough and Rowdy Ways » était déjà disque de l’année 2020, avec cette déclaration d’amour il devient ici également disque de l’année 2021.

C’est un privilège que partagent une poignée de Dieux du rock, tels que les Stones ou McCartney, une immortalité sonique dont jouit également de son vivant Bob Dylan depuis cinq décennies.  En juin dernier, nous avions bien entendu succombés à son hallucinant « Rough and Rowdy Ways » ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/bob-dylan-rough-and-rowdy-ways.html ), six mois plus tard l’ami Zak Alister ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=Zak+Alister+  ) reprend sa plume pour nous faire partager toute sa passion d’un Zim au sommet de son art.

Par Zak ALISTERDylan

« Aujourd’hui, demain et hier aussi Les fleurs se meurent comme toutes les choses »

Ainsi Bob Dylan nous présente-t-il son nouveau disque.  Qui suis-je pour dire que c’est le plus essentiel depuis le début des années 60 ?  À peine sorti de l’enfance, je ne comprenais pas Dylan à l’époque, je ne prétends pas y parvenir maintenant. Pourtant, je comprends bien d’autres de ses contemporains. Bien entendu, il parle et réfléchit sur l’état des relations sociales, les voyages et les œuvres à travers ce qui est à présent une longue vie, toujours à l’avant-garde de la poésie, de la musique, fer de lance de la réplique musicale que tout artiste digne de ce nom renvoie aux injustices du statu quo social… Il m’a fallu un certain temps pour arriver au fond de ce disque, je n’y arriverai probablement jamais. Je n’arriverai certainement pas au fond de Bob Dylan, je veux dire que je le connais parce qu’il me parle de la manière dont je ne parviens pas à m’exprimer, mais, surtout, je ne sais pas d’où il vient, en quelque sorte.

Je sais que maintenant comme à l’époque, bien que je n’aie pas compris pourquoi, ses chansons et ses paroles me touchaient jusqu’au plus profond de mon âme.  C’est plus significatif maintenant que moi aussi j’ai continué ma vie et, leçons mises à part, poursuivi mon périple, affiné, poli et accordé mes oreilles, mon cœur aux différents courants et vagues depuis les années 60. DylanProduction impeccable, aérée, serrée et élégante. Son groupe, toujours au top de sa forme, comme sur scène, sur disque.  Sa voix, claire, au creux de l’oreille, intime, chaque mot exprimé au maximum, s’accrochant un peu plus longtemps sur une diphtongue, roulant sur le gravier du rock’n’roll.  Qui pense que M. Zimmerman ne sait pas chanter se trompe lourdement, aussi rocailleuse que sa voix soit… Compositions empreintes de nostalgie, complexes comme seule la simplicité peut l’être, amour perdu et retrouvé, haine, trahisons, mensonges, amitiés contemporaines et passées, anecdotes, citations, pairs musicaux et sociaux en guirlandes, saupoudrés d’un bout à l’autre, bien qu’il n’en ait aucun. Métaphores et vérités.

Sources de ses inspirations ; réflexions, histoire, les imbéciles des religions, civilisations présentes et défuntes, la beauté de l’esprit et l’absence d’âme du ventre de l’humanité, la trahison et le sauvetage, les univers des croyances, les erreurs et les conditions, la vie, la bonté et la cruauté.  Paroles ciselées au diamant, perforantes, tranchantes, aussi profondes que le blues, le jazz, les classiques, le bon, le merveilleux, le nouveau, l’ancien et l’oublié, l’affreux, l’impensable, l’appétissant, l’accessible et l’inaccessible, le bonheur, la lassitude, l’espoir, le désespoir, le meurtre, la mort. S’interrogeant toujours, mais détaché, comme de l’autre côté du miroir.

« Je suis tout comme Anne Frank, tel Indiana Jones et ces British bad boys The Rolling Stones… Je jouerai Beethoven, les sonates, Chopin, ses préludes. Je contiens des multitudes ».

Ouais, c’est tout dit, et où je vais le prendre et le laisser !

 

2 réponses

  1. Zak Alister dit :

    There is no one like him. Never was. Never will be.

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