LIONEL RICHIE “Can’t Slow Down”
Voici 42 ans dans BEST GBD appuyait à fond sur l’accélérateur de la funkitude à tubes avec le deuxième LP de Lionel Richie. Car avec le bien-nommé « Can’t Slow Down », l’ex chanteur-leader des Commodores perpétuait à lui seul la légende de sa formation de Tuskegee en Alabama, une légende qui se poursuit toujours aujourd’hui d’ailleurs…
Lorsque en 1982 Lionel Richie (Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/?s=lionel+richie) décide de s’affranchir de sa formation d’origine, il ne part pas exactement tout seul à l’aventure. En effet notre funky Robinson Crusoe avait son Vendredi en la personne de James Anthony Carmichael… le producteur derrière « Easy », « Three Times a Lady », « Sweet Love » ou encore « Brick House »… soit l’intégralité des hits des Commodores. Avant cela JAC avait drivé en free-lance pour la Motown les Miracles, les Supremes, mais aussi les Jackson 5, Marvin Gaye, les Four Tops, Eddie Kendricks … lorsqu’il commence à collaborer en 74 avec les Commodores c’est déjà un vétéran. Cette expérience fera toute l’alchimie du succés du dernier grand groupe signé par Berry Gordy, un succès prolongé avec la carrière solo de Richie, la preuve par ce vaillant “Can’t Slow Down”. Flash back…
Publié dans le numéro 187 de BEST
Quelques kilos en moins, de même pour la brioche : si Frank Sinatra était un jeune crooner black, il s’appellerait Lionel Richie. Fluctuat nec mergitur, les Commodores surnagent difficilement depuis le départ de leur compositeur en chef. Quelle chienne de vie d’être un Commodores six mois de tournées, cinq mois d’enregistrement et un mois only pour pouponner gaiement en famille, Richie a fini par craquer, on le comprend : pour créer il faut savoir s’arrêterde temps à autres pour respirer l’air du temps. Il valait donc mieux jouer « Je t’aime, moi non plus » et s’enfuir créer en solitaire. C’est ainsi que le tout premier LP, « Lionel Richie » avait consommé le divorce avec le groupe en apportant ses premiers hits solos à notre séducteur black, Aujourd’hui ce « Can’t Slow Down »apporte la preuve irréfutable : la solitude existe et parfois elle paie. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les premières mesures d’« All Night Long » pour sentir le méga-tube. Comme un brasier en place de Grève, comme une météorite traverse l’atmosphère terrestre, comme les UV nous irradient, « All Night Long » vous laisse fondre plus qu’hier et moins que demain. Un funk incisif et fêtard, quelques relents d’un carnaval tropical et au dessus de tout cela la voix coulée sur velours de Richie. On n’avait pas vu ça chez Motown depuis le « Hotter than July » de Stevie Wonder. Si le reste de l’album n’a pas le glitter du super tube, la moyenne reste plutôt élevée, Ce qui permet de vérifier le vieil adage : on ne prête qu’aux Richie. Et s’il s’agit de Lionel, alors comment se tromper ?
Publié dans le numéro 187 de BEST daté de février 1984
